A l’ombre de la cathédrale presque millénaire qui abrita jadis le sacre de nos rois et sous le regard amusé, un rien moqueur, de l’ange au sourire, nous assistâmes ce week end au
pitoyable spectacle donné par la ménagerie socialiste - éléphants, lionceaux ou gazelles - d’un pugilat digne d’une bagarre de cour de
récréation ; encore nos écoliers des classes primaires peuvent-ils, eux, invoquer l’excuse de ne
pas avoir atteint l’âge de raison. L’infirmerie de la rue de Solferino ne désemplit pas depuis dimanche soir et bien malin qui pourrait dire le nom des éclopés qui tiendront bientôt la barre du
bateau ivre PS dans la traversée du pot au noir.
Voilà François Pillard et consorts bien instruits ; l’on voit mal en effet comment et pourquoi les compagnons de la rose qui ont pris le pouvoir à Chaponost dérogeraient à la ligne du parti, fût-elle aussi obscure qu’on la vit à Reims : ils peuvent utiliser le Mo-Dem comme marchepied au niveau local pour accéder ou se maintenir aux affaires, mais il ne saurait être question de conclure avec lui des alliances et encore moins de partager ses idées. Que les disciples chaponois du petit béarnais aux grandes oreilles prennent donc garde que le marchepied ne se transforme un jour en paillasson.
Lorsque l’on veut dîner avec le diable, il faut user d’une longue cuillère.
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