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« Bonnet blanc, blanc bonnet ! » Ainsi Jacques Duclos, secrétaire général du PCF, prédécesseur et mentor de l’inénarrable Georges Marchais, renvoyait-il dos à dos Alain Poher et
Georges Pompidou au second tour de l’élection présidentielle de 1969 qui faisait suite au départ du Général.
Nous ne commenterons pas plus avant pour l’heure les embryons
de programmes de nos deux candidats publiés dans « Devant chez Vous », Béllérophon a déjà fait part de son analyse dans son commentaire du jour, mettant en exergue le peu de différences fondamentales entre les deux projets qui nous sont proposés. Tout au
plus soulignerons nous quelques coups de cœur et coups de gueule que nous suggère la lecture de cette feuille locale.
Bravo à tous deux pour avoir établi un projet d’aménagement de la rue
Chapard. Espérons qu’il ne passera pas aux oubliettes des promesses électorales non tenues comme nous y ont habitués les précédentes municipalités. Vive les navettes prônées par l’un et
l’autre et surtout nos félicitations à Jacques Gouttebarge pour sa volonté exprimée de voir aboutir le dossier du contournement sud.
Honte à lui en revanche qui assassine les commerçants du haut du village d’un
coup de supermarché dans le dos tout en clamant quelques lignes plus loin son attachement et son soutien au commerce local. Dénonçons également les utopies de Pierre Ménard en matière de
découpage des grands logements ou de co-voiturage « Chapo-stop » ; il est vrai que le slogan est amusant et cela ne mange pas de pain.
Nos deux candidats réaliseront le musée du septennat ! Préparons nous
en conséquence, pauvres contribuables que nous sommes, à mettre copieusement la main à la poche et à voir s’envoler encore le niveau d’endettement de la commune. Au surplus, aucun des deux
prétendants ne nous dévoile ses intentions quant à la dévolution ou non de ce palais à la gloire d’Henri Fillon ; nous restons sur notre faim.
Au final, les similitudes des deux programmes nous ramènent à un choix moins entre deux étiquettes (plus le sous-marin orange) comme l’écrit
Béllerophon qu’entre deux idéologies, l’une privilégiant le libéralisme et l’initiative individuelle, l’autre l’interventionnisme à tous crins et l’action par l’impôt. Le clivage est certes
ancien mais toujours d’actualité.
Ainsi, si le « bonnet blanc, blanc bonnet » de Jacques Duclos pouvait paraître fondé dans le contexte de 1969, la réponse à la question posée par le titre du présent billet ne peut être affirmative en 2008.
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