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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:00

 

Voltaire.jpg

 

Mon cher ami,

 

On me rapporte que mon cher pays de Gex, si proche de l'helvétie voisine, fut à l'honneur hier soir en préambule aux agapes qu'offrit comme chaque année à pareille époque notre premier magistrat au bon peuple de notre village pour la présentation de ses vœux de nouvel-an.

  

Ainsi, monsieur Menard aurait-il entretenu dans la cité de Calvin un cousinage proche dont l'un des membres lui eût tantôt fait tenir une missive qui relatait un récent déplacement dans l'ouest lyonnais  et dont il fut donné lecture à l'assistance nombreuse réunie dans la grande galerie des festivités de l'hôtel de ville ? L'auteur y aurait amèrement regretté, a-t-il été dit, de n'avoir pu visiter son cher parent qui, à la tête d'une délégation largement garnie de nos concitoyens, sans doute mise au moins pour partie à la charge des subsides provenant de la taille et de la gabelle puisées dans nos hauts-de-chausse, s'en était allé explorer de lointaines contrées de l'Afrique équatoriale où vivent des indigènes dont le sort quotidien importe à notre édile beaucoup plus que celui de la population des contreforts des monts du Lyonnais. Au demeurant, cette passion personnelle pour les terres de mission historiques des pères blancs des Cartières ne date pas d'hier et l'on nous en rebat les yeux et les oreilles depuis bientôt six années à grands renforts de marchés exotiques et autres vents du monde fort consommateurs de subventions publiques.

 

Las ! L'orateur reconnut lui même que l’épître était apocryphe et qu'il s'était autorisé, citant votre exemple, votre nom et votre sobriquet, à vous emprunter, à vous son plus fieffé contradicteur, un procédé littéraire satirique que vous manipulez depuis fort longtemps avec art, subtilité et finesse. Le discours n'était donc qu'un subterfuge permettant au tribun d'assurer un temps de parole décent tout en ne disant rien mais en laissant entendre qu'il aurait pu dire beaucoup si le règlement contraignant de la prochaine consultation électorale n'exigeait des candidats sortants qu'ils s'abstiennent de par trop fanfaronner dans ce type de circonstance sur leur bilan ou leur programme.

 

N'eut été cet aveu qui, sage précaution, dédouane son auteur d'une infamante accusation délictueuse de plagiat, nous aurions presque pu  croire à l'existence de ce cousin genevois tant nous sommes habitués à découvrir les liens que nouent fréquemment outre Léman ses amis partisans de la rose et du poing, et non des moindres, avec nos voisins helvétes surtout lorsque ceux-ci sont chargés d’abriter discrètement dans les coffres secrets de leurs établissements de change le contenu souvent inavouable de bagues emplies de liasses d'assignats qu'ils souhaitent soustraire à la vigilante attention des intendants des finances du royaume. Au retour de leurs suspectes équipées  ils protestent le cas échéant effrontément, "les yeux dans les yeux", de ce qu'ils sont blancs comme les neiges du Saint Gothard et se drapent dans les oripeaux de l’innocence outragée dès lors que l’on jette le moindre discrédit sur la véracité de leurs affirmations.

 

Nous retiendrons donc, si vous le voulez bien, que pour les derniers vœux qu’il aura adressés à la population, notre magistrat ne dévoila rien qui justifiât qu'on le transmît à la postérité, si ce n'est qu'il salua votre talent à sa juste mesure en délivrant ce qui ne fut toutefois, aux dires de nombre de participants, qu'une pâle imitation de vos fourbes publications.

 

À l'heure de conclure ce billet, Il me vient une pensée aussi invraisemblable que terrifiante ; S'il advenait par malheur dans deux mois et demi que les urnes, ce qu'à Dieu ne plaise, reconduisent le candidat sortant pour un second mandat, il se pourrait fort bien, tant celui-ci semble vous apprécier au point de vous singer, même maladroitement, et tant il vous fit honneur et compliments devant la foule rassemblée, que vous soyez l'an prochain le récipiendaire tout désigné de la médaille de la ville qui, pour la première fois, serait attribuée à un lauréat qui ne serait pas estampillé au sceau de la gauche orthodoxe si chère à notre premier édile.

