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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 15:47

 

Nous avons déjà et à plusieurs reprises attiré l’attention de nos lecteurs et de nos élus sur l’organisation stupide de la circulation automobile au centre du village et en particulier sur le carrefour Chausse / Joffre qui avait été réglementé en dépit du bon sens par la bande à Menard à la suite du massacre de la place centrale.

 

Nous aurions pu attendre de la nouvelle équipe municipale un peu d’intelligence pour améliorer les choses, d’autant que le candidat Combet s’était ému durant la campagne du caractère accidentogène du site.

 

Que s’est-il donc passé en ce domaine depuis vingt mois que ce dernier assume la magistrature locale ? Force est de le constater :  Rien, nib, que dalle, que tchi, des clous, des nèfles, fifrelin, bernique, macache, peau de zébi, nothing, nada !

 

Il suffit pourtant d’observer les lieux le dimanche matin, jour de marché, et tous les jours de la semaine aux heures de pointe du matin comme du soir pour constater les conséquences néfastes du double sens de la rue Jules Chausse associé au cédez le passage institué sur l’avenue du Maréchal Joffre : embouteillages assurés de 7h30 à 9h00 et de 17h00 à 19h00 en semaine, joyeux bordel et danger extrême pour les piétons le dimanche matin rue Jules Chausse.

 

Le maintien parallèles sur cet axe d’une piste cyclable inutile et dangereuse avec deux voies de circulation automobile insuffisamment larges et des voies piétons inutilisables parce que trop étroites, le tout compliqué par une répartition absurde des places de stationnement, risque de mal finir : Au mieux de la tôle froissée, au pire des dommages corporels graves.

 

Même les pandores ont eu dimanche du mal à passer ! imaginons ce qu’il adviendrait s’ils devaient intervenir en urgence sur la place du marché en cas d’attaque terroriste !

 

 

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:38

 

Dire qu’il aura fallu attendre l’assassinat de cent-trente personnes et le mitraillage de trois-cent-cinquante  autres pour que notre Président, roulant des mécaniques pour camper un chef de guerre crédible, accepte de tenter un début de commencement de prémices de révision d’une politique étrangère stupide menée depuis le début de la guerre civile en Syrie !

 

On rappellera que la France, suivant en cela aveuglément l’habituel fourvoiement américain, a choisi d’armer ceux que les serviles medias s’obstinent à désigner sous le gentil vocables de « rebelles » alors qu’il est de notoriété publique que, depuis la dislocation de l’Armée Syrienne Libre, cette rébellion est constituée des filiales locales d’al-Qaida, telles le Front al-Nostra, le Ahrar al-Cham ou les brigades Abdallah Azzam, qui combattent désormais avec des armements américains et français, aux côtés de l’Etat Islamique,  leur ennemi commun Bachar el-Assad.

 

Les américains avaient déjà commis cette faute grave dans les années 80 en armant les talibans contre les soviétiques. On sait ce qu’il en advint !

 

Nous devrions méditer l’adage selon lequel « les amis de nos ennemis sont nos ennemis». Vladimir Poutine ne s’y est quant à lui pas trompé.

 

Les catastrophes intervenues après les « printemps arabes » en Lybie, en Egypte et, dans une moindre mesure, en Tunisie auraient dû instruire nos dirigeants. Qu’on le veuille ou non,  on ne peut imposer la démocratie à des peuples qui n’ont pas acquis une maturité suffisante pour la respecter. Dans ces pays, la chute des dictateurs ne laisse place qu’au chaos et à la chienlit comme en Lybie et en Iraq, et là les USA et la France sont responsables, sauf retour salutaire comme en Egypte à un régime totalitaire.

 

N’est-il pas temps d’ouvrir enfin les yeux et d’entamer des discussions avec Bachar, voire d’opérer une inversion d’alliances et de rejoindre dans les combats l’armée syrienne et celle du Tzar de la Place Rouge dont on ne rappellera jamais assez qu’il est, lui aussi, potentiellement confronté au fondamentalisme islamique eu égard aux millions de musulmans qui composent la population de son pays et, par conséquent, fort justement impliqué dans le problème ?

