Commeil
est d’usage dans le monde de la presse, la Rédaction du Chaponois est heureuse de saluer la
naissance d’un nouveau confrère en présentant le n° 1 du mensuel municipal
« Chap’info » que nous avons reçu avant-hier dans nos boîtes aux lettres.
Cette renaissance sous un look plus d-jeun’s que celui du ringard et assurément trop conservateur
« Chaponost Informations », si elle ne change pas grand-chose sur le fond, traduit une évolution très sensible sur la forme : mise en page hyper kitch et agressives couleurs
pétard.
Cette parution est également l’occasion de nous présenter le nouveau logo de notre village censé traduireles valeurs que portent nos nouveaux élus. Si l’on devine bien la signification de la « vertitude » ambiante, pour emprunter une terminologie
Ségolènienne, il est plus malaisé de retrouver l’aqueduc dans l’icône emblématique choisie. « Pourquoi un n ? » fut la question que nous a posée la première personne à qui
nous l’avons présentée.
Qu’importe ! Ce logo n’est ni plus laid ni plus beauque le précédent quiétait, lui aussi, à ch…. Nul doute qu’ilsera changé dans six ans par un successeur au goûtplus affirmé.
« Taisez vous, Monseigneur, je vous les repeindrai » avait glissé dans l’oreille du Duc de Reichtadt le fidèle Flambeau alors que l’infâme
Metternich venait de lui supprimer ses soldats de plomb patiemment vêtus au pinceau parle vieux grognard de l’uniforme napoléonien pour leur substituer des figurines aux armes de l’Autriche.
A l’ombre de la cathédrale presque millénaire qui abrita jadis le sacre de nos rois et sous le regard amusé, un rien moqueur, de l’ange au sourire, nous assistâmes ce week end au
pitoyable spectacle donné par la ménagerie socialiste - éléphants, lionceaux ou gazelles - d’un pugilat digne d’une bagarre de cour de
récréation ; encore nos écoliers des classes primaires peuvent-ils, eux, invoquer l’excuse de ne
pas avoir atteint l’âge de raison. L’infirmerie de la rue de Solferino ne désemplit pas depuis dimanche soir et bien malin qui pourrait dire le nom des éclopés qui tiendront bientôt la barre du
bateau ivre PS dans la traversée du pot au noir.
Voilà François Pillard et consorts bien instruits ; l’on voit mal en
effet comment et pourquoi les compagnons de la rose qui ont pris le pouvoir à Chaponost dérogeraient à la ligne du parti, fût-elle aussi obscure qu’on la vit à Reims : ils peuvent utiliser
le Mo-Dem comme marchepied au niveau local pour accéder ou se maintenir aux affaires, mais il ne saurait être question de conclure avec lui des alliances et encore moins de partager ses idées.
Que les disciples chaponois du petit béarnais aux grandes oreilles prennent donc garde que le marchepied ne se transforme un jour en paillasson.
Lorsque l’on veut dîner avec le diable, il faut user d’une longue cuillère.
Si je m’en tiens à la lecture que je fais des billets que vous publiez dans votre gazette, je constate que
les premiers frimas de l’hiver qui approche sont bénéfiques à votre création littéraire. Je vois même que vos talents avérés de polémiste satirique ne sont pas exclusifs de votre
part d’un fourmillement d’idées pouvant le cas échéant constituer une force de propositions constructives pour l’avenir.
Vous dressez ainsi le portrait du champion qui, à votre idée, devrait reprendre le flambeau de la
contradiction aux dirigeants de notre communauté et engager le fer avec eux lors de la prochaine élection des échevins. Il est vrai qu’il convient d’utiliser le délai dont nous disposons jusque
là pour susciter les vocations auprès d’une génération de brillants éléments prêts à relever le défi.
Malgré mon éloignement, je suis toujours citoyen de cœur de votre communauté et je partage avec vous le
souci d’en assurer l’avenir en favorisant autant que faire se peut son développement dans d’harmonieuses conditions qui permettront à tout un chacun de s’y trouver à l’aise et heureux de vivre
comme je m’efforce moi-même de le faire dans mon domaine du pays de Gex. A cet égard je soutiens bien entendu, nous en avions déjà parlé, votre opinion quant au sort à réserver à la vieille et
peu plaisante bâtisse qui occupe inutilement, au centre du village, une importante superficie qui pourrait avantageusement être consacrée aux priorités de son développement économique et
démographique. Une reconstruction réussie permettrait ainsi d’accueillir de nouveaux habitants et d’abriter des espaces marchands propres à servir la population en maints domaines qui lui font
aujourd’hui défaut.
