Dimanche 1 janvier 2012
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Ou plutôt, chacun son métier !
Que l’on ne se méprenne pas. Lorsqu’il commentait à sa manière le psychodrame du conseil municipal du 14 décembre, Scapin n’entendait en aucune façon prôner une
poursuite de la délégation du service public de restauration, qu’elle soit seulement scolaire ou élargie à d'autres domaines, à l‘Amicale laïque plutôt que la « municipalisation » dudit service.
Lorsque les chaponois ont porté Pierre Menard à la mairie, ils ont voulu élire un maire, pas un chef de cuisine, de même
qu’en 1981, nous avions élu un Président de la République, pas un PDG de banques, d’entreprises sidérurgiques
ou de multinationales de l’aluminium ou du pétrole. Nous savons du reste où cette confusion des genres nous a menés : un rude plan d’austérité à peine deux ans après le printemps de la rose et une considérable perte de compétitivité pour
les entreprises nationales mal gérées par les têtes d’œuf socialistes de la rue de Rivoli.
En toutes choses il convient de faire confiance au professionnalisme et aux compétences de ceux qui maitrisent leur
métier. De même qu’on ne demandera jamais à un directeur régional de la SODEXO d’animer une équipe de police
municipale ou d’instruire une demande de permis de construire, il serait ridicule de demander à un politicien
local n’ayant aucune compétence en la matière de conduire une brigade de chefs, de seconds et de commis de cuisine collective.
A vouloir tout faire, on fera tout mal ! Alors qu'il existe une troisième voie: le recours à une
procédure transparente et régulière d’appel d’offre au secteur privé qui nous assurerait, en tant que parents
comme en tant que contribuables, d’un service conforme au cahier des charges souhaité rendu au prix le mieux
disant ; A contrario, l’intégration décidée de la cuisine centrale dans la nébuleuse des services de la mairie sera de nature à favoriser l’opacité cultivée en tous domaines par
la bande à Menard. Ceci d’autant que l’élargissement souhaité de son domaine d’intervention constitue un
élément non négligeable de complexité accrue du métier exercé ; Nourrir des personnes âgées
pensionnaires de la Dimerie ou dépendantes à domicile n’est en effet pas du tout la même chose qu’assurer une diététique équilibrée à de jeunes écoliers.
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Par Scapin
Samedi 31 décembre 2011
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Ainsi nous voici de retour en 1981, trente ans en ar
rière au temps béni des nationalisations ! Un Pierre chasse l’autre et si Menard n’est pas Mauroy, il s’apprête à chausser les
pantoufles de Gros Quinquin pour nous rejouer un air de « bienvenue chez les chtis ».
Bien peu d’entre nous ont été informés de la décision prise au forceps et, comme par hasard, en fin de séance du dernier conseil municipal de « municipaliser » la cuisine centrale jusqu’à
présent exclusivement affectée au service de la restauration scolaire de notre commune. Celle ci est depuis 2003 gérée par l’amicale laïque présidée par Robert Busseret dans le cadre
d’une délégation de service public aux termes d’un contrat de 9 ans qui arrivera à son terme en juillet 2012. Cette gestion était plutôt satisfaisante en dépit de coupables attitudes
discriminatoires, hostiles et pénalisantes pour les écoles privées.
Monsieur le Maire se voit déjà en maître-queue suprême de la co
mmune, pourvoyant aux besoins alimentaires non seulement de nos charmantes petites têtes blondes, mais aussi des pensionnaires de la
Dimerie, mais encore des bénéficiaires du portage à domicile ! il s’érige ainsi en nouveau « Primat des gueules ». Pour ce faire, il n’hésite pas à gonfler encore les effectifs
municipaux en recrutant les personnels de la cuisine centrale, quitte, comble pour un élu socialiste, à réduire d’autorité et sans aucune négociation collective leurs rémunérations pour les
intégrer dans la grille de la fonction publique territoriale.
