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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 08:10

L'un, vieillissant et sous influence de son adhésion aveugle et historique au gaucho-centrisme orange du petit Béarnais aux grandes oreilles et aux dents longues, nous a il y a neuf ans sciemment et méchamment jetés dans les bras des tenants de l’égalitarisme bien-pensant. Il nous fallut alors durant six ans subir le joug d’un despotisme rose bien peu éclairé avant de nous débarrasser avec pertes et fracas des impétrants incompétents de l’équipe Menard.

 

 

L'autre, dans la pleine force de l’âge à l’aube de ses sixties, semble en passe de nous délivrer dans quelques mois de l’encore plus grave incompétence d’un pseudo-simili-président qui ne conquit l’Elysée il y a quatre ans et demi que par la grâce du rejet qu’inspirait alors son prédécesseur, desservi qu'il était par son hyper-agitation mimétique d’un Speedy Gonzalès plus parleur qu’acteur. Le résultat de la primaire d’hier confirme s'il en était besoin la persistance de ce désamour, fût-ce au sein de sa propre famille.

 

Gageons que Fillon –  le Sarthois, pas le Chaponois ! – se montrera plus sage et clairvoyant que son homonyme – le Chaponois, pas le Sarthois –  pour le plus grand bénéfice du peuple de France.

 

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:38

 

Dire qu’il aura fallu attendre l’assassinat de cent-trente personnes et le mitraillage de trois-cent-cinquante  autres pour que notre Président, roulant des mécaniques pour camper un chef de guerre crédible, accepte de tenter un début de commencement de prémices de révision d’une politique étrangère stupide menée depuis le début de la guerre civile en Syrie !

 

On rappellera que la France, suivant en cela aveuglément l’habituel fourvoiement américain, a choisi d’armer ceux que les serviles medias s’obstinent à désigner sous le gentil vocables de « rebelles » alors qu’il est de notoriété publique que, depuis la dislocation de l’Armée Syrienne Libre, cette rébellion est constituée des filiales locales d’al-Qaida, telles le Front al-Nostra, le Ahrar al-Cham ou les brigades Abdallah Azzam, qui combattent désormais avec des armements américains et français, aux côtés de l’Etat Islamique,  leur ennemi commun Bachar el-Assad.

 

Les américains avaient déjà commis cette faute grave dans les années 80 en armant les talibans contre les soviétiques. On sait ce qu’il en advint !

 

Nous devrions méditer l’adage selon lequel « les amis de nos ennemis sont nos ennemis». Vladimir Poutine ne s’y est quant à lui pas trompé.

 

Les catastrophes intervenues après les « printemps arabes » en Lybie, en Egypte et, dans une moindre mesure, en Tunisie auraient dû instruire nos dirigeants. Qu’on le veuille ou non,  on ne peut imposer la démocratie à des peuples qui n’ont pas acquis une maturité suffisante pour la respecter. Dans ces pays, la chute des dictateurs ne laisse place qu’au chaos et à la chienlit comme en Lybie et en Iraq, et là les USA et la France sont responsables, sauf retour salutaire comme en Egypte à un régime totalitaire.

 

N’est-il pas temps d’ouvrir enfin les yeux et d’entamer des discussions avec Bachar, voire d’opérer une inversion d’alliances et de rejoindre dans les combats l’armée syrienne et celle du Tzar de la Place Rouge dont on ne rappellera jamais assez qu’il est, lui aussi, potentiellement confronté au fondamentalisme islamique eu égard aux millions de musulmans qui composent la population de son pays et, par conséquent, fort justement impliqué dans le problème ?

 

Il conviendrait sans doute pour ce faire de changer le ministre des Affaires Etrangères qui, conformément à ses perpétuelles positions doctrinaires, nous a enlisés dans cette situation intenable, mais nous n’en sommes pas à un ministre socialiste incompétent près, nous avons l’habitude et, même sans lui, le reste du gouvernement ne sera pas en manque d’incompétences.

 

Méditons encore si vous le voulez bien :

 

Les ennemis de nos ennemis ne sont-ils pas … nos amis ?

 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:43

 

Une fois n'est pas coutume, mon maître m’a autorisé, compte tenu des circonstances exceptionnelles, à dépasser le strict cercle des affaires chapono-chaponoises pour ce billet d’humeur.

 

C’est bien connu, lorsqu’il convient de rassurer la populace, le chef gonfle ses gros bras pour donner l’illusion qu’il est bien le rempart que l’on attend.

 

 La vingtaine de bombinettes larguées cette nuit par les vaillants pilotes de notre armée de l’air, pas plus que celles qui fondront sur l’Etat Islamique dans les prochains jours depuis les chasseurs de la Navale catapultés depuis le pont du Grand Charles ne doivent masquer la carence et l’incompétence de nos gouvernants dans la conduite d’une guerre qu’ils ont fait mine de découvrir avant-hier alors qu’elle a commencé il y a près de quinze ans entre Hudson et East-river. La politique de l’autruche a encore de beaux jours devant elle ! Ce serait faire injure à nos militaires que de les charger de l’entière responsabilité d’un combat que l’on n' a pas voulu engager.

