Dans l'édito du n° 4 de Chap'Info (février 2009), Pierre Menard et Alain Géron nous livrent les
dernières informations relatives au désormais célèbre et pharaonique projet connu sous le nom de « pataugeoire à trente patates ».
Hip, hip, hurrah ! Ils on gagné ! Alleluia !
Grâce sans doute à l'efficace lobbying du président de la commission ad hoc, id est Pierre Menard, auprès dela CCVG, le projet ne verra pas le jour.
A ce stade, nous sommes tentés de nous arrêter et de délivrer à notre guide l'un de ces coups de cœur que mon maître lui à tantôt promis et dont il s'avère bien avare.
Pourtant, à bien relire la prose menardienne, notre esprit, que d'aucuns trouveront une nouvelle fois
assurément malveillant et volontiers iconoclaste, nous pousse à soulever quelques questions sous-jacentes à l'exposé du projet alternatif de centre aquatique (tiens, tiens, « centre
aquatique » et non piscine ou bassin nautique ?).
L'on nous dit en effet que la contribution de la CCVG ne sera pas supérieure à celle estimée dans le projet
initial. Est-ce à dire alors qu'elle ne sera pas inférieure non plus ? Devons-nous dans ce cas nous attendre à devoir débourser cinq millions d'€uros au titre de l'investissement auxquels il
conviendra d'ajouter 100 K€ de coût de fonctionnement annuel comme il nous était promis il y a plus d'un an, ce qui soulevait
l'ire du candidat Menard ? La question mérite d'être posée.
L'on nous dit encore qu'une fois réalisé, le projet permettra aux chaponois d'apprendre à nager et de
pratiquer la natation ; c'est bien le moins et nous avions cru comprendre que là était le seul objectif de Pierre Menard dans sa guerre économique contre le pharaonique projet initial. Mais
l'on ajoute aussitôt que les mêmes chaponois pourront également disposer d'un « espace forme ». Est-ce à dire alors que nous pouvons craindre de voir bientôt ressurgir de nouvelles divagations élucubratoires telles que lagune de jeux, buses massantes, banquettes à bulles, geyser, plage de jeux, sauna,
spa, hammam, jacuzzi et autre restaurant, toutes choses génératrices de dépassements budgétaires et de surcoûts de fonctionnement à supporter par la collectivité ? Là aussi, la question
mérite d'être posée.
Notre maire nous entraîne dans un grand plongeon en eaux troubles, espérons une fois de plus que nous
n'aurons pas à nager la brasse coulée pendant trente ou quarante ans pour éponger l'endettement qui aura financé cette mare aux canards.
Côté réalisation, on réduit la
voilure ; exit les sauna, spa, hammam, ja
me
naturel sans doute, nous avons compris qu'il en coûterait tout de même de onze à quinze millions d'€uros que nous devrons supporter sans l'appui du pays mornantais. Il est donc malheureusement
fort à craindre que la bassine à quinze patates ne nous coûte aussi cher que la pataugeoire à trente.
Hello dear taxpayer !

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