Bien évidemment, il conviendrait de veiller à ne pas créer, à l’occasion de cette opération de bâtisseur
comme de celles qui, à n’en pas douter, lui succéderont ailleurs, de quartiers regroupant à l’excès les couches de population les plus défavorisées, au risque de créer un phénomène opposé au
« creuset » qu’ont si bien su favoriser nos cousins des Amériques et de laisser libre cours au climat d’insécurité que nous connaissons bien alentour des grandes concentrations
urbaines.
Je regrette aussi avec vous que nos concitoyens se soient laissés berner, comme c’est souvent le cas dans
les consultations populaires, par les promesses électorales démagogiques de notre nouveau magistrat en matière d’organisation des tournées de malles-poste en direction de la station de chemin de
fer. La connaissance des arcanes administratives et réglementaires des activités de transport de voyageurs aurait assurément dû attirer l’attention des électeurs avertis que nous sommes et nous
convaincre du caractère vain, et par conséquent gratuit, des engagements souscrits. Nous devons, j’imagine, à l’intensité de votre déception aussi bien qu’à l’impétuosité de votre caractère
l’usage d’un vocabulaire dont la trivialité n'a d'égale que la goguenardise dans l’interpellation de nos édiles à ce propos.
Je demeure, mon cher ami, votre fidèle lecteur et,
La loi SRU du 13 décembre 2000 impose, mesures financières coercitives à l’appui depuis le
1er janvier 2002, à toute commune de plus de 3 500 habitants située dans
une agglomération de plus de 50 000 habitants un objectif de constituer un parc de logement social représentant 20% des résidences principales qui la composent. Chacun est libre de son
opinion à ce sujet mais nul n’est censé ignorer la loi.
Force est de constater qu’à ce jour, notre commune ne respecte pas ce quota. Pour regrettable que soit peut
être cette situation, rien n’oblige notre équipe dirigeante, et surtout pas la loi, à la
redresser à marche forcée comme elle semble vouloir le faire ; Au risque de produire
l’effet inverse de celui recherché et de créer ici ou là des ghettos incompatibles avec toute bonne intégration sociologique.
Lors de la réunion publique de jeudi dernier, Michel Fleys illustra bien cette évidence qui nous expliqua que
l’arithmétique de la loi autorise la commune à déduire de la sanction financièreencourue les
dépenses réalisées dans les logements sociaux existant, ce qui jusqu’à ce jour a considérablement réduit le coût supporté par nos finances municipales à un niveau annuel de l’ordre de 5 000
€uros.
Si l’affirmation de cette importance relative n’est pas une raison pour ne rien faire, elle n’est pas non
plus une raison pour précipiter les choses.
Dès lors, et considérant que vingt quatre logements sociaux dont la construction a été lancée sous la
précédente mandature vont prochainement être livrés dans le périmètre des Violières, on comprend mal, à l’idéologie près, la raison qui pousse la municipalité actuelle à fixer un quota très
sensiblement supérieur à 20% (de 25 à 27%) aux trois versions du scenario de reconstruction du site Berthelot. Le surcoût ainsi imposé à l’opérateur, que celui-ci
ne manquera pas de répercuter sur le prix des logements « libres », risque de rompre l’équilibre financier de l’opération jusqu’à en ruiner la faisabilité économique, et ce d’autant
plus sûrement dans un contexte de crise durable comme celle que nous traversons.
Il existe àChaponost d’autres projets, à la Chavanerie et dans le carré Chappard notamment, qui permettront, si
nous laissons du temps au temps comme aurait dit Tonton, de replacer notre village en conformité avec la loi tout en privilégiant l’intégration sociale sur la ghettoïsation.
Mon maître n’a jamais caché son agacement devant la prétention culturelle de certains membres de notre
communauté qui, en bons disciples de Platon, s’arque boutent en dépit du bon sens sur des réminiscences d’une vie antérieure propres à assurer l’immortalité de leur âme.
Le premier janvier de cette année, il composait ainsi, sous le titre « le musée du septennat », un des fourbes billets qu’il aime à publier dans ces feuilles. Il y vilipendait le projet
pharaonique, dénué de tout fondement aussi bien culturello-architectural qu’économique, qui consistait à réhabiliter la maison Berthelot et à la transformer en une maison de pays tout entière
vouée à la gloire et à la mémoire d’Henri Fillon et de sa clique.
Quelques mois plus tard, la municipalité changeait de bord et, oubliant le soutien qu’une pensée de gauche apportait alors naturellement à tout projet culturel, l’ex-opposition devenue majoritaire
se retrouve aujourd’hui avec un bébé sur les bras dont elle ne sait que faire.
Ainsi, jeudi dernier, Pierre Ménard réunissait-il ses ouailles à la salle socio-culturelle pour y célébrer
une des grand-messes démocratiques et participatives dont les socialistes sont si friands. Il était question d’y exposer, résultats des réflexions d’un groupe de travail à l’appui, les divers
scenarii envisageables.