 

Il conviendrait sans doute pour ce faire de changer le ministre des Affaires Etrangères qui, conformément à ses perpétuelles positions doctrinaires, nous a enlisés dans cette situation intenable, mais nous n’en sommes pas à un ministre socialiste incompétent près, nous avons l’habitude et, même sans lui, le reste du gouvernement ne sera pas en manque d’incompétences.

 

Méditons encore si vous le voulez bien :

 

Les ennemis de nos ennemis ne sont-ils pas … nos amis ?

 

 

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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 13:43

 

Une fois n'est pas coutume, mon maître m’a autorisé, compte tenu des circonstances exceptionnelles, à dépasser le strict cercle des affaires chapono-chaponoises pour ce billet d’humeur.

 

C’est bien connu, lorsqu’il convient de rassurer la populace, le chef gonfle ses gros bras pour donner l’illusion qu’il est bien le rempart que l’on attend.

 

 La vingtaine de bombinettes larguées cette nuit par les vaillants pilotes de notre armée de l’air, pas plus que celles qui fondront sur l’Etat Islamique dans les prochains jours depuis les chasseurs de la Navale catapultés depuis le pont du Grand Charles ne doivent masquer la carence et l’incompétence de nos gouvernants dans la conduite d’une guerre qu’ils ont fait mine de découvrir avant-hier alors qu’elle a commencé il y a près de quinze ans entre Hudson et East-river. La politique de l’autruche a encore de beaux jours devant elle ! Ce serait faire injure à nos militaires que de les charger de l’entière responsabilité d’un combat que l’on n' a pas voulu engager.

 

Notre ministre de l’intérieur s’est révélé incapable d’anticiper la menace terroriste alors qu’il était régulièrement alerté par les « services », qu’ils soient intérieurs ou alliés, et même par tel ou tel magistrat anti-terroriste du parquet spécialisé que l’on a jugé plus sage de museler par une mutation fondée sur un règlement administratif imbécile  mais bienvenu pour éviter de gênantes vagues. Le locataire de la place Bauveau disposait pourtant d’un arsenal législatif et réglementaire propre à permettre une action efficace. D’aucuns ont démissionné pour moins que çà.

 

Le premier ministre et le président, comme tous supérieurs dignes de ce nom, devront en assumer la responsabilité.

 

A court terme, la lutte doit être menée en priorité contre l’ennemi intérieur plus qu’entre Tigre et Euphrate où notre action est vouée à la figuration congrue tant que nous refuserons de procéder à une inversion de nos alliances, seule susceptible de permettre d’atteindre durablement nos objectifs.

 

La cinquième colonne djihadiste, dont la réalité est désormais incontestable même par les intellos de la rue de Solférino, est composée d’un grand nombre de vertèbres qu’il convient de briser et d’écraser sans pitié par une politique sécuritaire déterminée autrement que dans les discours.

 

Pa sûr que la bien-pensance de gauche permette une telle révolution culturelle.

 

 

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 15:43

 

 

Qui en effet, il y a quatre jours, aurait pu croire parmi l’assistance nombreuse présente mercredi dernier devant le monument aux morts pour commémorer l’anniversaire de la victoire de 1918 que notre maire prononçait ce jour là un discours si étrangement prémonitoire ?

 

Mon maître a eu la sagesse de mémoriser soigneusement la harangue solennelle de Damien Combet. Les tragiques  événements intervenus deux jours plus tard sur le sanctuaire de notre sol national méritent que l’on en retranscrive ci-dessous quelques morceaux choisis :

 

“Est-il besoin de rappeler que la menace de guerre internationale est toujours présente […] ? La guerre déclarée au monde occidental il y a près de quinze ans par le fondamentalisme musulman  […]  est désormais sans visage, sans frontière, sans éthique et sans pitié. L’ennemi va même jusqu’à lobotomiser et enrôler dans ses rangs des enfants de France pour les retourner contre leur patrie et leurs frères dans des entreprises terroristes suicidaires.”