Robert Bussseret, que l’on ne peut taxer d’opposition primaire eu égard à ses très anciennes convictions socialistes, eut
beau s’exprimer, au cours d’une intervention pathétique lors d’une interruption des débats du conseil, il fut renvoyé sans ménagement dans ses vingt deux par un Ménard triomphant, fort du soutien
unanime de son équipe de godillots, une réédition en quelque sorte des ides de Mars qui virent Brutus poignarder César dans le dos. « Tu quoque mi fili ».
Non contents de l’humiliation publique infligée au vieux routier de la SFIO, Menard et sa bande s’empressèrent de porter
l’estocade finale en signifiant le diktat aux familles des écoles par un trac t diffusé au soir des vacances scolaires, histoire de couper court à toute discussion et de ne laisser au pauvre Robert que le dernier et
pitoyable recours de manifester son amertume par un mail voué à la
cyber-corbeille.
Voilà un bien bel exemple de démocratie participative à mettre à l’actif d’un petit Quinquin qui n’arrive pas à la
cheville du gros qui, lui, était maître en cuisine au moins électorale !
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Par Scapin
Jeudi 8 décembre 2011
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Telle l’ouïe de l’oie de Louis dans l’hilarante conjugaison du verbe ouïr par le regretté Raymond Devos, l’oreille de notre fourbe valet ne l’avait pas trompé. Notre confrère le Progrès du 3 décembre 2011 nous confirme que Pierre
Menard a reçu l’onction du parti à la rose pour une candidature aux élections législatives de 2012.
Christophe Guilloteau a intérêt à numéroter ses abattis ; Les quenottes de notre édile sont affutées au point de rayer
le parquet des palais de la république qu’il s’est habitué à hanter depuis son élection à la mairie. Il
vise désormais les lambris du palais Bourbon ! Rien ne l’arrêtera !
Une autre qui va devoir se méfier, c’est Florence Perrin ! Pierre n’est en effet pas homme à se satisfaire longtemps
du rôle effacé de suppléant et, s’inspirant sans vergogne de l’exemplaire destin connu avant lui par son adversaire Guilloteau, notre vizir Iznogoud ne tardera pas à manœuvrer pour évincer la
belle tant il ambitionne de devenir par tous les moyens calife à la place du calife.
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Par Scapin
Samedi 12 novembre 2011
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C’est bien connu. En politique, les propos échangés en coulisses revêtent autant d’importance, sinon plus, que les discours
officiels prononcés sous les sunlights des tribunes.
Les fourbes oreilles de Scapin crurent discerner hier une légère animosité entre Pierre Menard, candidat récemment déclaré,
selon la presse locale, à tout le moins à une primaire socialiste locale en vue des législatives de 2012, sinon directement au scrutin national, et Christophe Guilloteau, titulaire du siège
convoité par notre édile aux dents longues et à l'appétit insatiabe.
Mais peut être les propos ci-dessus relatés ne sont-ils que pur produit de l'imagination débordante de notre fieffé valet
?
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Par Scapin
Dimanche 3 avril 2011
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Rien n’avait été négligé, il ne manquait pas un bouton de guêtre pour ce show de mi-mandat dédié à la gloire de Pierre
Menard, trônant et pérorant à la tribune, et de ses acolytes qui allaient se succéder au micro pour faire mousser cette grand-messe d’autosatisfaction municipale.
Tout avait été prévu, depuis les paparazzi d u département municipal de la propagande jusqu’à la mise en scène programmée « au petit poil ». Pensez donc ! Solferino avait même délégué l’un
de ses vieux caciques en la personne de Bernard « Badou » Jacquand qui exerça jadis ses talents d’acteur au sein de la même troupe que mon maître, les « maudits gones » ;
c’était bien avant le 10 mai 1981 et notre coach était déjà encarté au parti de la rose au poing. Jeudi dernier, Badou s’éta
it vu c onfier le rôle de cire-pompes du maire et de
censeur "au nom de la démocratie" (sic !!) de toute tentative d’intervention de l’assistance assimilable à la moindre opposition au pouvoir en place. Il faut bien admettre que ce talentueux
comédien excella dans l’exercice, forçant en particulier les commerçants de Chaponost à quitter la salle faute d’avoir pu être écoutés.