 

Je me languis déjà des nouvelles que vous ne manquerez pas de m’apporter prochainement par le truchement de votre gazette sur les développements du duel à fleurets à peine mouchetés qui oppose un élu qui fait désormais figure de « a été », comme disent si bien nos voisins d’outre Manche à ce jeune prétendant surgi d’on ne sait où mais qui entreprit avec courage et succès de fédérer les nombreuses opinions contraires aux actions de son adversaire qui, sans sa force de conviction et sa ferme volonté de rassemblement, auraient pu partir au combat dans un ordre dispersé voué à une inéluctable défaite.

 

D’ici là, mon cher Scapin, je vous serre dans mes bras et demeure sincèrement

 

Votre

 

François Marie

 


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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:55

 

 

Canard.jpgEpinglée, à côté de la médaille d’honneur de la ville de Chaponost qui lui a été décernée hier soir à l’occasion des vœux du maire, au revers du veston de Jean Rivoire qui, au détour d’une phrase de son long palabre d’autoglorification panégyrique, osa affirmer à propos de sa présidence de l’amicale laïque : « Je suis issu de l’Education Nationale, j’avais donc beaucoup de temps à consacrer au bénévolat ».

 

Ceci professé sans honte aucune vis à vis du commun des travailleurs ! Pour ceux qui l’ignoraient encore, voilà donc établi le système mafieux qui veut que le budget de l’Education nationale, donc nos impôts, finance virtuellement la rémunération des cadres des associations de gauche ! Il n’y a pas si longtemps on poursuivait en correctionnelle ceux qui se rendaient coupables d’emplois fictifs. Les temps changent !

 

Selon que vous serez puissant ou misérable,

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

 

 Rimait au XVIIème siècle le fabuliste bien connu.

 

 


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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 14:35

 

 petit train rébus 1

 

En audiovisuel, un interlude est un court programme, souvent muet, toujours insipide, fade et sans saveur, diffusé pour meubler un trou ou masquer une panne.

On ne nous empêchera pas de penser au trou de la place du marché, ni à la panne de popularité de Pierre Menard.

 

Mire 6En un temps que nos lecteurs de moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître, celui de l’ORTF tout entière dévouée à la propagande du Général, nous subissions régulièrement la diffusion du chef d’œuvre des interludes, le « Petit Train Rébus » de Maurice Brunot dont l’utilité résidait, outre à masquer les imperfections technologiques d’un media encore balbutiant, à lobotomiser un téléspectateur moyen dont la conscience devait être subrepticement orientée vers l’acquiescement inconditionnel des initiatives du pouvoir en place.

 

Lorsque nos élus décidèrent lors du dernier conseil municipal, dans un simulacre de vote démocratique où les menardiens parlaient aux menardiens, de baptiser prématurément « Interlude », comble de la modernité, le bâtiment destiné, pour l’heure, à accueillir une future médiathèque, avaient-ils intégré le sens profond de ce vocable ? Avaient-ils conscience du possible sens prémonitoire de cette décision ? Cette construction pourrait en effet symboliser la transition souhaitable et heureusement probable entre un mandat socialiste violent et sectaire rejeté de toutes parts et l’accession à une gouvernance modérée et apaisée de notre village qui tournerait résolument le dos aux ambitions et contingences partisanes pour privilégier les intérêts locaux des Chaponois. Aucune dénomination n’est irréversible, surtout lorsqu’elle est adoptée alors que le bébé n’est pas encore né. Ce qu’une délibération peut faire, une autre peut le défaire.

 

A tous ceux qui n’ont pas connu dans les années soixante le petit train de Maurice Brunot pour agrémenter leur attente d’un nouveau programme, ou qui en ont profité pour aller faire pipi ou préparer un sandwich, nous sommes heureux d’offrir une minute et quarante secondes de nostalgique interlude.

 

 petit train rebus 4


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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 16:01

 

 

urbanisme graphes

 

Un médecin qui ferait profession d’économiste de la santé devrait à notre sens faire preuve d’une grande virtuosité dans l’analyse des courbes statistiques. Chacun sait en effet (c’est au programme de première ES) que cette science revêt deux aspects bien différents et complémentaires l’un de l’autre : la statistique pure et l’analyse statistique.

 

Il semble bien que Pierre Menard présente de sérieuses carences dans le second domaine évoqué ci dessus. La lecture des dernières courbes publiées contredit totalement le discours servi, réchauffé et resservi, par notre économiste professionnel et ses sbires depuis de nombreux mois sur les obligations qui pèseraient sur notre commune en matière d’urbanisme. Ils prétendent en effet que la folie bâtisseuse qui s’est emparée de notre village depuis leur accession au pouvoir ne leur est en rien imputable mais qu’elle n’est due qu’au carcan administratif incontournable que représente l’association démoniaque du P.L.H. adopté en 2009 et du S.CO.T approuvé en 2011. Il n’est point besoin d’être grand mathématicien pour comprendre, à la lumière de ces dernières courbes, qu’une fois de plus Super-menteur est entré en action.

