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L’avenue Paul Doumer n’est ni la rue Beaubourg, ni la rue de Lille, ni le jardin des tuileries (ou bien la place de la Bastille, ou bien le quai François Mauriac), ni enfin le quai Branly. De
même qu’Henri Fillon n’est ni Georges Pompidou, ni Valéry Giscard d’Estaing, ni François Mitterrand, ni enfin Jacques Chirac. Au final, les contribuables chaponois ne constituent pas une masse
fiscale comparable à celle de la France, taillable et corvéable à merci pour la réalisation des grands projets de ses princes.
La maison Berthelot, dont on nous rebat les oreilles à longueur de bulletins municipaux, tracts et supports de communication électorale d’un bord comme de l’autre, ne saurait être notre musée d’art moderne, musée d’Orsay, Grand Louvre (ou Opéra, ou Grande bibliothèque), ni enfin notre musée des arts premiers dans le seul but d’assurer pour la postérité la notoriété de notre maire actuel, peut être sous le nom d’ « Espace Henri Fillon » ?
Ce bâtiment, situé au cœur de la rue commerçante de notre village, ne présente, comme chacun peut le constater, aucune qualité architecturale majeure de nature à
justifier le traitement que l’on veut lui réserver. Il ne revêt aucu
n
charme et, pour tout dire, est plutôt triste et laid. Sa seule caractéristique est de représenter la technique traditionnelle de construction en pisé des bâtiments agricoles des monts du
Lyonnais, au même titre que plusieurs milliers d’autres fermes alentours ; Quelle originalité ! L’on voit mal dès lors la raison qui pousse nos édiles présents et futurs à vouloir y
créer une maison de pays dont l’implantation centrale ira à l’encontre des objectifs de densification de l’habitat en centre ville contenus dans le P.L.U. comme du dynamisme de la principale rue
commerçante de notre village.
La préemption de la propriété Berthelot et les diverses opérations foncières périphériques à cette opération ont déjà coûté fort cher à la commune (Peut être serons-nous amenés un jour à évoquer dans un autre billet l’opération « Géode »), on imagine aisément combien coûterait la réhabilitation de cette bâtisse ancienne, et combien plus encore si sa vocation devait être d’accueillir du public, avec toutes les contraintes budgétaires liées aux normes de sécurité.
L’emplacement que laisserait libre la rénovation de ce bâtiment pourrait utilement être consacré à l’édification d’un immeuble de logements locatifs ou réservés à l’accession aidée dont le rez de chaussée pourrait être réservé à l’installation de commerces de proximité. Un tel programme serait certainement de nature à contribuer au développement tant économique que démographique de notre commune mieux que ne le ferait un musée où, d’ailleurs, on ne sait toujours pas ce que l’on exposerait.
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