Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 16:17



Pierre-MENARD.jpg Ainsi nous voici de retour en 1981, trente ans en ar Mauroy rière au temps béni des nationalisations ! Un Pierre chasse l’autre et si Menard n’est pas Mauroy, il s’apprête à chausser les pantoufles de Gros Quinquin pour nous rejouer un air de « bienvenue chez les chtis ».

 

 

Bien peu d’entre nous ont été informés de la décision prise au forceps et, comme par hasard, en fin de séance du dernier conseil municipal de « municipaliser » la cuisine centrale jusqu’à présent  exclusivement affectée au service de la restauration scolaire de notre commune. Celle ci est depuis 2003 gérée par l’amicale laïque présidée par Robert Busseret  dans le cadre d’une délégation de service public aux termes d’un contrat de 9 ans qui arrivera à son terme en juillet 2012. Cette gestion était plutôt satisfaisante en dépit de coupables attitudes discriminatoires, hostiles et pénalisantes pour les écoles privées.

 

Monsieur le Maire se voit déjà en maître-queue suprême de la co Bocuse mmune, pourvoyant aux besoins alimentaires non seulement de nos charmantes petites  têtes blondes, mais aussi des pensionnaires de la Dimerie, mais encore des bénéficiaires du portage à domicile ! il s’érige ainsi en nouveau « Primat des gueules ». Pour ce faire, il n’hésite pas à gonfler encore les effectifs municipaux en recrutant les personnels de la cuisine centrale, quitte, comble pour un élu socialiste, à réduire d’autorité et sans aucune négociation collective leurs rémunérations pour les intégrer dans la grille de la fonction publique territoriale.

 

Robert Bussseret, que l’on ne peut taxer d’opposition primaire eu égard à ses très anciennes convictions socialistes, eut beau s’exprimer, au cours d’une intervention pathétique lors d’une interruption des débats du conseil, il fut renvoyé sans ménagement dans ses vingt deux par un Ménard triomphant, fort du soutien unanime de son équipe de godillots, une réédition en quelque sorte des ides de Mars qui virent Brutus poignarder César dans le dos.  « Tu quoque mi fili ».

 

Lettre de Mr BUSSERET 2 001Non contents de l’humiliation publique infligée au vieux routier de la SFIO, Menard et sa bande s’empressèrent de porter l’estocade finale en signifiant le diktat aux familles des écoles par un trac t diffusé au soir des vacances scolaires, histoire de couper court à toute discussion et de ne laisser au pauvre Robert que le dernier et  pitoyable recours de manifester son amertume par un mail voué à la cyber-corbeille.

 

 

 

 

Voilà un bien bel exemple de démocratie participative à mettre à l’actif d’un petit Quinquin qui n’arrive pas à la cheville du gros qui, lui, était maître en cuisine au moins électorale !

 

 

 



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