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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 23:02

 

 

G.PradelQui ne connaît à Chaponost Gilbert Pradel, ce personnage haut en couleur, volontiers grande gueule lorsqu’on lui marche sur les pieds, qui, après avoir roulé sa bosse en raid sur toutes les pistes des déserts africains ou autres au volant de son 4x4, partage allégrement ses soixante douze printemps entre sa passion pour la musique et son action non moins passionnée pour la préservation du patrimoine de notre village ? Natif de Chazay d’Azergues, il se fixe chez nous en 1956. Il exploitera pendant trente huit ans, de 1960 à 1998, l’hôtel restaurant qui a longtemps porté son nom, le Pradel, avant de passer le témoin à sa fille Cécile pour goûter aux délices d’une retraite bien méritée mais pas si paisible que cela, comme nous l’allons voir.


A Quelques jours de l’inauguration officielle de la restauration du regard romain, appelée de ses vœux il n’y a pas si longtemps par son maître, Scapin a rencontré cette figure de la vie chaponoise.


Scapin :   Gilbert Pradel, vous êtes le Président de l’association Histoire et Patrimoine, parlez-nous de votre action.


Gilbert Pradel :     Cette association a été créée il y a une grosse dizaine d’années avec pour objectif de départ de mener des recherches documentaires assez approfondies sur l’histoire de notre village et des ses édifices privés ou publics en remontant jusqu’au XVIIème siècle environ. Elle compte actuellement 65 adhérents dont 35 à 40 participent activement à ses actions.


Lorsque, en mars 2005,  j’ai accédé à sa présidence,  j’ai souhaité concentrer son action sur le thème majeur du patrimoine chaponois que constitue l’aqueduc du Plat de l’Air et ses ramifications connues ou inconnues


Scapin :  Parlez nous du regard, de sa découverte, de sa restauration.      

 

Gilbert Pradel :     C’est une aventure à la fois passionnante et symptomatique de la formidable énergie que doit déployer une association telle que Histoire et Patrimoine pour imposer ses vues face aux incompréhensions, voire au dédain, des élus municipaux.


Les fouilles primitives du chantier réalisé par l’OPAC dans la zone des Violières, avaient dès l’origine détecté sur les lieux la présence de l’aqueduc. Elles furent suivies d’un réel chantier de recherche qui dura environ deux mois et mit à jour le fameux regard. Ce n’était pas une découverte révolutionnaire, l’ouvrage en comportait un tous les soixante dix sept mètres environ et soixante quinze avaient été découverts, mais il se trouvait dans un état de conservation exceptionnel, en faisant l’un des deux regards les mieux conservés avec un autre situé à Mornant.


J’ai aussitôt demandé au maire de l’époque, Henri Fillon, l’autorisation de faire découper ce tronçon de l’aqueduc pour l’exposer au public en un lieu à définir et l’exploiter du point de vue touristique. Celui-ci donna d’autant plus volontiers son accord qu’il pensait se trouver en face d’un hurluberlu qui n’arriverait pas à mener à bien  son projet ; Afin de conforter la certitude de l’échec, il me spécifia clairement qu’il n’entendait apporter aucune aide financière à cette opération.


C’était mal me connaître ! En deux jours j’avais réuni grâce à mes réseaux personnels les volontés et les moyens financiers de sept mécènes privés (les entreprises de Gasperis, Forbéton, Buty, Saine, Areba, Grillon et Rhône Environnement) qui apportèrent sous une forme ou sous une autre les cent quarante mille Euros nécessaires à l’opération de transfert du regard. Celle-ci, particulièrement délicate et spectaculaire, fut réalisée le 30 septembre 2006 devant plusieurs centaines de personnes, la presse écrite et télévisée était également présente.


Scapin :  Tout allait donc pour le mieux, du point de vue du patrimoine ?


Gilbert Pradel :     Oh ! Que non ! Il était prévu que la mairie participerait à la restauration et à l’entretien du regard sur son nouvel emplacement des Violières. Or, vous n’ignorez pas que les élections de 2008 ont porté à la mairie une nouvelle équipe municipale.

 

Constatant la dégradation rapide du monument, que vous avez-vous-même dénoncée dans vos colonnes, j’ai pris contact avec le nouveau maire, Pierre Menard, pour solliciter sa participation financière aux travaux nécessaires. La réponse fut lapidaire : « pas d’argent pour le patrimoine » qui, au demeurant « n’entre pas dans les priorités de la nouvelle municipalité ».