 

Ces paroles d'une actualité glaçante résonnent aujourd’hui douloureusement dans nos esprits.

 

Puissent ceux qui nous dirigent ouvrir enfin les yeux sur les périls qui nous guettent et remiser à jamais le confortable mais coupable et impardonnable angélisme qui les a conduits à accueillir aveuglément jusque dans nos foyers  « ces féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes ».

 

A tout le moins sommes-nous assurés aujourd’hui de ce que nous avons élu un maire clairvoyant.

 

                                     

 

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 15:29

 

En ce jour du 11 novembre, nous serions presque tentés de crier victoire !

 

Le week-end dernier fut en effet, sans que les chaponois en aient été conscients ni informés en temps réel, riche en rebondissements. La blitzkrieg victorieuse menée par Damien Combet avec l’aide efficace de son loyal allié Christophe Guilloteau contre le préfet délégué à l’égalité des chances a permis d’assurer, au moins momentanément jusqu’à la prochaine tentative de déstabilisation doctrinaire, la protection de la tranquillité de notre village.

 

Ce haut fonctionnaire, à la botte qu’il est d’un pouvoir socialiste et de ses nervis gorgés de bien-pensance, n’a-t-il pas tenté, à l’insu du plein gré de nos élus et de notre maire, d’imposer l’implantation sur nos terres d’un village d’insertion destiné à reloger la moitié des roms qui squattent les abords du périph. depuis de longs mois ?

 

Pour un peu, un esprit chagrin et assurément malintentionné pourrait soupçonner une intervention en sous-marin de Pierre Menard rien que pour gêner son successeur. Il nous a déjà fait le coup des afghans en 2009. On se rappellera au surplus qu’il n’y a pas si longtemps, le piteux vaincu des dernières municipales tenta sournoisement dans le dos du maire une condamnable combine destinée à virer de la maison Chabroud, achetée sous son règne justement pour y loger les afghans, les scouts et l’association les arts à Chaponost pour les remplacer par des familles de migrants. Cette vile action lui valut au demeurant de la part de notre maire une sévère et publique remontée de bretelles en pleine séance du conseil municipal qu’il dut quitter la queue basse sous les sourires ironiques à peine voilés de l’assistance.

 

Si cela devait s’avérer, il conviendrait de se défier à l’avenir des magouilles de ce mauvais perdant qui dispose à l’évidence, comme toute éminence du parti dans un Etat PS, de ses petites et grandes entrées à la porte rose de la préfecture.

 

                                 

 

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Published by Scapin - dans Politique locale
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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 14:24

 

Et pas seulement dans les tee-shirts dans les maillots, comme le chantait Eric Charden en 1979 !

 

Il n’est que d’interroger le personnel du palais Menard qui dut endurer durant les mois de juillet et août des températures rarement inférieures à trente cinq degrés centigrades en journée et ne descendant pratiquement jamais en deçà de vingt cinq degrés en nocturne. Même les adhérents de la médiathèque fuyaient  la fournaise, quitte à se priver de lecture de vacances tant l’atmosphère du paquebot menardien était devenue étouffante.

 

Il est vrai qu’en ces temps de réchauffement climatique qui ne devrait qu’empirer lors des prochaine saisons estivales, il était aberrant de concevoir une telle cocotte minute culturelle flanquée d’une façade totalement vitrée et exposée plein sud, à peine protégée par des stores textiles extérieurs prompts à partir en vrille au moindre souffle d’air. Effet de serre garanti même en l’absence dans le ciel chaponois du plus petit trou dans la couche d’Ozone !

