La cérémonie d’hier au monument aux morts fut empreinte d’un profond recueillement et d’une grande émotion à l’évocation du souvenir de nos poilus de 14/18 mais aussi de tous nos soldats qui ont accompli avec courage et abnégation le sacrifice suprême de leur vie pour l’honneur de notre drapeau sur tous les théâtres d’opérations. Ainsi ne seront désormais plus laissés dans l’oubli nos valeureux soldats tombés loin de chez nous, que ce soit pendant les « sales » guerres au Tonkin ou dans les djebels, ou au cours des « opex » au Kosovo, en Afrique, en Afghanistan ou ailleurs. C’est tout à l’honneur de notre Président de réunir désormais tous les fils de France, morts pour elle, dans un hommage unique de la nation célébré ce « Memorial Day ».
Les élus municipaux étaient présents, de la
majorité comme de l’opposition, et même notre député qui, en même temps qu’il nous assurait du soutien de la représentation nationale,
étrennait opportunément à cette occasion les galons tout neufs de Colonel de réserve que lui avait remis la veille un Général de Corps d’Armée à l’hôtel du gouverneur militaire de Lyon.
Il ne manquait pas un bouton de guêtre, aurait dit le Maréchal Leboeuf, et la cérémonie eut pu apparaître comme exemplaire si notre maire, une nouvelle fois emporté par son naturel penchant idéologique, ne s’était laissé aller à ses vieux démons et n’avait glissé dans son discours, comme l’an dernier, une phrase assassine envers « les horreurs du nationalisme ».
L’on rappellera ici que, sans nier les abominables excès du nationalisme « dominateur » qu’illustrèrent hélas aussi bien Adolphe Hitler et Benito Mussolini que Lénine, Staline et autres Mao Zedong, il existe un nationalisme « libérateur », vertu fondée sur l’indépendance de la nation, la souveraineté et le droit des peuples à disposer d’eux même. Péguy ne défendait pas autre chose qui combattait Jaurès coupable de pacifisme pré-munichois, annonciateur de l’internationale socialiste et précurseur du slogan « plutôt rouge que mort ». Charles Péguy est mort pour la France, le 5 septembre 1914 à Villeroy, Seine et Marne.
Encore un petit effort, monsieur le maire, et, peut être, dès l’année prochaine, aurai-je le plaisir et l’honneur de vous adresser dans ces colonnes de sincères félicitations pour l’organisation d’une irréprochable cérémonie du 11 novembre.

Les angevins d’aujourd’hui seraient-ils du même avis après que leur bien aimé maire socialiste, Jean Claude Antonini, porté par les respectables mais
naïfs sentiments humanistes qui caractérisent le peuple de gauche, eût joué les apprentis sorciers en ouvrant grand les portes de la cité du roy René à l’immigration africaine ? L’on
peut en douter

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