Nous laisserons à chacun le soin de consulter en ligne le diaporama qui nous fut présenté. Trois scenarii, comportant pour certains jusqu’à trois versions sont chiffrés depuis un coût pour notre
commune de 1.670.000 €, très largement sous-évalué nous semble-t-il pour un immeuble accueillant du public, jusqu’à un gain de 525.000 € dans le scenario 3, version 3, qui consiste à vendre le
bâtiment à un promoteur pour édifier à son emplacement un immeuble comportant 15 logements et plusieurs commerces.
D’aucuns, atteints personnellement par la possible remise en cause d’un projet historique dans lequel ils
étaient fort impliqués, allèrent sans craindre le ridicule jusqu’à prétendre que le million et demi d’€uros était très surestimé et qu’il était possible, par exemple, de supprimer l’ascenseur
initialement prévu et de lui substituer une rampe d’accès à l’étage pour les handicapés ! Belle plus-value architecturale et culturelle !
Au risque d’encourir les foudres de la talibanisation, nous nous prononcerons sans hésitation pour la dernière solution qui aurait pour mérite, si elle était retenue, de
satisfaire aux besoins de notre village exprimés dans le PLU en matière de densification de l’habitat en centre village, de revitaliser le commerce de proximité et enfin de procurer aux finances
de notre collectivité des rentrées qui atténueront, au moins partiellement, les débours extraordinaires qu’elle a supportés lors de la préemption de la propriété Berthelot et de la réalisation de
l’opération des Violières, notamment en termes d’honoraires indument versées.
La question de la nature, sociale ou non, des logements qui devront, le cas échéant, composer le projet
relève d’un autre débat auquel nous ne manquerons pas d’apporter notre contribution dans de futurs billets.
Nous avions tous accueilli avec une réelle tendresse le projet de navette qui alimenta la campagne électorale de Pierre Ménard et qui, assurément, canalisa vers sa liste un nombre non négligeable de bulletins de vote. Croix de bois, croix de fer,
le ruban inaugural de la mise en service de ce révolutionnaire mode de transport entre le centre-village et la gare serait coupé dès les premiers jours de septembre.
Aujourd’hui, nous sommes tentés de poser la question : « septembre, oui, mais de quelle
année ? »
Avec un art consommé de la dissimulation, Pierre Ménard et Jean Charles Kohlhaas noient
le poisson
dans un savoureux éditorial du numéro d’octobre de Chaponost
Informations(1). Ils auraient bien voulu accoucher de cette navette tant attendue des chaponois mais, la faute aux méchants du Conseil Général (qui n’est pas de leur bord) et de la société Véolia (puissante filiale d’un groupe suppôt du grand capital)
qui ne sont pas d’accord, ils sont dans l’incapacité de mettre en œuvre l’engagement qu’ils avaient souscrit. Celui-ci est néanmoins rétrogradé au stade d’objectif à terme dont regorgent les
cimetières des promesses électorales non tenues.
Mais qu’à cela ne tienne, ils vont modifier l’itinéraire du 103, ce qui reviendra au même ! Et si le
Conseil Général et Véolia persistent dans leur opposition, cela ne sera vraiment pas de leur faute.
Reste
l’auto-gadgeto-Chapo-Stop qui fonctionne bien depuis fort longtemps et a déjà satisfait plusieurs générations de chaponois sans que le système nécessitât un label marketing
dont nous ne pouvons que reconnaître la paternité à nos nouveaux édiles.
Rien de nouveau donc sous le soleil chaponois en matière de transports.
(1)On regrettera au demeurant que cette gazette n’ait été diffusée
dans nos boîtes-aux-lettres que le jour même, et encore, pas partout, de la réunion publique sur les transports qu’elle annonçait à la Une. Nous n’aurons pas l’outrecuidance de soupçonner la
moindre dose de machiavélisme dans ce qui n’est assurément qu’une imperfection logistique.
Explosé à l’afghane hier soir par Michel Navisé dans son assimilation d’Alain Geron, notre « adjoint aux
travaux de démolition », aux talibans fossoyeurs du patrimoine culturel et artistique mondial.
N’est pas Massoud qui veut dans le maniement de la
kalachnikov verbale et l’horrible maison Berthelot n’arrive pas au gros orteil des Bouddhas géants de Bamiyan.
Une nouvelle fois l’exemple nous vient de l’autre rive de l’Atlantique. Après avoir
libéré l’Europe à deux reprises au cours du siècle dernier, les
Etats-Unis d’Amérique indiquent aujourd’hui au vieux continent la voie du renouveau
politique.
Méditons l’aventure US et tentons d’en tirer les enseignements.
