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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 14:52

 

A l’image des résultats nationaux du scrutin de dimanche dernier, les scores réalisés par les candidats à l’élection départementale dans notre nouveau canton de Brignais n’ont pas donné dans la nuance. Exit les socialistes et leurs copains gauchistes qui devront étaler ailleurs leurs couleurs perroquet si peu nuancées : rouge, vert et rose !

 

Les électeurs se sont majoritairement prononcés pour la couleur bleu, mais tout en nuance. Depuis le bleu marine, pas si éloigné que cela du bleu de Prusse, jusqu’au bleu ciel mâtiné d’orange virant au rose Béarn, en passant par le bleu roi de France de la Sarkozie et le bleu gorge-de-pigeon genre bordelais décati, la palette bleu sortie des urnes traduit une écrasante majorité des droites pour un rejet franc et massif de la clique de gauche : Plus de 67% pour notre village et plus de 70% sur le canton.

 

Ces pourcentages représentent des électeurs, … pas des militants partisans. Aussi ne convient-il pas d’ostraciser ceux-là au perfide prétexte injurieux et infamant que telle ou telle strate de cet électorat se verrait nier - au nom de quoi ? - la qualité de républicain. Les relations sado-maso qui caractérisent les positions officielles des diverses nuances de bleu trouvent leurs limites dans l’efficacité du vote.

 

Si des mesures populistes proposées par certains sont à l’évidence absurdes, comme la sortie de la zone €uro ou le retour à la retraite à 60 ans et une hausse générale des salaires, d’autres qui traduisent une réelle préoccupation des citoyens ne sont pas à écarter comme on jette le bébé avec l’eau du bain. Il n’est ainsi pas indécent de vouloir en finir avec l’immigration sauvage et le communautarisme musulman générateur de terrorisme ni d’exprimer un ras-le-bol parfaitement justifié à l'égard de l’insécurité galopante. La dictature des medias, chantres du « politiquement correct », doit à cet égard être combattue avec la plus ferme détermination.

 

Dimanche prochain, seules les deux nuances de bleu les plus foncées demeurent en lice. Nul doute que nous assisterons au cours de cette semaine à des séances chaudes et excitantes, l’une tentant de menotter l’autre tandis que l’autre essaiera de fouetter l’une.

 

 

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:57

                           

Parmi les 13 cantons du nouveau Rhône, le nôtre sera le moins étendu en superficie mais le premier en densité démographique et le troisième le plus peuplé après ceux de Genas et Mornant. Brignais, notre chef-lieu de canton, est la deuxième ville, en nombre d’habitants, du nouveau département derrière Villefranche sur Saône.

 

Le scrutin départemental des 22 et 29 mars prochains verra s’affronter dans les isoloirs pas moins de six binômes couvrant l’ensemble du spectre du Paysage Politique Français, depuis l’extrême droite jusqu’à l’extrême gauche. Les chaponois ne seront pas absents de ce débat.

 

Notre député et conseiller général sortant, Christophe Guilloteau, associé à Christiane Agarrat, ancienne maire de Brindas, portera l’étendard de la droite libérale et républicaine. Parmi leurs remplaçants figure la charmante Prescilia Lakéal, élue de notre village et 3ème adjointe fort efficace de Damien Combet, chargée de la culture, de la communication et de la gouvernance.

 

D’autres de nos éminents concitoyens tentent l’aventure d’une représentation électorale à un niveau de circonscription départementale dont le maintien, au siècle où nous sommes, peut légitimement paraître impertinent dans un souci de simplification du mille-feuille administratif et d’indispensables économies budgétaires.

 

Ainsi, Marie josé Vuillermet-Cortot, la sémillante pom-pom girl groupie et en son temps égérie de Pierre Menard dans l’ancien temps municipal, s’apprête-t-elle à ramasser une nouvelle raclée sous la bannière d’un PS au bord de l’implosion qui prend l’eau de toute part sous les coups de boutoirs de frondeurs trop attachés à leurs prébendes pour oser aller jusqu’au bout de leur démarche.

 

De même, Didier Dupied, autre élu chaponois, tentera-t-il avec l’aide d’Eliane Bertin la périlleuse mission de redorer l’image d’un centre qui, sous la férule d’un Michel Mercier pharaonique et de son avatar Danielle Chuzeville, laissera à la postérité le goût amer d’une scandaleuse gabegie à 330 millions d’€uros qui dresse sa structure, façon Star-Trek, au confluent de Rhône et Saône.