Une affichette fleurissait en effet depuis peu sur les vitrines chaponoises qui manifestait la
colère de nos marchands à l’encontre des regrettables initiatives de nos élus (centre culturel et
autres géronneries de voirie) qui ont toutes pour effet de leur compliquer la vie et de menacer la survie
de leur affaire. Le problème avec les commerçants, osa affirmer MJVC, c’est qu’ils relèvent de la sphère privée. Diable ! Devons-nous en déduire que pour une élue socialiste, fut-elle
adjointe chargée de la vie économique et de l’emploi, le secteur privé ne mérite pas considération ? "R.A.B." comme on dit en langage militaire !
Las! L’objectif poursuivi par la mairie dans cette représentation n’a pas été atteint. S’il ne s’est pas soldé par un
fiasco complet et retentissant pour nos élus, force est de constater que la salle des fêtes n’a résonné
d’applaudissements nourris qu’à deux reprises lorsque le représentant d’une association municipale d’opposition interpella Pierre Menard sur sa
pratique toute personnelle de la démocratie participative et lorsque les commerçants tentèrent d’exprimer leur désarroi devant l’attitude méprisante manifestée par le maire et son adjointe
concernée.
Mon maître rapporta toutefois de cette réunion matière à rédaction de plusieurs billets qui nourriront ces pages dans les
prochaines semaines. Plusieurs sujets ont en effet été abordés qui méritent que l’on disserte : la démocratie participative, la communication municipale, le centre culturel, le développement
durable, les finances municipales et, last but not least, les allusions à peine voilées de notre maire dans sa conclusion à l’évolution de l’intercommunalité « en tenant compte de notre
puissant voisin, le Grand Lyon ».
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Par Scapin
Vendredi 12 novembre 2010
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Quarante ans après la disparition du général, nous n’hésitons pas à emprunter à ce grand homme le titre de l’un de ses
articles demeuré célèbre pour qualifier l’attitude de nos élus lors de la cérémonie d’hier au monument aux morts. Sans doute pour une des dernières fois à cet endroit précis puisqu’il est
envisagé de déplacer ce site de mémoire pour satisfaire la politique de grands travaux que Pierre Menard et sa bande entendent mener prochainement.
La honte d’abord pour nos élus d’opposition qui, surfant sur les regrettables errements antérieurs que nous avons tantôt
condamnés dans notre coup de gueule de l’an dernier, brillèrent une fois de plus par leur absence en
ce 11 novembre 2010. Une nouvelle et grave faute politique qu’il convient de dénoncer avec force tant elle est irrespectueuse au moment même où des soldats français s’envolent pour la kapisa
relever leurs frères d’armes pour six mois.
L’opprobre ensuite pour notre maire et son discours qui, pour être bref n’en fut pas moins avilissant. Passe encore qu’il ait entamé son laïus par une
citation de Louis Aragon, éminent membre du parti communiste et suppôt assumé de la terreur stalinienne et de son univers concentrationnaire, nous savions depuis longtemps déjà que ses tendances
naturelles le portent vers la gauche de la gauche ! Nous ne pouvions pas en revanche ne pas réagir au camouflet infligé à nos concitoyens nombreux dans l’assistance, et pour tout dire à la
France, lorsque Menard eut l’impudence de dresser un parallèle assimilatoire entre l’idée de nation et l’idée d’exclusion, spectre naturel et traditionnel des bonnes âmes de la gauche. Vous
avez à cet instant, monsieur le maire, commis vous aussi une faute politique impardonnable, les héritiers de ceux de Valmy, ceux de Verdun, de Koufra ou d’Alasay, des goumiers marocains ou des
tirailleurs sénégalais vous en tiendront longtemps rigueur ! On n’insulte pas impunément la nation française, creuset d’une identité que nous portons haut et fiers.
