Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 19:08



Le 5 janvier 2008, en conclusion des vœux qu'il adressait alors à un maire dont il ignorait le nom, mon maître se référait au rêve bien connu de Martin Luther King ayant eu la vision de l'avènement d'un Président noir aux U.S.A. Ignorant alors le caractère réellement prémonitoire de son propos quant à la couleur de la peau du prochain Président américain, il souhaitait au futur élu chaponois de réunir trois vertus cardinales pour un homme public digne de ce nom, la transparence, la rigueur et la vision à long terme.

 

On ne peut hélas gagner sur tous les tableaux !

 

Sur le premier point, monsieur le maire, nous regretterons les dérapages des premiers actes de gestion de votre mandat. L'opacité qui a présidé à la passation de la commande de l'audit de l'ami Klopfer alors qu'aucune des prétendues circonstances exceptionnelles que vous invoquiez n'était justifiée ternira longtemps votre prise de fonctions. De même, les circonstances obscures du départ de Sylvie Dervaux, la Directrice Générale des Services dont le seul tort était d'avoir servi loyalement vos prédécesseurs, marquera votre arrivée d'un fort soupçon de chasse aux sorcières, ce « spoil system » que vous et les vôtres critiquez si facilement chez vos adversaires politiques.

 

Au plan de la rigueur dans la gestion de nos deniers et de la situation financière de la commune, vos débuts étaient prometteurs. Votre non-adjoint aux finances nous fit forte impression dès le 11 avril dans un discours qui manifestait de réelles préoccupations de saine gestion et de rigueur budgétaire. Il confia d'ailleurs en aparté à mon maître vendredi dernier qu'il aime « travailler sérieusement sans se prendre au sérieux », la formule est savoureuse et mérite d'être rapportée. Las ! Nous savons aussi depuis l'été qu'il jouit d'un solide appétit et d'un estomac à toute épreuve pour absorber les couleuvres dont vous garnissez copieusement son assiette. Votre volonté affirmée l'autre soir de poursuivre une politique agressive d'investissements dans le but de contrer la crise ne peut que nous inquiéter davantage quant à l'évolution prévisionnelle de la pression fiscale et de l'endettement de la commune.

 

Si la propension à commander des études et audits externes peut être analysée comme un signe de vision à long terme, alors, vous êtes le phénix des hôtes de l'Ouest lyonnais. Le budget 2009 que vous avez présenté il y a quelques jours à votre conseil ne manque en effet pas de dépenses de cette nature. Souhaitons au moins que les procédures qui présideront à la passation de ces marchés d'études soient suivies en parfaite conformité avec le code des marchés publics et que soient ainsi évitées les très anciennes et trop classiques turpitudes auxquelles nous ont habitués les politiciens de tout poil.

 

A l'aube de cette nouvelle année, monsieur le maire, et après les quelques constats de marge de progression qui précèdent, mon maître et moi-même sommes très heureux de vous renouveler à l'identique les vœux que nous adressions il y a un an à un homme que nous ne connaissions pas encore.

 

Votre dévoué,

 

Scapin.



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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 19:54


Au soleil de juillet et à la pelouse de l'Elysée près, remplacés par l'atmosphère glaciale que nous connaissons depuis quelques semaines et la douce tiédeur de la salle des fêtes, nous aurions pu nous croire, vendredi soir, les hôtes d'une Garden Party présidentielle.


Les discours aux contenus décevants et vides d'effets d'annonce furent rondement expédiés et le protocole céda rapidement la place à la convivialité.

 


Les choses avaient été organisées de main de maître et l'on circulait à l'aise entre les multiples buffets consacrés chacun à un domaine gastronomique particulier. Un vaste choix de victuailles toutes plus délicieuses les unes que les autres était offert à nos concitoyens que l'on pouvait accompagner à volonté, selon les goûts de chacun, depuis un élégant vin pétillant jusqu'au bon vieux canon de rouge des familles. Au moins aurons-nous eu la bien maigre consolation de grignoter et d'ingurgiter une infime partie des augmentations d'impôts réc emment décidées par les organisateurs. Ces agapes seront-elles suffisantes pour  rendre ces décisions digestes ? Il est permis d'en douter.




 

 

Un mini-orchestre assurait l'animation musicale de la soirée,

nous épargnant les flonflons de l'accordéon.



Seuls des esprits malins et assurément chagrins auront pu voir dans le comportement des élus de la majorité durant l'intervention du premier magistrat  les symboles Freudiens ou Bergmaniens d'un défaut de cohésion au sein du ménage-à-trois socialo-modemo-vert qui nous gouverne.



Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.






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Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 18:50






Connexion ce jour, 12 janvier 2009, sur le site de la mairie :

 


  • - le prochain conseil municipal est annoncé pour le 20 novembre 2008!
  • - l'ordre du jour du prochain conseil est celui du 20 novembre, alors qu'un conseil s'est tenu le 18 décembre 2008 !
  • - le dernier compte-rendu publié est celui du 23 octobre, alors que le conseil du 18 décembre a approuvé le compte-rendu du conseil du 23 novembre !
  • - Au chapitre Concertation sur la maison Berthelot, on appré ciera l'usage du futur simple dans la phrase «Cette consultation prendra fin le 23 novembre 2008».

     


Mais que fait le soldat Rémy ?

 





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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 17:40




Mon cher ami,

 

L’accumulation récente des intempéries dans mon pays de Gex, vous savez comme en ces temps neigeux et froidureux les routes sont peu sûres, ne m’ont pas permis de vous joindre dans votre région lyonnaise pour ouïr avec vous les premiers souhaits de nouvel an de notre jeune Prince à l’issue d’un peu moins d’une année de règne. Aussi dois-je me contenter de deviner à travers vos propos l’atmosphère qui présidait hier-soir en la galerie des fêtes et imaginer les changements protocolaires que vous évoquez par rapport à l’ancien régime du vieil Henri.

 

Notre bon Prince Pierre accueillait paraît-il ses hôtes sur le pas de l’huis serrant avec chaleur la main de qui voulait bien lui tendre la sienne et échangeant avec tout un chacun quelques mots de bienvenue ainsi que les rituels vœux et une invitation à entrer dans la galerie pour assister à la cérémonie. Voilà qui change du protocole quelque peu empesé qui valait autrefois lorsque l’on attendait longtemps, telle celle d’une diva d’outre-Atlantique, l’arrivée sur la scène d’un Henri  cabotin trop soucieux de ménager ses effets théâtraux. Ce dernier se tenait d’ailleurs hier soir à l'entrée, penaud, un peu en retrait de son successeur, guettant et comptant les trop rares signes d’amitié que pouvaient lui manifester ses anciens administrés. «Vae victis » aurait dit Brennos au temps de l’aqueduc.

 

Dans la même veine, vous m’apprenez que le lutrin destiné à soutenir les aide-mémoires des orateurs avait été dressé à même le sol de la galerie et non, comme au temps de la splendeur du Roy Henri, sur l’estrade élevée au dessus de la foule des manants. Voilà qui traduit dans les faits la volonté du Prince, fidèle à ses principes égalitaristes, de se rapprocher du bon peuple et de lui manifester des signes d’une certaine proximité intellectuelle, fût-elle feinte.

 

Après que la marquise de Chevassus, tout imprégnée de son rôle de ministre de la propagande, eût adressé à l’assistance quelques paroles d’accueil et introduit l’intervention princière, Monseigneur lut, me dites-vous, plus qu’il ne prononça, un discours rédigé sur des feuillets que ses doigts manipulaient avec une évidente gaucherie. Il n’en est qu’à sa première année de règne et manque encore d’expérience. L’art oratoire est une rude école ; vous verrez bien que, l’an prochain, il parlera sans notes. Toujours est-il qu’il limita sensiblement son temps de parole et que vous échappâtes aux monotones et interminables litanies que nous assénait jadis l'ex, copiant ainsi les fâcheuses habitudes des dictateurs des îles Caraïbes.

 

Qu’importe sur le fonds que la harangue manquât de consistance au point que l’on insistât  presque plus sur l’échec cuisant de l’emblématique projet d’amélioration du transport des voyageurs que sur les réalisations concrètes mises en œuvre, il est vrai qu’elles sont, à ce jour, peu nombreuses. L’on broda allègrement autour des nouvelles notions abstraites très en vogue dans les cercles de pouvoir : développement durable, haute qualité environnementale et autre agenda vingt et un ; cela ne représente concrètement que peu de chose à l’oreille du vulgum pecus mais c'est à la mode et cela plait. On souligna en outre que l’on s’attachait à soulager le fardeau fiscal de nos concitoyens en élevant le plus possible les abattements pour les plus démunis, omettant de rappeler que parallèlement l’on augmentait les taux d’imposition de vingt-trois à quarante pour cent selon la nature du prélèvement. On affirma au surplus, se référant avec une particulière audace à l’exemple de notre bon Roy Nicolas, que, par ces temps de disette, il convenait d’accroître encore les dépenses d’investissement de notre communauté, ce qui laisse augurer pour l’avenir de nouvelles hausses de la taille et de la gabelle puisées dans nos hauts-de-chausses et de nouveaux endettements à transmettre en héritage à notre descendance.