 

Aveuglés qu’ils étaient par leurs egos démesurés et leur obsession toute miterrandienne de marquer leur passage éclair en mairie d’un grand œuvre, genre opéra Bastille ou pyramide de Lech Ming Pei, Menard et ses deux adjoints-ingénieurs, les Laurel et Hardy de l’urbanisme, ne se sont en rien préoccupés de ces vils détails de basse contingence que constituent les phénomènes thermiques et encore moins des conditions de travail et de conforts des agents affectés au monument et de ses usagers. Seule comptait l'ostentation, et après eux le déluge.

 

Oserions-nous imaginer ce que serait le coût pour la commune de la réalisation, a postériori, d’un système de climatisation propre à corriger cette impardonnable erreur de conception et à répondre aux protestations des agents municipaux ? Assurément une dépense colossale à porter au crédit du dépassement de budget de l’édifice et, en même temps que la bévue elle même, au débit de la bande de pieds nickelés qui a sévi à la mairie de 2008 à 2014.

 

Il conviendra, à l’occasion, de se le rappeler. 

 

 

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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 09:16

N'en déplaise à la bande à Ménard, auteur de la classique tribune réservée à l’opposition dans le dernier numéro de Chap’Info, nous pouvons témoigner, mon maître et moi même, de ce que, contrairement à leurs affirmations, la mise en œuvre du programme « Participation citoyenne » n’a rien de "perturbant" ni "d’anxiogène" pour les habitants de la zone-test qui abrite notre demeure. Bien au contraire !

 

Nous savions bien, et nous l’avions anticipé dans ces colonnes, qu’une politique qui consiste à assurer la sécurité des personnes et des biens est insupportable pour l’idéologie permissive de la gauche, en tout cas de la gauche « caviar ». Il n’est pas certain en effet que la gauche « patates » soit aussi indulgente que son intelligentsia à l'égard des délinquants qui nous dépouillent.

 

Toujours est-il que nos cinq mousquetaires à la rose préfèrent danser la sabar au rythme des tam-tams de la place Clémenceau et magnifier la coopération avec un village de la brousse burkinabée  que se préoccuper de la protection des citoyens contre les Rapetou qui pullulent.

 

Tel l’œil de la conscience chanté par Victor Hugo dans la légende des siècles, celui des chaponois vigilants poursuivra jusqu’au bout les cambrioleurs grâce au dispositif en place, et ce malgré les bons sentiments des ménardiens pour qui « l’essentiel n’est pas ce que nous possédons ».

 

 

 

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Published by Scapin
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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:32

 

 

Mon cher ami,

 

Vous me voyez fort mari de ne point avoir reçu depuis longtemps de nouvelle édition de votre gazette qui me ravit le cœur en même temps qu'elle m'instruit sur les événements qui jalonnent l'actualité de notre cher village. Je sais bien que depuis l'accession de votre champion à l'hôtel de ville il vous est plus délicat d'exercer l'art du commentaire acide dans lequel vous excellez tant.

 

Il me semble néanmoins que certains sujets traités dans les hauts ministères et qui auront à n'en pas douter de sérieuses conséquences sur le sort de la jeunesse de nos cités et donc de notre village mériteraient que l'on s'y arrêtât. Il en va ainsi, me semble-t-il, des modifications fondamentales apportées par les tenants de la rose et du poing aux structures comme aux contenus de l'apprentissage de la vie que nous tentons depuis si longtemps d'inculquer à notre postérité.

 

Non contente d'avoir chaussé les basques de son prédécesseur qui avait déjà fomenté une contestable révolution sur la durée et les horaires de classe pratiqués dans les écoles, à charge de surcroît pour les édiles locaux d'en financer les lourdes conséquences sans l'aide du moindre subside en provenance du trésor central de l'hôtel de Bercy, j'apprends que la nouvelle ministre de l'instruction publique se prépare à amplifier le séisme par un nouveau projet de réforme. 