 

Deux constats évidents s’imposent au plus ignare des profanes que nous sommes :

-    Les chiffres que Menard et sa bande prétendent constituer des minima à atteindre sont en réalité des objectifs fixés, par le P.L.H. pour 2015, et, par le S.CO.T. pour 2020, la nuance est d’importance !

-    Ces objectifs sont d’ores et déjà pulvérisés à fin 2012 en ce qui concerne le P.L.H., et très largement dépassés en tendance s’agissant du S.CO.T 2020 ! la marche forcée imposée par la majorité municipale ne s’imposait donc en aucune façon et procède d’une exceptionnelle brutalité de la part de la sphère menardienne.

 

Supermenteur Chirac modifié-8En conclusion, Menard tente à nouveau de nous mener en bateau ; sa politique de développement urbain n’est en rien dictée par de quelconques obligations administratives mais par un dessein beaucoup plus pervers qui consisterait à ouvrir la voie de l’ouest lyonnais à la conquête d’une cinquième colonne socialisante, multiculturelle et communautariste conforme aux vœux les plus chers maintes fois exprimés par les pontes de Soférino aveuglément suivis par les bons petits soldats des sections locales du parti.

 

Quelle que soit le niveau de culture mathématique de l’électeur chaponois moyen, chacun est à même de comprendre la signification d’un espace à deux dimensions défini par deux axes, les abscisses et les ordonnées. Gageons qu’ils sauront tirer les conséquences des mensonges qu’on tente de leur faire avaler et opérer dans trois mois le bon choix dans l’isoloir.

 

 

 

 

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 17:01


 


aquatique3.jpg


 


Nous avons connu un Pierre Menard farouche adversaire du centre nautique intercommunautaire Garon/Mornantais, aux principaux griefs, d’une part que le projet se situait trop loin de Chaponost, et d’autre part et surtout qu’il englobait dans son périmètre des objectifs qui ne méritaient aucune considération de la part d ‘un homme de gauche et générait par conséquent un sacrifice budgétaire inutile et  insupportable. Seul comptait en effet  comme fondement justifié de l’investissement l’apprentissage de la natation au bénéfice des tranches d’âge scolaires.


 
Mais ça c’était avant !


 
Depuis, Menard  a accédé à la mairie de Chaponost et, naïvement piégé par ses pairs de la C.C.V.G., assure le management du projet pour compte de notre seule communauté de communes après la scission du groupement d’origine. Désormais, c’est lui qui assumera la responsabilité de ce chantier. Qu’importent donc les arguments qu’il développa jadis à l’encontre de cette entreprise, les électeurs ont la mémoire courte et, au surplus, il suffit d’enrober convenablement le boniment, ils goberont tout et n’y verront que du feu.


 
Menard piscineC’est ainsi que Pierre Menard consacre une page entière de son dernier tract au programme nautique. Si l’objectif de l’apprentissage scolaire demeure le premier cité, le souci d’une orientation « vers d’autres usages pour les sportifs comme pour le loisir et la détente pour tous les âges » trouve désormais pleinement grâce à ses yeux. Un « espace forme » avec sauna, hammam et remise en forme ne constitue plus un privilège à réserver aux classes nanties mais un service minimum à servir à tous. On parlera plus tard de l’espace affecté au bar et à la restauration.


 
Au plan financier le budget de la pataugeoire à 30 unités est réduit à 13 patates, ce qui, vous l’admettrez, ne représente pas un grand progrès alors que les communautés locales contributrices ont été divisées par deux. D’autant plus qu’on a le culot de vous masquer les chiffres réels en occultant le coût d’acquisition du foncier, de l’ordre de 2 M€ frais compris. Nous en sommes donc à 15 M€, budget tant décrié par Menard dans le passé, et ce alors que le premier coup de pioche n’est pas encore donné ! Prenons rendez-vous à l’achèvement du chantier pour dresser un bilan définitif de ce potentiel tonneau des danaïdes.


 
Et les commentaires de soutien empreints de servile soumission de la groupie Annie Fornelli se révèlent pitoyables et dérisoires qui portent aux nues « les jets massant et autres accessoires pour le bien être » naguère voués aux gémonies par son gourou.