 

Un témoin de l’évènement, féru de cette nouvelle science que nos médecins de l’esprit nomment programmation neuro-linguistique, eût assurément pu tirer de riches enseignements d’une observation attentive du comportement de nos élus durant la prestation du Prince : A droite du lutrin et légèrement en retrait de l’orateur, les membres du premier cercle, celui des intégristes doctrinaires de l’utopie égalitaire, serrés autour de la Marquise de Chevassus et du Chevalier Martel ; disséminés dans la galerie mais attentifs, les autres membres du cabinet du Prince, la Comtesse de Vuillermet-Cortot et le Chevalier Géron, le Comte du Pillard se faisant quant à lui plus discret. Plus surprenant furent les attitudes de Monsieur le Surintendant des Finances qui traina douloureusement sa mine de chevalier à la triste figure autour de l’assemblée durant l’exercice rhétorique de son maître ou du Hobereau Kohlhaas qui passait de l’un à l’autre, souriant et devisant avec chacun sans égard pour les propos princiers.

 

Les opposants au Prince se tenaient quant à eux, comme il se doit, aux ultimes rangs de la foule, manifestant ainsi leur réserve quant aux orientations princières. Vous m’apprenez au surplus que Monsieur le Cardinal du Gilbertin, dont l'absence fut très remarquée, a présenté sa démission du conseil du Prince, voilà qui ne manque pas de me surprendre, moi qui comptais sur son énergie et son entregent pour organiser, voire conduire, une politique de reconquête, vierge qu’il était de toute compromission avec le vieil Henri et sa clique. Peut être m’en apprendrez-vous plus à ce sujet dans une prochaine missive ?

 

En attendant de vous lire bientôt, je demeure, mon cher Scapin,

 

votre

 

François Marie.


 

PS: Je vous renouvelle mes félicitations pour avoir de nouveau attiré sur vous l'attention de la presse locale. Je partage l'avis de la rédactrice de cette gazette, il serait souhaitable que de nouveaux polémistes de votre talent, quelle que soit leur opinion, apparaisssent sur la toile de l'Ouest lyonnais.






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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 20:51



La lecture de Chap’Info, et avant lui de Chaponost Information, est toujours instructive et parfois génératrice d’étonnantes découvertes.

 


Ainsi, le numéro de décembre de la gazette chaponoise a-t-il attiré l’attention de mon maître en particulier au chapitre « expression libre » de tous temps généreusement concédé par les équipes dirigeantes aux groupes politiques locaux, y compris d’opposition.

 


Après une entrée en matière réservée à une stérile action en revendication de paternité quant à la première acquisition foncière, prélude à l’indispensable et incontesté projet de contournement sud, suivie d’une polémique relative au prétendu laxisme de nos élus en matière d’urbanisme, partiellement infondée puisque nous savons par ailleurs que les premiers appels d’offre sont lancés sur le site de la Chavanerie, le groupe Chaponost en Action consacre la plus grande partie de sa contribution mensuelle à la question de l’avenir de la maison Berthelot déja largement débattue.

 


Et là, quelle n’est pas notre surprise de constater que les bretteurs Gouttebargiens se coulent sans vergogne dans les plus beaux habits Menardiens et épousent la cause de leurs adversaires, allant même jusqu’à apposer rétroactivement leur sceau au bas d’un document de campagne de l’association Ensemble et Autrement de décembre 2007 ? Il fallait l’oser ! On pousse même la mauvaise foi jusqu’à qualifier de « pharaonique » la construction d’un immeuble de logements, omettant de préciser que cet édifice ne coûterait rien à la commune dans l’un des scenarii proposés, sa réalisation étant confiée à un opérateur, contrairement à une réhabilitation qui pèserait très lourdement et pour de longues années sur le budget municipal, sans parler des dépassements de programme prévisibles pour un bâtiment accueillant du public.

 


Le monde semblant de plus en plus tourner à l’envers, peut être est-ce l’occasion de conseiller à notre maire, de gauche, de suivre l’exemple de notre président, de droite, et de pratiquer une ouverture, à droite, à l’occasion d’un prochain remaniement municipal en virant quelques adjoints, de gauche, pour en recruter d’autres, de droite. Ceux-ci se feront alors une joie de défendre le programme, de gauche, que notre édile semble avoir oublié….. A droite ?

