Partager l'article ! Urbanisme et vieilles querelles.: Mon maître n’a jamais caché son agacement devant la prétention cult ...
Mon maître n’a jamais caché son agacement devant la prétention culturelle de certains membres de notre communauté qui, en bons disciples de Platon, s’arque boutent en dépit du bon sens sur des réminiscences d’une vie antérieure propres à assurer l’immortalité de leur âme.
Le premier janvier de cette année, il composait ainsi, sous le titre « le musée du septennat », un des fourbes billets qu’il aime à publier dans ces feuilles. Il y vilipendait le projet pharaonique, dénué de tout fondement aussi bien culturello-architectural qu’économique, qui consistait à réhabiliter la maison Berthelot et à la transformer en une maison de pays tout entière vouée à la gloire et à la mémoire d’Henri Fillon et de sa clique.
Quelques mois plus tard, la municipalité changeait de bord et, oubliant le soutien qu’une pensée de gauche apportait alors naturellement à tout projet culturel, l’ex-opposition devenue majoritaire se retrouve aujourd’hui avec un bébé sur les bras dont elle ne sait que faire.
Ainsi, jeudi dernier, Pierre Ménard réunissait-il ses ouailles à la salle socio-culturelle pour y célébrer une des grand-messes démocratiques et participatives dont les socialistes sont si friands. Il était question d’y exposer, résultats des réflexions d’un groupe de travail à l’appui, les divers scenarii envisageables.
Nous laisserons à chacun le soin de consulter en ligne le diaporama qui nous fut présenté. Trois scenarii, comportant pour certains jusqu’à trois versions sont chiffrés depuis un coût pour notre commune de 1.670.000 €, très largement sous-évalué nous semble-t-il pour un immeuble accueillant du public, jusqu’à un gain de 525.000 € dans le scenario 3, version 3, qui consiste à vendre le bâtiment à un promoteur pour édifier à son emplacement un immeuble comportant 15 logements et plusieurs commerces.
D’aucuns, atteints personnellement par la possible remise en cause d’un projet historique dans lequel ils étaient fort impliqués, allèrent sans craindre le ridicule jusqu’à prétendre que le million et demi d’€uros était très surestimé et qu’il était possible, par exemple, de supprimer l’ascenseur initialement prévu et de lui substituer une rampe d’accès à l’étage pour les handicapés ! Belle plus-value architecturale et culturelle !
Au risque d’encourir les foudres de la talibanisation, nous nous prononcerons sans hésitation pour la dernière solution qui aurait pour mérite, si elle était retenue, de satisfaire aux besoins de notre village exprimés dans le PLU en matière de densification de l’habitat en centre village, de revitaliser le commerce de proximité et enfin de procurer aux finances de notre collectivité des rentrées qui atténueront, au moins partiellement, les débours extraordinaires qu’elle a supportés lors de la préemption de la propriété Berthelot et de la réalisation de l’opération des Violières, notamment en termes d’honoraires indument versées.
La question de la nature, sociale ou non, des logements qui devront, le cas échéant, composer le projet relève d’un autre débat auquel nous ne manquerons pas d’apporter notre contribution dans de futurs billets.
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