 

Les sondeurs parisiens ne nous permettent plus de classer parmi les outsiders le couple Grimont / Marechal qui tentera de porter haut la flamme du Front National. La tradition chaponoise et au delà rhodanienne ne laisse toutefois pas entrevoir pour cette doublette la réalisation d’un score de l’ordre de 30% qui serait humiliant pour ceux qu’elle désigne avec dédain sous le vocable UMPS.

 

Reste ce qu’il est convenu d’appeler « les petits candidats » qui comptent pour du beurre : L’alliance improbable de la carpe EELV et du lapin PCF-FG qui n’en sont pas à une incohérence près pour savonner la planche de leurs petits copains du PS, et, last but not least, les disciples du petit Nicolas qui voudraient bien mais n’osent pas s’habiller de bleu marine.

 

Chacun se déterminera dans le secret de l’isoloir.

 

Mon maître me tint tantôt un discours qui, pour empreint qu’il était d’un fort relent d’égoïsme chaponois, n’en manifestait pas moins un certain bon sens : Ne serait-il pas de sage politique pour notre village d’élire un personnage dont on murmure qu’il pourrait fort bien accéder à la présidence du conseil départemental. Notre village ne pourrait alors que se féliciter et bénéficier d’une amicale attention de la part d’un élu qui cumulerait les mandats de député et de conseiller départemental des circonscriptions qui l’abritent et les fonctions de Président du département.

                                 

En tout état de cause, si cela ne faisait pas de bien, cela ne pourrait pas faire de mal. Et en plus, cela honorerait notre si sympathique adjointe au maire.

 

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 17:08

Le pauvre palmipède d’E & A n’avait donc pas été asphyxié par la naphtaline dans laquelle ses maîtres le laissaient croupir depuis près de trois ans !

 

A peine métamorphosé par le reniement d’une filiation partisane lourde à porter parce que ridiculisée par la magistrale claque électorale  enregistrée tantôt par Pierre Menard et sa bande, voici que notre volatile au col vert reprend son vol sous une nouvelle bannière naturalisée chaponoise et, tel le coucou, pond à nouveau ses œufs dans nos boîtes aux lettres.

                              

Parmi ses premiers lancinements, nous retiendrons deux préoccupations majeures :

 

- En premier lieu, de fortes aigreurs au sujet du nouvel espace culturel, grand œuvre de la menardie (Tiens, tiens, … On en revient à l’appellation d’origine) : On ne recrutera pas, comme on le prévoyait, de nouveaux agents municipaux, on ne gaspillera pas moult caisses de champagne et plateaux de petit-fours pour célébrer son inauguration (et glorifier son grand architecte), on n’équipera pas le hall en agora, … toutes choses qui auraient coûté fort cher au budget de la commune ! Déjà qu’il faudra payer la facture de construction de ce vaisseau inutile et celle de son fonctionnement a minima, cela sera suffisant ; mais notre anatidé cancaneur évolue si haut qu’il survole avec dédain ces basses et vulgaires contingences matérielles. Les contribuables sont là pour boucher les trous.

 

A-t-on déjà vu les roumains applaudir et inaugurer la maison du peuple de Bucarest ? Les chinois le grand hall du peuple, place tien an men ? Les ukrainiens le palais Ianoukovitch ? Les irakiens le Palais Al-Hillah ?...

 

- En second lieu, une sévère critique de la politique budgétaire de la nouvelle équipe municipale qui, dans la quête du difficile compromis à trouver en considération de la réduction drastique des dotations de l’Etat, privilégie la réduction des dépenses sur l’augmentation des recettes. Une stratégie impensable pour un bon socialiste ! Le changement de nom de notre canard local ne traduit en rien une évolution fondamentale de pensée. La prodigalité de la cigale l’emportera toujours dans les gènes de ses rédacteurs sur la sage prévoyance de la fourmi.

 

Et puis, n’oublions pas le grand principe : Les contribuables sont là pour raquer et cracher au bassinet.

 

Un seul motif de satisfaction pour le plat-bec : la commune poursuit la politique de coopération africaine si chère à Menard. Il est vrai que le sort des burkinabés de Gon Boussougou, voire des réfugiés afghans, est bien plus important aux yeux de nos angéliques concitoyens de la gauche internationaliste que celui des assujettis chaponois !

 

Bref, tout cela ne casse pas trois pattes à un canard.

 

Coin Coin !