 
Quel que soit le résultat de la prochaine consultation municipale, Menard, que la paternité de cet équipement a poussé à
renier sans le moindre scrupule ses positions antérieures, devra assumer la responsabilité de ses multiples revirements.


 


 


 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 15:30

 

 


Quiz MenardNotre maire-candidat est devenu un as de la com. ! Il faut bien reconnaître que l’’équipe qui supervise son marketing électoral fait preuve d’un réel professionnalisme et de beaucoup d'imagination dans la conception de ses supports de réclame.

 

Le quiz vrai/faux qui figure en quatrième de couv. de son dernier tract constitue assurément un archétype de propagande sournoise digne des Izvestia ou de la Pravda de la grande époque des camarades de la place rouge.

 

Poser une question rédigée de telle sorte que s’impose naturellement la réponse favorable à celui qui la pose relève d’une technique ancestrale utilisée de tous temps par les praticiens de la décérébration psychique.

 

Si vous le voulez bien, nous vous proposons, pour illustrer ce qui précède, de reformuler d’un autre point de vue les sept questions sur Chaponost auxquelles nous soumit tantôt Pierre Menard.

 

 

La médiathèque actuelle de Chaponost est notablement insuffisante, il était urgent de dépenser plus de cinq millions d’€uros pour la remplacer    FAUX

La médiathèque actuelle est loin d’être saturée ; le projet en cours de réalisation ne s’imposait en aucune façon.

Le coût pour la commune du service TCL pourrait passer rapidement de 160 K€ à 800 K€ / an pour être aligné sur celui de Lyon Métropole     VRAI

La charge par habitant passerait ainsi de 20 € à 100 € / an, nonobstant la contribution transports de 1,75% de la masse salariale mise à la charge et venant obérer la productivité de nos entreprises

On construit trop de logements à Chaponost    VRAI

La municipalité actuelle a pulvérisé les objectifs à l’horizon 2020 du S.CO.T. et du P.L.H. réunis !

Le P.L.U. s’impose à tous, au maire et au conseil municipal, comme aux habitants et aux constructeurs   FAUX

On n’a jamais vu un maire signer, le couteau d’un promoteur sous la gorge, un permis de construire, fût-il conforme au P.L.U., alors qu’il souhaite soit différer le programme concerné, soit exiger une modification des plans dans un esprit de concertation. De nombreux maires n’hésitent pas à user de leur pouvoir dilatoire en la matière.

L’intérêt d’une médiathèque s’amenuise avec la généralisation du numérique    VRAI

C’est l’évidence même ! L’évolution du nombre d’adhérents des médiathèques alentour en apporte une preuve éclatante s’il en était besoin (St. Genis-Laval par exemple qui a vu ses effectifs fondre de 30% depuis 2004).

Le nombre de fermetures de commerces est inquiétant même si de nouveaux locaux commerciaux sont créés    VRAI

Le nombre de créations de nouveaux locaux commerciaux ne serait un gage de bonne santé que s’il ne s’accompagnait pas globalement d’un turn-over important. 

Les élus sont à l’écoute des habitants     FAUX

La réunionite n’est pas un gage d’écoute. Pierre Menard le prouve chaque jour qui fait fi d’une manifestation qui rassembla 1.000 personnes dans les rues de Chaponost, dissimule sournoisement une pétition de 800 signataires à un commissaire enquêteur et méprise une seconde pétition regroupant plus de 1500 paraphes certifiés par huissier. Selon ses propres termes, nous sommes en plein déni de démocratie.

 

Les méthodes de communication de Pierre Menard s’apparentent ainsi parfaitement à ce que nous connaissons sous les vocables de désinformation(1) et manipulation(2).

 

 

 

(1) Désinformation : ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts personnels et d'influencer l'opinion publique.

(2) Manipulation : ensemble des tentatives obscures ou occultes de fausser ou orienter la perception de la réalité d'un interlocuteur en usant d'un rapport de pouvoir, de séduction, de suggestion, de persuasion, de soumission non volontaire ou consentie.

 

 

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 16:56

 

Voltaire.jpg

 

Mon cher ami,

 

Six ans ! Voilà déjà six longues années que vous égayez mes vieux jours de la lecture de votre gazette qui m’apporte régulièrement des nouvelles de notre cher village en Lyonnais.