Dans la même veine, vous avez eu grand tort, en cette journée de souvenir et d’hommage à ceux qui se sont sacrifiés pour
nous, de faire lire par un ancien combattant un texte indigne empreint de l’idéologie pacifiste voire de l’esprit de désertion qui vous habitent. En 1917, on fusillait pour bien moins que
cela !

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Par Scapin
Mercredi 4 août 2010
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Que l’on ne s’y trompe pas, l’omniprésence des discours d’Olivier Martel d’une part et de Jean Charles kohlhaas d’autre
part, l’un quatrième adjoint au maire, l’autre simple conseiller mais élu régional, traduit à n’en pas douter une rivalité qui celle probablement des ambitions personnelles concurrentes attisées
par les récents succès électoraux de l’écologie.
L eurs réguliers numéros de duettistes verts leur
ont même valu au s ein du
co nseil l’attribution de
surnoms imagés qualifiant l’obsession p ersonnelle de chacun : non pas Dupond et Dupont, c’eût été trop simpliste, mais "Tété" et "Dédé". Si l’on comprend aisément le
surnom de Dédé attribué à Olivier Martel, la pauvreté de son vocabulaire limitant celui-ci au mot « Développement Durable », il faut aller chercher dans une addiction maladive au projet de Tram
-Train celui de Tété dont est affublé l’ami Jean Charles par ses camarades de l’assemblée municipale.
On n’est jamais mieux trahi que par les siens et Pierre Menard devrait bien méditer le drame des Ides de
Mars qui vit tomber César sous les coups de Brutus avec ces derniers mots : « Tu quoque mi fili ».
Pour paraphraser André Malraux évoquant en 1972 dans « la légende du siècle » de Claude Santelli la primauté du
spirituel sur les temps modernes, nous pourrions affirmer quarante ans après : Le vingt-et-unième siècle sera écologique ou ne sera pas. Reste à savoir laquelle des multiples tendances de la
nébuleuse écolo s’imposera : le dogmatisme intégriste, obsessionnel et dictatorial incarné par Dédé ou le pragmatisme convivial, raisonnable et bobo professé par Tété ? N’en doutons
pas, porté par l’énergie éolienne et le sens du vent, l’un des deux au moins sera candidat tête de liste en 2014, dût-il pour cela voter la mort politique du maire en place comme le fit en 1793
Philippe d’Orléans pour la mort, bien réelle celle-là, de son royal cousin !
Tété et Dédé sont dans un bateau, tels Pince-mi et Pince-moi. Lequel des deux tombera à l’eau ? Lequel restera ?
Qui lui disputera la mairie ? Il est encore trop tôt pour se livrer à de telles conjectures.
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Par Scapin
Mardi 16 mars 2010
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Où l’intégrisme dogmatique des laïcards de gauche qui composent le conseil municipal l’emporte sur la solidarité et la discipline majoritaire et où l’on affiche curieusement
une unanimité de 75,9 % !
Le conseil du 17 décembre 2009 avait à
débattre de l’attribution d’une subvention à l’OGEC de l’école privée La Source au titre du quotient familial pour le service de restauration scolaire.
Bien que le système du quotient familial soit l’un des chevaux de bataille de la majorité, la pilule fut amère et difficile à avaler pour quelques élus de la bande à Menard pour
qui l’aversion vis-à-vis de l’enseignement privé, et donc le rejet de toute subvention, devait l’emporter sur l’égalité d’accès à l’école pour tous.