 

 

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 16:49

               

                

 

Plus de mille personnes rassemblées à Chaponost selon nos confrères du Progrès ! Le record du 17 mars 2013 est battu qui avait vu se rassembler près de mille manifestants opposés à la politique de Pierre Menard ! Au même moment, près d’un million et demi de personnes se rassemblaient à Paris pour manifester leur horreur du terrorisme et leur attachement viscéral à la liberté d’expression en général, et à celle de la presse en particulier.

 

Bravo les Chaponois, bravo les français !

 

Le choc émotionnel de l’horreur et la réaction salutaire passés, ne convient-il pas de nous interroger sur la réalité du phénomène terroriste ?

 

Lorsque l’on observe la mobilisation des politiques, en particulier des éminents membres du Parti Socialiste et de leurs alliés écolo ou tenants de la gauche de la gauche, on ne peut s’empêcher de se remémorer l’attitude d’indulgence ambiguë, voire de coupable compréhension manifestée par cette intelligentsia post-soixantehuitarde à l’égard du terrorisme palestinien des années soixante-dix, voire même des actions sanglantes menées par le sinistre groupe Action Directe contre le grand patronat. Les personnalités concernées restent très discrètes sur le sujet, et pourtant, Le FPLP et le Fatah sont les ancêtres du Hamas, de al Qaeda et de Daech.

 

Mon maître, qui, à l’instar des iconoclastes de Charlie Hebdo, n’est jamais avare d’une provocation m’interrogeait tantôt : Aurions-nous assisté au même phénomène de solidarité nationale et internationale si une résurgence des brigades rouges des années de plomb avait massacré huit ou dix journalistes de l’hebdomadaire Minute en pleine conférence de rédaction ? Aurions-nous alors vu les Besancenot, Melanchon et autres Cambadelis battre spontanément le pavé de la place de la république ? Aurions-nous assisté à l’exclusion du NPA et du Front de Gauche par les organisateurs d’une manifestation d’union nationale de protestation ?

 

Les questions méritent d’être posées. A chacun de réfléchir et d’y répondre, en conscience.

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 15:43

Nous étions nombreux ce matin, à l’invitation de Damien Combet, à observer devant la mairie une minute de silence et de recueillement à la mémoire des victimes de l’attentat terroriste d’hier contre Charlie Hebdo.

 

L’impertinence des Cabu, Charb, Tignous et Wolinski nous manquera désormais comme nous manquait déjà celle de Reiser et Cavanna qui les ont précédés au paradis des caricaturistes. Même si nous ne partagions pas forcément leurs orientations politiques, ces foutus iconoclastes symbolisaient avec leurs crayons la même liberté de penser que celle que défendit en son temps Voltaire avec sa plume.

 

Quelle meilleure façon pour un fourbe valet de leur rendre un hommage dont, bien évidemment, ils n’ont rien à foutre, que de tenter avec prétention un petit dessin façon Charlie dont on voudra bien pardonner à l’auteur la modestie de son talent ?

 

                        

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 19:08

Nous avons tous connu à un moment ou à un autre de notre existence ce genre d’individu omniscient qui, à l’image d’Arrias de monsieur de la Bruyère(1), a tout lu, a tout vu, Il sait tout, connaît tout, maîtrise tout, a des idées sur tout, bien entendu supérieures à toute autre. Au surplus, il n’est jamais avare de conseils qu’il dispense à tous vents au gré de ses humeurs. Il s’étonne même de ne pas être entendu alors qu’à l’évidence son discours est frappé au coin du bon sens.

 

Nous découvrons à Chaponost un grand Yaka-Focon qui, depuis l’élection de Damien Combet et de son équipe, répand sur la toile ses échos chargés de prétention et de pédanterie et marqués de l’amertume de ne pas avoir été reconnu à sa juste – et surtout grande – valeur.

 

A le lire, on serait tenté de croire que l’on s’est trompé de maire. C’est lui qu’il fallait désigner ! Nous aurions assurément fait de considérables économies bienvenues en ces temps de disette budgétaire. Que l’on considère : Il pourrait à lui seul tenir les rôles de maire, de premier adjoint, d’adjoint à l’urbanisme, d’adjoint à la voirie et aux transports, bref, un conseil municipal à lui tout seul ! Nul doute qu’il saurait également remplacer avantageusement la DGS ou, en tous cas, l’ensemble des services techniques municipaux tant ses connaissances en ingénierie et urbanisme sont étendues. Imaginez l’allégement des charges de personnel municipal qui en résulterait !