 

Notre ministre de l’intérieur s’est révélé incapable d’anticiper la menace terroriste alors qu’il était régulièrement alerté par les « services », qu’ils soient intérieurs ou alliés, et même par tel ou tel magistrat anti-terroriste du parquet spécialisé que l’on a jugé plus sage de museler par une mutation fondée sur un règlement administratif imbécile  mais bienvenu pour éviter de gênantes vagues. Le locataire de la place Bauveau disposait pourtant d’un arsenal législatif et réglementaire propre à permettre une action efficace. D’aucuns ont démissionné pour moins que çà.

 

Le premier ministre et le président, comme tous supérieurs dignes de ce nom, devront en assumer la responsabilité.

 

A court terme, la lutte doit être menée en priorité contre l’ennemi intérieur plus qu’entre Tigre et Euphrate où notre action est vouée à la figuration congrue tant que nous refuserons de procéder à une inversion de nos alliances, seule susceptible de permettre d’atteindre durablement nos objectifs.

 

La cinquième colonne djihadiste, dont la réalité est désormais incontestable même par les intellos de la rue de Solférino, est composée d’un grand nombre de vertèbres qu’il convient de briser et d’écraser sans pitié par une politique sécuritaire déterminée autrement que dans les discours.

 

Pa sûr que la bien-pensance de gauche permette une telle révolution culturelle.

 

 

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 15:43

 

 

Qui en effet, il y a quatre jours, aurait pu croire parmi l’assistance nombreuse présente mercredi dernier devant le monument aux morts pour commémorer l’anniversaire de la victoire de 1918 que notre maire prononçait ce jour là un discours si étrangement prémonitoire ?

 

Mon maître a eu la sagesse de mémoriser soigneusement la harangue solennelle de Damien Combet. Les tragiques  événements intervenus deux jours plus tard sur le sanctuaire de notre sol national méritent que l’on en retranscrive ci-dessous quelques morceaux choisis :

 

“Est-il besoin de rappeler que la menace de guerre internationale est toujours présente […] ? La guerre déclarée au monde occidental il y a près de quinze ans par le fondamentalisme musulman  […]  est désormais sans visage, sans frontière, sans éthique et sans pitié. L’ennemi va même jusqu’à lobotomiser et enrôler dans ses rangs des enfants de France pour les retourner contre leur patrie et leurs frères dans des entreprises terroristes suicidaires.”

 

Ces paroles d'une actualité glaçante résonnent aujourd’hui douloureusement dans nos esprits.

 

Puissent ceux qui nous dirigent ouvrir enfin les yeux sur les périls qui nous guettent et remiser à jamais le confortable mais coupable et impardonnable angélisme qui les a conduits à accueillir aveuglément jusque dans nos foyers  « ces féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes ».

 

A tout le moins sommes-nous assurés aujourd’hui de ce que nous avons élu un maire clairvoyant.

 

                                     

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:22

 

C’est non sans quelques sanglots dans la voix que mon maître me récita ce matin, presque de mémoire, le discours que prononça André Malraux le 19 décembre 1964 sur la place des grands hommes pour accueillir dans le saint des saints de la République les cendres de Jean Moulin. Il n’avait alors que treize ans à peine et baignait dans une famille aux opinions anti-gaullistes primaires ; cela ne l’a pas empêché de vibrer.

 

Sous les frimas d'un hiver glacial, le Général était là, mais pas au pupitre ; il était pourtant Président de la République ! Il est vrai qu’il ne se préoccupait alors que de l’intérêt et de la grandeur de la France et de son peuple, loin des basses considérations autolâtres et électoralistes d’une réélection qui ne le consacrerait l'année suivante que si son bilan, comme on dit maintenant, ou son action si l’on préfère, trouvait grâce aux yeux des français. Il n’était pas en campagne, lui. L’on sait ce qu’il en advint en 1965.

 

L’époque n’était pas à l’instar d’aujourd’hui à la flatterie des larbins de l’univers médiatique. Point n’était alors besoin d’envoyer des signaux, de matérialiser des symboles, qu’ils soient de parité homme-femme, de religion ou de couleur de peau, pour séduire une communauté journalistique servile mais prompte à tourner sa veste au moindre souffle d’air annonciateur d’un changement de pouvoir. La nécropole de la rue Soufflot n’est pas au service du Président pour lui cirer les pompes ; Aquilino Morelle a déjà, le premier, abusé dans ce domaine.

 

Cette liberté de penser, à l’opposé de la pensée unique que les médias imposent aujourd’hui à l’opinion du vulgum civis, permit au ministre d'Etat, ministre des affaires culturelles de l’époque,  ancien combattant aux côtés des communistes espagnols comme il en témoigne dans « L’espoir » et des révolutionnaires chinois de « La condition humaine », par conséquent peu suspect de déviantes connivences conservatrices,  d’encenser un concept fondamental de notre histoire et de notre culture et de clamer haut et fort, sur les marches du Panthéon : « lorsque la nation est en péril de mort, la nation, […] la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle ; penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe ; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la Nation, […]. C'était certainement proclamer la survie de la France ».

 

Et de conclure de sa voix d’outre tombe : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… »

 

Les quatre impétrants d’hier au temple laïc de la montagne Sainte Geneviève ont certes mérité la reconnaissance de la patrie telle que gravée au fronton de l’édifice. Auraient-ils pour autant agréé la pantalonnade de l'instrumentalisation de leur mémoire au bénéfice du redressement de l'image dégradée du Président le plus impopulaire de la Vème république ? Le saurons-nous un jour ?

 

                                         

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