Le (la) candidat(e) qui se donnera pour mission de succéder dans cinq ans, à Chaponost, aux tenants d’un
parti qui nous donne au quotidien, et dans quelques jours à Reims, l’affligeante image d’un conservatisme des plus ringards et d’un immobilisme à tous crins devra être un homme neuf, peu suspect
de compromissions avec les anciennes équipes d’un maire qui, au-delà d’un âge trop canonique pour être crédible, fit preuve d’un despotisme bien peu éclairé et d’un manque de transparence
regrettable tant dans sa gestion que dans ses orientations.
Il (elle)devra s’appuyer sur une équipe renouvelée et
constituée des« best and brightest » selon la formule inventée par le
journaliste David Halberstam pour qualifier le cabinet de John F. Kennedy, lointain précurseur de B.O. en 1960. Hors toute autre considération, seule la compétence des managers de son new deal
devra le (la) guider.
A ces conditions, et à elles seules, il sera permis d’envisager une stratégie de reconquête.
Si les élus siégeant à la CCVG(1) ont cru piéger Pierre Ménard en le bombardant à la présidence de la commission en charge du projet de centre nautique, il y a gros à parier qu'ils en seront pour leurs frais.
Notre rusé goupil exposa fermement jeudi soir devant l'assemblée municipale la stratégie qu'il entend développer à la tête de cette commission
avec pour objectif clair de torpiller le projet de Taluyers tel que nous le connaissons tant pour des raisons de coût
astronomique que de conception, d'implantation et d'accessibilité fort critiquables.
La première question qu'il a posée aux élus de la COPAMO(2) (tout en ayant sa propre réponse) est la suivante : Devons-nous
continuer ensemble ? A cette question fondamentale, les mornantais répondent que, quoi qu'il arrive, ils réaliseront leur projet. Bel exemple d'ouverture à la concertation qui nous ouvre
grandes les portes d'une rupture honorable.
Reste à savoir ce que nous ferons, car le besoin d'un bassin existerait bien, selon lui, qui permettrait à nos chères têtes blondes
l'apprentissage de la natation. Notre maire explore plusieurs scenarii :
- Destruction de la piscine de Brignais puis reconstruction sur site par la CCVG seule,
- Construction en bordure du CD 42 par la CCVG seule ou en partenariat avec Saint Genis Laval.
Côté réalisation, on réduit la
voilure ; exit les sauna, spa, hammam, jacuzzi et autre restaurant !
Aux oubliettes les lagunes de jeux, buses massantes, banquettes à bulles et autre geyser ! On fera à l'économie et l'on se contentera de bassins ordinaires bien suffisants pour leur
fonction éducative première, on renoncera même s'il le faut aux abords de verdure.
Au chapitre budgétaire, malgré une fâcheuse tendance de Pierre Ménard à privilégier
dans son exposé chiffré les colonnes de gauche par rapport à celles de droite, un atavis
me
naturel sans doute, nous avons compris qu'il en coûterait tout de même de onze à quinze millions d'€uros que nous devrons supporter sans l'appui du pays mornantais. Il est donc malheureusement
fort à craindre que la bassine à quinze patates ne nous coûte aussi cher que la pataugeoire à trente.
Ceux qui ont quelque expérience du management d'entreprise savent que l'un des meilleurs moyens de ne pas régler un problème consiste bien
souvent à constituer un groupe de travail pour en débattre et conclure.
La démocratie participative, ce gadget Ségolénien dont on nous a rebattu les oreilles pendant la campagne présidentielle de 2007, est en cours
d'institutionnalisation dans notre commune comme dans nombre d'autres municipalités socialistes.
Si l'on en croit ce que rapporte le Progrès du 13 septembre des propos de notre maire et de ses deux propagandistes rapprochées, cela passera
chez nous par la création de comités consultatif, de conseils de quartiers, d'un conseil de jeunes, d'un conseil d'ainés, de groupes de travail thématiques.... Ouf, nous échappons aux comités et
milices populaires ! Espérons qu'ils n'ajouteront pas d'autres étages à ce mécano municipal ! Jacques Attali, ex-sherpa de Tonton peu suspect d'hérésie socialiste, doit entendre siffler
ses oreilles qui propose dans son rapport une simplification drastique des structures de la république pour améliorer le fonctionnement de la démocratie, allant même jusqu'à suggérer la
suppression des départements (1).
Nous assisterons aux premiers effets de cette nouvelle méthode de travail au printemps prochain, nous assure Geneviève Chevassus, Christelle
Rémy, en bon soldat, assurera quant à elle le suivi des opérations.
Patientons donc jusqu'à la première hirondelle de 2009 pour évaluer les performances de la Ménard's Dream Com-Team.
(1) Rapport de la commission pour la libération de la croissance française : « 300 décisions pour changer la France » - Editions XO - décision n° 260,
page 203.
En raison des responsabilités encourues par le webmaster, tout commentaire comportant un lien hypertexte vers un site extérieur à ce blog sera retiré de la publication
Derniers Commentaires