 

Que Damien n’a-t-il pas eu recours à ses services de consultant ! Il nous aurait pondu une nouvelle place centrale empreinte d’une « vision moderne, cohérente et à long terme de 50 ans » avec escalators abrités de Belle-vue à la place, et vice-versa, et, pourquoi pas, un funiculaire pour joindre le centre-bourg à la gare.

 

Au lieu de tout cela, nous devrons nous satisfaire d’une prestation médiocre issue de trois projets aussi nuls les uns que les autres, puisque non conçus par l'esprit supérieur de notre donneur de leçons, dont il faudra choisir le moins mauvais. Décidément, Damien Combet a tout faux !

 

Surtout que notre grand Yaka-Focon est d’autant plus crédible que ses propositions ont reçu « l’avis circonstancié de François Pillard avec lequel [il] partage quelques points de vue ». On ne rappellera jamais assez que ce triste personnage est le principal artisan et complice de la catastrophe urbanistique menardienne.

 

(1) Jean de La Bruyères, « les Caractères ou les Mœurs de ce siècle », chapitre 5 : « de la société et de la conversation ».

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 18:23

 

En pleine période de Débat d’Orientation Budgétaire, nous savons que notre maire est à la recherche de toute idée ou proposition qui lui permettrait de faire plus avec moins. Il va de soi que les idées que Daniel Serant, en bon socialiste doctrinaire qu’il est, a exposées au dernier conseil et qui consistent naturellement, comme on pouvait s’y attendre, à augmenter les impôts locaux n’ont pas retenu une seconde, et c’est heureux, l’attention de la majorité municipale.

 

La réussite de ce casse-tête financier passera forcément par l’addition de nombreuses petites économies et mesures d’acroissement de productivité qui, au final, convergeront vers un assainissement de la situation de notre commune.

 

Au chapitre des poches de productivité à explorer et exploiter, une idée est venue à mon maître lors de sa dernière visite dominicale sur la place du marché :

 

A l’heure où une vague de cambriolages sévit à Chaponost depuis quelques semaines, parfois accompagnés de violences aux personnes, les agents de la police municipale ne seraient-ils pas mieux employés à d’autres tâches que celle de régler la circulation au carrefour Chausse / Joffre dont nous avons déjà souligné l’absurdité de son aménagement ? La réponse n’est-elle pas contenue dans la question ?

 

Car force est de le constater : Ça ne croise pas sur la portion à double sens de la rue Jules Chausse entre la place Joffre et la rue des justes ! Nous l’avions déjà signalé. La situation est même aggravée par la répartition en dépit du bon sens des places de stationnement de part et d’autre de la chaussée et, de plus fort, par l’ajout à cette ineptie d’une piste cyclable ! Un tel capharnaüm, institué par la bande à Menard, oblige ainsi à consacrer de précieuses heures d’un pandore municipal qui seraient beaucoup plus productives au service de la protection des personnes et des biens, mission régalienne à laquelle la municipalité semble vouloir s’attacher en priorité.

 

Tout cela pour contenter trois ou quatre commerçants implantés sur ce tronçon qui considèrent à tort qu’un double sens de circulation est de nature à améliorer leur chalandise ! Ne serait-il pas plus efficace dans cet esprit de conforter la circulation piétonne en parallèle à une seule voie de circulation automobile ?

 

Au surplus, l’instauration sur cette portion d’un sens unique fuyant la place serait certainement de nature à améliorer la fluidité du trafic sur le carrefour, en particulier aux heures de pointe où l’arrivée d’une rue prioritaire sur un axe de transit encombré provoque de longues files d’attente bruyantes et polluantes. La suppression du « cédez le passage » résoudrait ainsi cette nuisance sans accentuer la dangerosité du carrefour déjà protégé par un gendarme allongé. 

 

 

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 18:16

 

 

On croyait la diabolisation réservée à un certain parti extrême, encore qu'elle le lui soit de moins en moins objectée de nos jours. Il semble qu'il n'en soit rien aux yeux des rescapés de la débâcle électorale du 23 mars.

 

La diabolisation est un procédé qui consiste à donner une forte connotation négative à une idée, un groupe ou un individu, de sorte que sa seule évocation suscite une réaction de rejet.

 

Nos cinq pieds nickelés en usent et abusent tout au Long de la page d'expression libre qui leur est réservée dans le dernier numéro de la revue municipale, ajoutant en outre un procédé supplémentaire aussi vicieux que chattemite : l'insinuation malveillante et le non-dit assourdissant par un usage intempestif et sournois des points de suspension ou du point d’interrogation.