 

Il ne s'agit point là d'une réforme de nature religieuse comme celle prônée en son temps par monsieur Martin Luther et ses disciples genevois ... Encore que ... Non, il s'agit cette fois de figer à son point le plus bas le niveau d'instruction des élèves des lycées et sans doute bientôt des étudiants de nos universités et de combattre ainsi la culture de l'élite qui a mené jadis le royaume aux places les plus brillantes du concert des nations. Derrière son perpétuel sourire et son joli minois, notre Schéhérazade chérifienne dissimule une absolue et ferme volonté de saper les fondements et détruire jusqu'aux derniers vestiges des structures traditionnelles des enseignements du monde occidental. 

 

Dussent Platon, Aristote, Homère ou Xenophon, et plus prés de nous Sénèque, Tacite, Caton, Ovide, Pline l'ancien comme le jeune, Horace ou Ciceron se retourner dans leurs tombes, l'enseignement des lettres anciennes, qu'elles soient grecques ou latines, sera désormais proscrit. Ainsi ne pourrons-nous plus faire usage des termes désormais prohibés d'hellénistes ou de latinistes "distingués", locutions s'il en étaient  qui ne pouvaient qu'heurter le naturel angélisme des égalitaristes de l'hôtel de Solférino en ce qu'elles consacraient une insupportable et fort condamnable discrimination au détriment des cancres incultes et que l'on se devait par conséquent et par principe d'éradiquer.

 

On supprimera ensuite l'apprentissage chronologique de l'histoire du royaume, jetant au passage dans les oubliettes de la saine et unique pensée certains épisodes par trop contradictoires avec l'idéologie de rigueur, en particulier avec le sacro-saint  principe de laïcité. Bien au rebours, on amplifiera l'enseignement de la religion du prophète ; il n'est  en effet aucune raison de ne pas mettre celle-ci sur un pied d'égalité avec la séculaire foi catholique et romaine qui a sacré nos rois, bâti sur notre sol depuis plus de dix siècles nombre de cathédrales et fait de la France la fille aînée de l'Eglise. D'autres vils opposants pourraient même oser évoquer, au risque de se voir vilipendés comme d'odieux réactionnaires, les racines chrétiennes du pays.

 

Que nous réserve-t-on encore dans le cadre de cette œuvre destructrice ? Serions-nous surpris par exemple si les origines mauresques de notre ministre la poussaient à rendre obligatoire l'apprentissage de la langue des sarrazins au prétexte que celle-ci serait de nos jours plus utile en périphérie de nos cités que le latin ou le grec ancien ? 

 

Il est toutefois une incidence de sa conduite que l'étoile montante du cabinet ne semble pas avoir entrevu  : il est fort possible, voire probable, que ses projets précipitent les enfants, du moins ceux dont les parents n'ont pas encore été ruinés par la taille et la gabelle si lourdement prélevées dans leurs cassettes par les intendants des finances, vers les coûteuses écoles privées ou les collèges confessionnels dirigés par les disciples d'Ignace de Loyola, les minimes et autres frères des écoles qui de tous temps ont consacré avec le succès que l'on sait leur mission à l'éclosion et à l'épanouissement des élites intellectuelles. Cela ne risque-t-il pas d'amplifier encore les inégalités si ardemment combattues par les utopistes et de produire le résultat inverse de l'effet recherché ?

 

Vous connaissant bien et depuis si longtemps, je ne doute pas que vous partagerez mon opinion sur le sujet.

 

Je n'en demeure que plus fidèlement

 

Votre

 

François Marie

 

 

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 14:22

 

C’est non sans quelques sanglots dans la voix que mon maître me récita ce matin, presque de mémoire, le discours que prononça André Malraux le 19 décembre 1964 sur la place des grands hommes pour accueillir dans le saint des saints de la République les cendres de Jean Moulin. Il n’avait alors que treize ans à peine et baignait dans une famille aux opinions anti-gaullistes primaires ; cela ne l’a pas empêché de vibrer.