 

Pouvons-nous d’ailleurs encore nommer village une agglomération qui se hérisse chaque jour un peu plus de machines de levage et de manutention affectées à la construction de nouveaux hôtels collectifs ? Qui ne progresse pas régresse, me direz-vous ? Certes, mais il semble bien que le prévôt de la cité et ses conseillers aient été pris d’une folie de bâtisseurs démesurée tant par rapport aux réels besoins des villageois que par rapport aux objectifs à long terme des plans de développement établis par le baillage et la sénéchaussée. Cette folie fut d’ailleurs sanctionnée tantôt par un défilé de protestation, jamais vu de mémoire dans ces contrées, d’un millier de citoyens criant leur ire et leur réprobation d’une braderie incohérente des autorisations de construction, et en particulier de l’édification sur la place centrale d’un temple de la culture dont l’utilité à cet endroit apparaît pour le moins douteuse, en tous cas largement contestée.

 

Je mesure avec intérêt que je ne suis pas le seul, beaucoup s’en faut, à consulter avec assiduité vos publications puisque, au cours de ces six années, près de soixante mille personnes m’ont accompagné au jour le jour dans la lecture de votre gazette, goûtant, ou non, plus de cent soixante mille fois la teneur de vos billets dont vous assumez ouvertement la fréquente fourberie.

 

Alors que la prochaine élection des échevins approche à grands pas, j’imagine  aisément que vous vous apprêtez comme vous le fîtes il y a six ans à pimenter de vos piques et sournoises interventions le débat qui s’annonce entre les candidats. A ce propos, vous ne m’entretenez pas des qualités ou défauts que présente à vos yeux ce jeune prétendant dont on me parle et qui ambitionne de succéder dans les fonctions municipales à l’occupant actuel de l’hôtel de ville qui, lui même, sollicite à nouveau les suffrages de nos concitoyens pour un nouveau mandat. Prendrez-vous parti dans cette campagne, vous qui combattez les élus actuels avec une énergie sans faille et sans cesse revigorée ?

 

On me rapporte que Monsieur Menard, quelque peu gêné par la mauvaise image que véhiculent aujourd’hui ses camarades tenants de l’égalitarisme doctrinaire et du nivellement par le bas dont il arborait jadis fièrement l’étendard, réfute désormais ses origines partisanes tout en revendiquant leur soutien associé à celui des crapauds du marais et des illuminés réfractaires à tout progrès, protecteurs obsédés de la faune et de la flore sauvages. Une telle duplicité, digne d’Ignace de Loyola et des plus brillants de ses disciples de la compagnie de Jesus, est une insulte à l’intelligence des électeurs qui ne sauraient se laisser berner par de telles manœuvres.

 

La traditionnelle trêve des confiseurs qui domine chaque année les fêtes de la nativité devrait marquer une dernière pause avant que ne soit lancée la véritable compétition qui verra dans trois mois désigné celui qui guidera pour les six prochaines années les orientations de notre cité. Je compte sur vous pour me narrer les probables péripéties que connaîtra cette période souvent féconde en anecdotes savoureuses.

 

Dans cette attente,

Je vous embrasse et demeure,

Votre

 

François Marie.

 

 

 


 

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 14:33

 

 tribune-libre

 

D’aucuns diront que c’était le bon temps. Celui où la conscription rassemblait dans un passage obligé sous les drapeaux en un melting-pot social formateur aussi bien les jeunes paysans du Larzac que ceux des banlieues ouvrières de la grande couronne ou les sursitaires privilégiés de "la 10" tout frais émoulus de leurs universités. L’enseignement du respect de l’autorité et de la discipline qui était alors dispensé avec des méthodes certes parfois un peu viriles manque aujourd’hui cruellement à nos zoulous des quartiers.

 Or donc, il était en ces temps révolus de tradition de fêter la date qui marquait le début de la dernière ligne droite avant « la quille ». Cent jours avant la libération et le retour à la vie civile, il convenait d’enterrer joyeusement et dignement « le père Cent ».

 En référence à cette coutume disparue et avec l’humour qui lui est propre, Baïka, notre pigiste occasionnelle, nous adresse le faire part de décès du père Cent chaponois.

 

 

 


faire part 1 

Chaponost le 12 décembre 2013.