 

"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose". En bons disciples de Sir Francis Bacon(1) plus que de Jaurès, les ex entonnent avec allégresse le grand air de la calomnie à l'instar de Bazile face à Bartholo(2) ; ne manque que la composition musicale - et le talent assurément - du grand Gioacchino Rossini.   

 

Ainsi, si l’on ajoute foi aux bobards de Menard repris dans le titre du présent billet, l'équipe municipale s'en mettrait plein les fouilles au détriment de ceux, les associations bien pensantes évidemment - entendez par là les associations de gauche -, qui se voient imposer un effort budgétaire de 5%.

 

La décision de gérer sagement la ville à iso-effectif malgré la mise en service de la médiathèque n'aurait d'autre but que d'établir l'inutilité du nouvel équipement. Il faudrait donc recruter et en alourdir encore les charges de fonctionnement, et donc le poids pour le contribuable.

 

Il faudrait aussi continuer à bâtir à grand renfort de grues et de bétonnières pour attirer de nouveaux habitants à soumettre, eux aussi, à leur consubstantiel racket fiscal pour, évidemment, dépenser encore plus.

 

En revanche, pourquoi dépenser de l'argent pour améliorer l'esthétique d'une place qui avait été massacrée par des "aménagements qui ont moins de deux ans" ? Pour oser dénommer "aménagements" une couche de bitume noir agrémentée d'une vespasienne dont l'incongruité le dispute au mauvais goût, il faut au moins être socialiste sortant !

 

Enfin, dernier tabou venu tout droit de Solférino : "big brother" ! Sachez braves gens que nous allons tous être observés, épiés, espionnés, peut être même fichés, pourquoi pas, par le système de vidéo-protection que la nouvelle municipalité s'apprête à mettre en place pour protéger nos personnes et nos biens ! Ne soyons pas surpris si, dans un prochain numéro de la feuille de chou locale ou du vieux "Canard d'E & A" ressorti pour l'occasion de la naphtaline où il croupit depuis près de trois ans, on pousse des cris d'orfraie à l'encontre des milices privées de l'opération "voisins vigilants", rebaptisée "participation citoyenne"  par un curieux réflexe de pudibonderie un peu trop politiquement correcte. Vous verrez même qu'on nous lancera probablement le bouchon encore plus loin, jusqu'à évoquer des chemises brunes de sinistre mémoire.

 

Gardons la tête froide, le procédé de diabolisation est aujourd’hui si répandu en politique que son effet s’est quelque peu émoussé. Son utilisation sans discernement, comme c'est ici le cas, déclenche maintenant en réponse  plus souvent la dérision que le rejet recherché.

 

Les aigreurs d'estomac d'anciens combattants, devenus c… battus par l'onction suprême du suffrage universel, ne sauraient en rien mettre en cause l'œuvre de redressement entamée par Damien Combet et son équipe.

 

 

  1. (1) Francis Bacon, De dignitate et augmentis scientiarum. Livre VIII, chapitre II.
  2. (2) Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais,  Le barbier de Séville, acte II, scène 8.

 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 17:34

 

En ces temps de disette budgétaire, nul besoin d’être grand clerc pour formuler l’équation financière qui attend Damien Combet et son équipe dans la préparation des prévisions de l’exercice 2015, et des suivants à n’en pas douter :

 

Contrairement à l’ambition affichée depuis de nombreuses années par un groupe bancaire mutualiste bien connu qui prétend faire « plus et mieux », au point d’avoir stylisé sa devise dans son logo, la nouvelle municipalité devra résoudre la quadrature du cercle :

 

Faire PLUS avec MOINS !

 

PLUS, parce qu’en parfait Tartuffe, l’État socialiste se défosse des conséquences financières des réformes absurdes et inutiles qu’il engage pour masquer son incapacité à engager celles qui seraient de nature à assurer le redressement national. Il en est ainsi de la stupide réforme des rythmes scolaires qui alourdira les charges du budget municipal de rien moins que 140.000 €uros ! 

 

AVEC MOINS parce que l’État socialiste, incapable qu’il est de résorber les déficits par la mise en œuvre des réformes qui s’imposent, réduit considérablement ses dotations aux collectivités locales et en particulier la fameuse dotation globale de fonctionnement (DGF)  si nécessaire pour faire face aux transferts de charges issus de la décentralisation.

 

AVEC MOINS aussi, parce que l’impéritie de la bande à Menard combinée à sa suffisance a placé notre village sous le joug d’un endettement stérile consacré à l’édification d’un palais prétendument culturel aussi inutile que mal placé, avec pour conséquence une hypothèque considérable sur le financement et donc la réalisation dans les prochaines années des investissements qu’attendent nos concitoyens.