 

Sous les frimas d'un hiver glacial, le Général était là, mais pas au pupitre ; il était pourtant Président de la République ! Il est vrai qu’il ne se préoccupait alors que de l’intérêt et de la grandeur de la France et de son peuple, loin des basses considérations autolâtres et électoralistes d’une réélection qui ne le consacrerait l'année suivante que si son bilan, comme on dit maintenant, ou son action si l’on préfère, trouvait grâce aux yeux des français. Il n’était pas en campagne, lui. L’on sait ce qu’il en advint en 1965.

 

L’époque n’était pas à l’instar d’aujourd’hui à la flatterie des larbins de l’univers médiatique. Point n’était alors besoin d’envoyer des signaux, de matérialiser des symboles, qu’ils soient de parité homme-femme, de religion ou de couleur de peau, pour séduire une communauté journalistique servile mais prompte à tourner sa veste au moindre souffle d’air annonciateur d’un changement de pouvoir. La nécropole de la rue Soufflot n’est pas au service du Président pour lui cirer les pompes ; Aquilino Morelle a déjà, le premier, abusé dans ce domaine.

 

Cette liberté de penser, à l’opposé de la pensée unique que les médias imposent aujourd’hui à l’opinion du vulgum civis, permit au ministre d'Etat, ministre des affaires culturelles de l’époque,  ancien combattant aux côtés des communistes espagnols comme il en témoigne dans « L’espoir » et des révolutionnaires chinois de « La condition humaine », par conséquent peu suspect de déviantes connivences conservatrices,  d’encenser un concept fondamental de notre histoire et de notre culture et de clamer haut et fort, sur les marches du Panthéon : « lorsque la nation est en péril de mort, la nation, […] la donnée invincible et mystérieuse qui allait emplir le siècle ; penser qu'elle dominerait bientôt les doctrines totalitaires dont retentissait l'Europe ; voir dans l'unité de la Résistance le moyen capital du combat pour l'unité de la Nation, […]. C'était certainement proclamer la survie de la France ».

 

Et de conclure de sa voix d’outre tombe : « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège… »

 

Les quatre impétrants d’hier au temple laïc de la montagne Sainte Geneviève ont certes mérité la reconnaissance de la patrie telle que gravée au fronton de l’édifice. Auraient-ils pour autant agréé la pantalonnade de l'instrumentalisation de leur mémoire au bénéfice du redressement de l'image dégradée du Président le plus impopulaire de la Vème république ? Le saurons-nous un jour ?

 

                                         

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 11:17

 

C’est sous le regard sévère et l’attitude fermée à double tour d’un Menard  manifestement coincé, façon surveillant général de cour de récréation, que notre maire a présidé hier la traditionnelle cérémonie de commémoration de la capitulation allemande qui mit fin aux combats du deuxième conflit mondial.

 

Il est vrai que le discours a fondamentalement changé depuis les éloges d’un pacifisme doctrinal, les amalgames de l’idée de nation avec celle d’exclusion et les références  à Louis Aragon le stalinien que nous servait régulièrement l’ex à l’occasion des cérémonies du 8 mai comme du 11 novembre.

 

Mon maître eut hier plaisir à entendre Damien Combet évoquer notre « mère patrie », saluer avec émotion la mémoire de toutes les victimes civiles et militaires de la guerre et des atrocités nazies, juifs, tziganes, handicapés et nouveau-nés, rendre hommage à nos soldats engagés sur les théâtres d’opérations extérieures et aux forces militaires et policières, jusqu'à l'échelon municipal, qui assurent chaque jour notre sécurité intérieure et qui méritent, comme il nous y a incités, que nous leur manifestions notre soutien et notre reconnaissance en toute occasion.

 

Loin du traditionnel angélisme de gauche, notre maire nous met en garde contre la menace terroriste des fondamentalistes islamistes et contre les dangers du communautarisme et de la radicalisation de quelque nature qu’elle soit qui conduisent inexorablement à l’extrémisme.

 

Il y a bien longtemps qu’on ne nous a pas tenu un tel langage de lucidité ; n’en déplaise à Menard.

 

 

 

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