La rébellion se partagea en deux camps : les abstentionnistes courageux (Marie-José Vuillermet-Cortot,
Daniel Serant, Alain Guerrier, Annie Fornelli Dellaca et Jean Charles Kohlhaas) et les ayatollahs doctrinaires (Olivier Martel et Pascale Pauly) qui votèrent contre la résolution.
On notera au passage la curieuse notion de l’unanimité affichée par le compte rendu du conseil pour qualifier l’adoption d’une résolution qui s’est vue opposés 2 votes contre et 5 abstentions,
tous issus des rangs de la majorité.
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Par Scapin
Samedi 23 janvier 2010
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L’on nous rapporte que notre premier magistrat, non content de pérorer sur les diverses tribunes que lui
offrent à la fois sa ministre de la propagande première adjointe et ses copains de la presse provocatrice
d’ultragauche, s’apprête à monter sur les planches dans le cadre d’une représentation théâtrale montée par la MJC, haut lieu de concentration des godillots de la menardie.
Son ego surdimensionné et son goût du paraître l’ont conduit à exiger, tel un gamin colérique et mal élevé, qu’un rôle lui fût confié par la mise en
scène. Et quel rôle ! Rien moins que celui de Vadius, ce pédant des femmes savantes qui le dispute à Trissotin au plan de la suffisance et de la petitesse d’esprit. Voilà qui lui va comme un
gant.
L’ironie de la chose veut que mon maître évoqua il n’y a pas si longtemps dans ces colonnes le ridicule de ces deux personnages à l’occasion du ralliement contre nature de François Pillard au panache rose de
Pierre Ménard. "Asinus, asinum fricat" affirmait-il alors en latiniste distingué.
Autre et suprême ironie, il s’avère que le
grand Molière caricaturait alors sous les traits de Vadius, un certain Gilles Ménage,
grammairien du XVIIème siècle, homonyme parfait d’une haute figure contemporaine de l’aristocratie socialiste, un temps directeur de cabinet de François 1er avant que d’être condamné à l’opprobre
dans l’affaire des écoutes de l’Elysée.
Notre maire n’a-t-il rien d’autre à faire que d'aller jouer les cabotins au milieu de ses groupies ?
S’occuper des affaires de la cité par exemple, elle en a bien besoin si l’on en croit son discours de vœux pour 2010 ? C’est là que l’attendent ses électeurs et non sous les feux de la
rampe, ils ne l’ont pas élu pour cela et pourraient bien le lui faire entendre par des huées, des sifflets, voire des jets de tomates.
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Par Scapin
Mercredi 11 novembre 2009
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Il n’est pas dans les habitudes de mon maître de vilipender des élus qui, pour être minoritaires, n’en sont
pas moins démocratiquement désignés par nos concitoyens.
L’onction du suffrage universel attribue certes des droits aux conseillers municipaux, y compris celui de
boycotter si nécessaire des manifestations organisées par les majoritaires pour la plus grande gloire de leurs ego démesurés ; elle leur confère également en d'autres circonstances des
devoirs auxquels ils seraient condamnables de se dérober.
Mon maître fut fort étonné en ce matin du 11 novembre, date sacrée s’il en est dans le calendrier de notre
république, de constater, à moins qu’il n’ait eu la berlue, qu’aucun des élus d’opposition n’était présent à la cérémonie au monument aux morts.
Les majoritaires étaient comme souvent dispersés dans la foule, montrant ainsi soit leurs divergences, soit
leur dédain pour leurs fonctions officielles, mais ils étaient là.
Vous aviez le devoir, messieurs Gouttebarge et consorts d’assurer votre présence ou de vous faire représenter
à cette cérémonie ! Votre absence restera dans la mémoire des chaponois comme une tache et une faute politique de votre mandat ! Tout édile doit un respect sacré à nos soldats, aux
anciens, tombés pour nous et pour l’honneur de notre drapeau comme à ceux qui combattent encore sur les théâtres extérieurs pour la sauvegarde du monde libre, et il en est de
Chaponost !
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Par Scapin
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