Non seulement, il ne donna pas d’argent, mais encore, il ne facilita en rien les démarches administratives que j’ai entreprises en novembre 2009 pour obtenir les autorisations nécessaires à la restauration du regard, fût-ce aux frais et avec les moyens de l’association Histoire et Patrimoine !


Ce ne fut ainsi qu’en avril 2010 que nous pûmes commencer les travaux qui s’achèvent cette semaine, une fois de plus grâce au mécénat de l’entreprise chaponoise de terrassements Philippe Millaud et à l’aide du département que je tiens à saluer ici. Par ailleurs, je remercie aussi vivement les bénévoles de l’association qui ont consacré beaucoup de leur temps à la réalisation des travaux. Ils méritent la solennité dont je souhaite entourer l’inauguration officielle.


Scapin :     Précisons la date et l’heure de cette inauguration.


Gilbert Pradel :     La cérémonie aura lieu samedi prochain 26 juin à 11h00 sur le lieu d’implantation du regard, en présence, notamment, de notre député et conseiller général, Christophe Guilloteau, et peut être de notre maire s’il daigne manifester, une fois n’est pas coutume, un semblant d’intérêt pour la préservation du patrimoine chaponois.

 

 

Nous appelons tous nos lecteurs à venir soutenir l’action de Gilbert Pradel et de son association par leur présence à cette inauguration. S’ils diffusent cette information autour d’eux, nous n’en serons que plus heureux. Qu’ils en soient remerciés.

 


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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 15:35


Est-ce parce que cette réalisation est à mettre au crédit de l’ancienne municipalité ?

 

 

 

 

 

Est-ce, de surcroît, parce que la mise en valeur de ce monument n’aurait pas pu être engagée sans recours aux capitaux privés du mécénat, qui plus est délivrés par des entreprises, ces vils exploiteurs du peuple de gauche ?

 

 

Toujours est-il que le regard de l’aqueduc qui pourrait et devrait être l’un des éléments fondamentaux de l’argumentaire touristique de notre village est lamentablement laissé à l’abandon par l’équipe municipale de Pierre Ménard. Comme on peut s’en rendre compte, le site est abandonné aux herbes folles qui se chargeront bientôt de masquer l’édifice aux yeux des rares visiteurs.

 

C’est naturel et écologique, direz-vous ? Peut être, mais nous persistons à penser que le développement d’un environnement botanique et décoratif autrefois appelé de ses vœux par mon maître ferait meilleur effet au sein d’un village, depuis longtemps et à juste raison, si fier de ses décorations florales.

 

 

Voilà donc enfin une proposition concrète que nous transmettons à Pierre Ménard et à Nathalie Vincent, notre distinguée adjointe à la culture.






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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:05

 

 

Pour peu l'on aurait pu se croire dimanche dernier sur la place du marché de Bergues, cette cité minière immortalisée par les chtis de Dany Boon. Là haut, « ch'est leu noôrd ». Même la darche était de la partie, grisaillant nos façades à la façon des corons, assombrissant notre terre à la couleur du charbon.

 

Malgré ce climat peu encourageant, nous eûmes le privilège, la surprise et le bonheur d'ouïr place Clemenceau un concert de carillon rare et original dans nos contées du sud, alors que coutumier « dans leu noôrd ». N'eût été la pauvreté du répertoire du carillonneur qui endormait en boucle Colas son petit frère, la plupart des passants se seraient régalés à l'écoute de l'étrange et mélodieux instrument. Ni mon maître ni moi-même, ni nombre de nos amis, pourtant chaponois de plus de vingt ans, n'avions en effet connaissance du trésor recélé par le beffroi de Saint Prix, tous furent subjugués.

Imaginons un instant un concert un soir d'été devant un parterre de spectateurs profitant de la fraîcheur vespérale après les touffeurs du jour, quel délice ce serait !

 

Nous devons bien rendre hommage à notre maire et lui délivrer enfin un de ces coups de cœur dont nous sommes d'ordinaire si avares à son endroit pour nous avoir révélé l'existence de ce carillon et nous avoir permis d'en profiter.

 

Et dire qu'il nous aura fallu attendre l'avènement de Pierre Menard et de son équipe pour découvrir que notre village pouvait être animé par une poignée de cloches !


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