 

La Mère VEILLEUSEMAISON de LESTETICIENNE,  sa femme trop tôt disparue

La Mère VEILLEUSESANISETTE  de LAPLACE, sa fille

Maîtres LESDEOR  et LEPLUVITE, ses amis

Les Comtes PLOMBER  et LESJOURS,  ses voisins

Les Sires  CONVOLUTION  ses collègues

Lady SPARITION  de  MONCADREDEVIE, sa sœur

Urbain NISMINCONTROLER, son frère

Jean NAIMAR, Sarah PELTOI, Simon MAIREFLECHISSAIT, Juste DELARUE ,

Léna PATONMOADIRE, ses cousins

 

Ont  le joyeux désespoir de vous faire part de la perte cruelle et pourtant tant attendu de :

 

Jean CONTE CENT

Grand Croix de l’ordre des Rampilpas

Fondateur de la société Neremaipalecouvert

 

Décédé à  la suite d’une longue  et douloureuse maladie de 2 104 jours

La dépouille sera bénie par  L’abbé THISE,  et  les Pères MIDECONSTRUIR présents en grand  nombre sur la commune

Le Curé CUPAIRLAMAIRIE dira une messe

Le corps sera incinéré et l’urne sera rendue  le   23 mars 2014.

Ni fleurs ni couronnes

 

faire part 2 


 

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 18:22

 

 

Menard indépendant« Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois » (Marc. XIV, 66-72).

 

Qui ne connaît, fut-il le plus ardent des agnostiques ou le plus anticlérical des frères trois points, ce passage fort des écritures saintes ? Le reniement de Pierre.

 

Menard chausserait-il les sandales du premier des apôtres et le premier des papes ? Nous sommes tentés de le croire tant il proclame urbi et orbi le caractère soi-disant indépendant de la liste qu’il entend conduire aux prochaines élections municipales. Quel culot ! Il est vrai que le premier des socialistes qui squatte l’Elysée depuis un peu moins de deux ans fait preuve d’une telle incapacité à conduire efficacement les affaires de notre pays que l’étiquette P.S. n’est pas des plus porteuses aujourd’hui si l’on en juge par la cote de popularité de notre président et de sa majorité.

 

Indépendante ? Oui, mais pas trop quand même ! N’exagérons rien, il ne faut pas effrayer le peuple de gauche et le laisser migrer vers d’autres horizons. La presse locale est donc chargée de souligner que cette liste, pour indépendante qu'elle soit, est soutenue par le P.S., le MoDem, et les écolos de Cap 21 et d’E.E.L.V. Décidément, aucun paradoxe n’arrêtera l’hypocrisie menardienne !

 

On relèvera au passage que comme les corses font voter les morts, Menard n’hésite pas à revendiquer le soutien de feu le MoDem. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître de ce point de vue l’opinion des fondateurs de l’U.D.I., le très libéral Jean Louis Borloo et la girouette béarnaise aux grandes oreilles François Bayrou, sur cette alliance contre nature. Pillard, notre François à nous, semble ne pas avoir vu tourner le vent et apprécier sa position pourtant inconfortable, le cul entre deux chaises.

 

La postérité retiendra qu’après son reniement, Pierre sortit et « pleura amèrement » (Luc, XXII, 61,62). 

 

 


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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 16:43

 

 

PROGRES DU JOUR 002 modifié-1« Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais » (Mathieu, X, 30).

 

S’inspirant de l’évangéliste, c’est ce que pourrait professer l’éminent professeur à la retraite Jean Philippe Prost Romand qui, emporté par une fougue qu’on ne lui connaissait pas, se livra la semaine dernière en pleine séance du conseil municipal à une attaque en règle contre les outrecuidants qui osent s’opposer à l’équipe municipale en place et même, suprême offense, briguer la succession de Pierre Menard. Cible de cette violente diatribe, le challenger Damien Combet exprima sa vive indignation de voir utilisée une assemblée institutionnelle à des fins de tribune de propagande électorale et quitta le conseil pour, dit-il, n’y plus revenir jusqu’aux élections de mars prochain.

 

Ce hold-up, ce kidnapping, ce détournement d’une tribune institutionnelle à des fins électoralistes est honteux et inadmissible de la part d’un élu responsable, qui plus est disciple d’une mouvance socialiste si prompte d’ordinaire à donner à tout un chacun des leçons de démocratie et de morale républicaine.

 

Et nous n’en sommes encore qu’au début de la campagne !

 

Espérons toutefois que, l’émotion passée, Damien Combet  aura la sagesse de reprendre sa place au conseil, ne serait-ce que pour faire valoir les droits de l’opposition face aux attaques de la bande à Menard qui ne manqueront pas de se reproduire. 

 

 


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