 

 

 

 





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Mercredi 17 décembre 2008 3 17 /12 /Déc /2008 16:11



Le 16 décembre 2007, se référant à Monsieur de Beaumarchais, mon maître publiait sur ce site le premier d’une longue série de billets dont la prétention n’était alors que d’aiguillonner, dans la campagne qui s’annonçait, les candidats déclarés à la succession du vieil Henri au commandement du vaisseau Chaponois.


 

Depuis, vous avez été nombreux à honorer ces pages de votre fidélité et de vos encouragements : plus de 60.000 consultations pour les 73 billets publiés et 548 commentaires apportés, critiques dans un sens ou dans l’autre mais pour la plupart, à quelques très rares exceptions près, empreints de respectueuse sérénité.


 

Si les records ont été naturellement atteints en mars 2008 (15.546 consultations), et en particulier le 10 de ce mois, date du scrutin (1.277 consultations), la constance de notre lectorat nous a poussés à persister dans la mission que nous nous étions fixée : manifester nos coups de cœur ou nos coups de gueule vis-à-vis des prétendants à la représentation démocratique, de quelque bord qu’ils se réclament, qu’ils soient majoritaires ou opposants.

 


Nous poursuivrons donc dans la même voie, avec votre soutien et à l’écoute de vos commentaires, toujours dans un esprit satirique, voire polémique, mais jamais hors des limites de la correction.




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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 17:39




Serait-ce là la conséquence du billet un tantinet critique récemment publié dans ces pages par notre rédaction ? Toujours est-il que Geneviève Chevassus, ci-devant première adjointe du board de notre magic team, tente dans le Progrès du 30 novembre 2008 de justifier le choix du nouveau logo qui illustrera désormais la communication chaponoise.

 

Comme nous l’avions compris à la lecture du kitchissime Chap’Info, et bien qu’elle tente maladroitement de s’en défendre, notre grand gourou de la com admet explicitement que « ce nouveau logo est intéressant pour une nouvelle équipe qui incarne le changement ». Il s’agit donc bien de consacrer l’emblème de l’alliance socialo-modemo-verte, les carpes et les lapins comme on dit à Reims, qui règne sur nous depuis neuf mois et non celle du tranquille village de Chaponost en lyonnais dont, au demeurant, elle ne sollicite pas l’adhésion, se contentant de faire valider ses choix par « différentes personnes de la mairie » qui jouissent, à l'évidence, d’un total libre arbitre puisqu’elles sont placées dans un lien de subordination vis à vis de ceux qui quémandent leur avis; Sylvie D, notre ex-DGS, pourrait en témoigner après son limogeage soft d'après scrutin.

 

Geneviève Chevassus ne disait d’ailleurs pas autre chose, en co-signature avec Pierre Menard de l’édito du n° 1 de Chap’Info : « [ce logo sera] l’outil d’identité mais aussi signe de reconnaissance et d’adhésion aux valeurs que nous portons ». Il est donc bien le totem de ralliement de 56,65% seulement des chaponois – et encore, valeur mars 2008 - et non l’étendard derrière lequel pourraient fusionner fièrement tous les citoyens de notre village.

 

Les autres arguments développés  sur le sujet dans l’article du Progrès relèvent, sans jeu de mot pourtant facile, de la logomachie au sens laroussien du terme : assemblage de mots creux dans un discours ou un raisonnement.





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Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /Nov /2008 15:54

 

 

 

Lors du récent débat d’orientations budgétaires pour 2009, Nathalie Vincent fut la première, à titre d’adjointe chargée des sports, de la culture et du patrimoine, à se voir accorder la parole pour exposer ses projets. Les sports furent traités rapidement et en seconde partie d’intervention ; le plat de résistance de son menu résidait dans le projet de création d’un centre culturel à Chaponost, autrement nommé « pôle culturel ».

 

Et quel pôle culturel ! Celui-ci devra comporter :

·      Une médiathèque,

·      Une salle de spectacles,

·      Une salle d’exposition,

·      Des salles affectées aux activités culturelles,

·      Une école de musique,

·      Les nouveaux locaux de la MJC ( !?)

·      …/…

 

La politique municipale dans ce secteur sera orientée vers un renforcement culturel autour de l’aqueduc ; un « festival de l’aqueduc » sera ainsi créé et pérennisé, sans doute à coups de subventions municipales.