 

AVEC MOINS toujours, parce que l’ère Menardienne a dilapidé à grand renfort de cessions le patrimoine foncier municipal, occultant ainsi l’appauvrissement réel de la commune sous le dernier mandat.  

 

AVEC MOINS enfin, parce que Damien Combet, dans sa grande sagesse, s’est de surcroît engagé solennellement à ne pas recourir au trop facile et confortable racket fiscal qu’avait décrété Menard dès son accession à la mairie.

 

Alors, que faire pour ne pas rien faire ?

 

Quelques pistes pourraient être explorées sans exclusive : Réduction à chaque fois que cela sera possible des effectifs municipaux qui n’ont cessé de gonfler sous Menard comme sous Fillon qui en étaient si fiers, mutualiser certains postes de charges au sein de la communauté de commune ou avec les communes voisines(1) . Pourquoi même ne pas envisager un recours plus large à l’externalisation par la délégation de service public ? Une telle technique, me direz-vous, conduirait à prendre l’exact contre-pied de la politique menardienne qui prit la décision absurde de municipaliser la restauration scolaire. Et alors ?

 

Le début de mandat est propice aux remises en cause, aux décisions difficiles. Les dividendes dans le temps politique se récoltent dans 5 ans, le temps pour ces innovations courageuses de porter leurs fruits.  

 

 

 (1) En se gardant de tout reflexe d’orgueil égocentrique et narcissique comme ce fut le cas pour Pierre Menard qui opposa un refus tout net lorsque René Lambert lui proposa de mutualiser sa médiathèque surdimensionnée pour la seule Francheville. Il voulait la sienne, un point, c'est tout, pour marquer de son empreinte indélébile l’histoire du village.

 

 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 17:29

 

Pierre Menard était encore en culotte courte lorsqu’en 1966 Jacques Dutronc moquait en chanson avec le talent provocateur qu’on lui connaît la désinformation institutionnalisée deux ans auparavant avec la création de l’ORTF tout entier voué au cirage des pompes du Général.

 

Il était jeune il est vrai, mais aux âmes bien nées, comme l’écrivait en vers trois siècles plus tôt un autre Pierre, le grand Corneille, la valeur n’attend pas le nombre des années.  Le petit Pierrot, en studieux élève qu’il était, assimila rapidement au fur et à mesure qu’il gravissait les échelons au sein des sections du parti socialiste ce précepte qu’il n’est nul besoin de dire la vérité pour gouverner, comme l’avait si bien théorisé Nicolas Machiavel à la mi-temps du XVIème  siècle.

 

Il suffit pour s’en convaincre de révéler aujourd’hui le projet secret qu’on nous avait celé le temps de la campagne. On se souvient en effet que nombreux furent ceux, à commencer par mon maître, qui réagirent vivement à la nouvelle de la cession en toute fin de mandat par Menard et sa clique d’un terrain municipal situé à l’entrée du parc du Boulard. On s’alarmait alors de ce portage par l’EPORA qui annonçait semblait-il le projet de construction d’un nouvel immeuble à cet endroit.

 

Et bien oyez, gentils sires et gentes dames, rassurez-vous, cela n’était pas le cas ! Ouf, me direz-vous ? Mais que nenni ! La manip était encore plus vicieuse et tordue que nous pouvions l’imaginer ! Figurez-vous que l’ex envisageait, le moment venu, c’est à dire après une réélection qu’il espérait triomphale, de procéder à un échange du terrain cédé contre rien moins que la place du 8 mai 1945 afin d’y édifier un immeuble de logement collectif ! Il achevait ainsi son grand rêve de bétonnage de la place du marché tout en privant les enfants d’une aire de jeu appréciée et les chaponois d’un des derniers espaces verts du centre bourg !

 

Nous avons heureusement le 23 mars dernier échappé à ce nouveau massacre de notre agora. Las ! il n’en reste pas moins que le piège tendu par Menard à l’entrée du Boulard avec la complicité de l’EPORA demeure armé et risque de coûter fort cher au budget municipal, et donc à nous, pauvres contribuables. Sauf bien sûr si Damien Combet, ses adjoints et ses conseillers parviennent à mener avec l’établissement public une fructueuse négociation pour une sortie honorable de cette impasse.

 

 

On nous cache-cache et cache-tampon

Colin-maillard et tartempion

Ce sont les rois de l'information

 

 

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