A l’heure où notre maire se rappelle à nous dans nos boites aux lettres sous forme d’avis d’imposition foncière qui, n’en doutons pas, seront prochainement suivis des avis de
taxe d’habitation, et au moment où sort en librairie un ouvrage éponyme du titre de notre billet du jour qui en dit long sur les mœurs des socialistes, pourtant traditionnels donneurs de leçons
en matière de probité démocratique, mon maître me commanda tantôt une synthèse qualifiant les dix huit premiers mois de mandature de nos désormais anciens, sinon vieux, édiles. Ainsi missionné
par cette feuille de route, je choisis donc, pour rédiger ma contribution, de suivre le plan que nous proposent messieurs Antonin André et Karim Rissouli (1) , caractérisant aussi bien les
apparatchiks de la rue de Solférino que nos petits élus socialistes locaux : HOLD-UPS, ARNAQUES ET TRAHISONS.
Sur les hold-ups de la bande à Ménard, nous étions prévenus depuis fort longtemps. Dès mars 2008, Daniel Serant, notre non adjoint aux finances nous annonçait une hausse des taux d’imposition de 40% pour le foncier et 23% pour la taxe d’habitation. Ces augmentations léonines étaient confirmées en novembre suivant lors du débat sur les orientations budgétaires, propulsant notre bande de Dalton sur la plus haute marche du podium des municipalités confiscatrices. Même si ces augmentations ont été, très faiblement, réduites en mars 2009 respectivement à 31% et 18%, l’opération relève bien de la qualification de braquage en bande organisée sévèrement réprimée par le code pénal.
Au chapitre arnaques, nous trouvons la nouvelle manie de
nos élus d’instiller en tous domaines la notion de quotient familial (QF) chère aux héritiers chaponois de Jaurès. Le principe, bien connu, consiste à
faire payer les riches pour le compte des pauvres ; jusque là, rien que de très noble et moral. Mais lorsque l’on sait que Chaponost est un repaire de riches, il permet alors de faire payer le tarif maximum au plus grand nombre de citoyens, arrondissant ainsi copieusement
les fins de mois municipales. D’ores et déjà mis en application dans le domaine de la restauration scolaire, nul doute que ce système, qui relève de la plus pure escroquerie, également
réprimée par le code pénal, sera prochainement étendu à d’autres activités qui deviendront
ainsi les pompes à fric de la mairie.
Les trah
isons enfin n’ont jamais effrayé les socialistes, le récent congrès de Reims et ses suites
l’ont suffisamment illustré. Tant que ces messieurs et dames pratiquent ce sport entre eux, en petit comme en grand comité, ils ne gênent personne. Plus grave est la situation de notre village où
notre bande de hors-la-loi trahit ses propres électeurs en remisant sous le boisseau les promesses réellement importantes faites au cours de la campagne (et la navette, bordel ! qui devrait sillonner nos rues depuis septembre 2008… etc…). Sous l’apparence trompeuse d’un vulgaire comité des fêtes,
ils tentent d’endormir la population et il semble, ce qu’à Dieu ne plaise, qu’ils aient pour l’heure atteint cet objectif.
Tout cela n’est pas joli, joli et, comme le livre d’André et Rissouli, donne fort la nausée et l’envie de balayer ces gibiers de potence électorale et de les bouter hors les affaires. Qui se dévouera pour cette mission salvatrice ?
(1) « HOLD-UPS, ARNAQUES ET TRAHISONS » - Antonin André et Karim Rissouli – Editions du Moment.
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