 

Puisque nous en sommes aux élucubrations et qu’il semble permis de puiser sans limites dans les poches du contribuable chaponois, ne nous arrêtons pas en si bon chemin et allons jusqu’au bout des rêves socialistes :

 

 

Pourquoi ne pas édifier cette nouvelle maison de la culture au Plat de l’Air ? Et, pendant que nous y sommes, pourquoi ne pas y bâtir également un amphithéâtre de verdure pour organiser, à la belle saison, des spectacles de plein air autour de l’aqueduc.

 

Puisqu’il s’agit de mettre financièrement à contribution le chaponois moyen, pourquoi ne pas solliciter également sa disponibilité physique ? Si nos concitoyens, attachés qu’ils sont au patrimoine historique que constitue l’aqueduc, acceptaient bénévolement de revêtir chaque soir d’été les costumes de comédiens que leur aurait concoctés le centre culturel,  pourquoi ne pas réaliser une cinéscenie digne de celle que créa, il y a des lustres en vendée, de l’autre côté du pays arverne, l’autre fêlé du bocage et ainsi attirer les touristes qui accourraient assurément de toute l’Europe, voire du monde entier ?

 

Imaginons un instant Pierre Menard, paré des attributs de chef de village gaulois, en Abraracourcix porté sur son bouclier par François Pillard et Jean Charles Kohlhaas, combattant les troupes du camp de Babaorum menées par Jacques Gouttebarge, alias le centurion Ticketdbus ! Henri Fillon en Agecanonix, Geneviève Chevassus en Bonemine, Alain Geron en tailleur de menhirs… etc … Le spectacle pourrait être croquignolet !

 

Le sujet pourrait prêter à rire s’il n’engageait des fonds publics dans un projet qui, à l’image du cuisant fiasco des maisons de la culture chères à André Malraux, se révélera à coup sûr être un tonneau des Danaïdes.

 

 

  Nous aurions alors, nous aussi, notre puits du fou !

 

 

 

 

 

 

 


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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 18:19




Les socialistes qui nous gouvernent proclament urbi et orbi qu’en tant qu’élus locaux ils se doivent d’être exemplaires dans l’application de la loi. D’où par exemple leur précipitation à vouloir, comme nous l’avons vu, entreprendre la construction de nombreux logements sociaux dans notre village pour le mettre en conformité avec la loi SRU. Notre maire s’inscrit donc dans un cycle vertueux.


 

D’où également la surprise de mon maître à la lecture du Progrès du mercredi 19 novembre 2008 qui relate le refus de notre premier magistrat d’appliquer à Chaponost la loi qui impose aux mairies d’organiser un service minimum de garde des élèves en cas de grève dans les établissements scolaires. Les arguments avancés, tout droit sortis de la ronéotypie de la rue de Solférino, sont bien peu convaincants, tous nos voisins s’étant conformés sans problèmes à la stricte légalité.


 

Lorsque, par pure idéologie, des élus de gauche s’allient au loby de la Fédération de l’Education Nationale pour prendre, hors la loi, des enfants en otages, nous sommes tentés de croire la belle Ségo quand elle affirme que « le parti socialiste a perdu le sens des codes de l’honneur ».

 






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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 14:30

 

 

Troisième jeudi de novembre 2008 : Il n’a le goût ni de framboise ni de groseille, ces traditionnels arômes de fruits rouges, ni même de banane pour en adoucir la dégustation : Le budget nouveau est arrivé, et l’on peut craindre qu’il ne nous cause quelques aigreurs d’estomac, à l’instar de notre festive mais peu goûteuse boisson du pays beaujolais.

 


Ce 20 novembre donc, le conseil municipal débattait des orientations budgétaires pour 2009. De nombreux sujets furent abordés qui méritent que nous y réfléchissions et sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir dans ces pages.

 


Retenons pour l’heure que les augmentations d’impôts que nous annoncions il n’y a pas si longtemps sont maintenant définitivement acquises et, comme l’on pouvait s’y attendre de la part de nos élus socialistes, au niveau maximum des fourchettes retenues dans les hypothèses d'avril : le taux de la taxe d’habitation augmentera par conséquent de 23%, celui de l’impôt foncier bâti de 40%. La ponction fiscale opérée dans nos porte-monnaie devrait ainsi croître l’an prochain de 27% à 28% selon les calculs de notre cher professeur Serant.

 


Encore n’est il pas tenu compte dans cette approche prévisionnelle de l’éventualité d’une révision toujours possible des bases d’imposition qui assénerait sur nos têtes un second coup de bâton et nous donnerait, comme un abus de beaujolais nouveau, une sérieuse gueule de bois.

 

 

 


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