C'est bien connu, les promesses n'engagent jamais que ceux qui les reçoivent et mon maître ne songeait assurément pas être aussi
visionnaire lorsqu'il ironisait, en janvier dernier, sur le monstre du Loch Ness que constitue à Chaponost le projet
d'aménagement de la rue Chapard.
Le candidat Ménard semblait pourtant vouloir lui donner tort lorsqu'il affirmait, durant la campagne, qu'il lancerait une « étude urbanistique immédiate du projet d'aménagement de la rue Chapard sur la base d'un cahier des
charges validé dans la concertation ».
Las ! le dernier numéro du bulletin municipal ne mentionne plus une urgence aussi immédiate et précise que les travaux de la rue Chapard,
auxquels on ajoute ceux de la place Foch, seront intégrés dans une étude globale de la restructuration du centre.
En pur langage technocrato-municipalo-administratif, cela signifie que le projet est, une nouvelle fois, renvoyé aux calendes grecques.
Pas plus que les grands médias locaux ou nationaux notre bulletin municipal n'a échappé à l'évènement célébré chaque année en ces premiers jours
de septembre : C'est la rentrée !
Rentrée scolaire tout d'abord qui se voit consacrées la première et la deuxième de couv de l'ouvrage, mais aussi rentrée politique. Puisque
c'est la première rentrée de la nouvelle équipe municipale, le numéro de septembre de « Chaponost Informations » se devait d'être riche en symboles des orientations de notre
nouvelle gouvernance et en annonces de réalisations des promesses de campagne.
Nous sommes donc naturellement abreuvés de couplets fort théoriques consacrés à ladémocratie directe si chère à Jean-Jacques Rousseau et à sa déclinaison chaponoise sous forme de
foire aux élus et boîte à idées, au développement durable décliné en thèmes pédagogique, agricole et aquatique ...etc...
Une seule information nous manque qui constitua naguère la plus concrète des nombreuses promesses de la campagne, et la seule datée avec précision : la
mise en service « dès septembre 2008 » d'une navette pour la liaison avec la gare suivie « très rapidement » d'une extension des services de ladite navette vers les lignes TCL. (Parallèlement devait être mis en œuvre le gadgeto-transport
Chapostop).
Cette absence résulte assurément d'une erreur de l'imprimeur. Attendons-nous donc à recevoir prochainement un additif précisant les horaires et
le trajet de cette navette qui sillonne, n'en doutons pas, les chemins de notre village depuis quelques jours.
Le budget supplémentaire de notre commune a été voté lors du conseil municipal du 26
juin, dernière séance avant la trêve estivale.
Il semble traduire une volonté de nos nouveaux élus de maitriser, voire de réduire les dépenses de fonctionnement. Par ailleurs, certains
projets d'investissement sont supprimés, réduits, ou au moins ajournés. Espérons que ce n'est pas dans l'attente d'un nouveau chiffrage à la hausse. Nous serons donc vigilants et, pour l'heure,
féliciterons nos édiles des bonnes résolutions affichées en matière de gestion des deniers publics qui, est-il utile de le rappeler, sont puisés dans le fond de nos poches. Serait-ce là le début
de la sagesse ?
Dans la tribune libre qui lui est réservée dans « Chaponost Information » la bande à Gouttebarge, telle les animaux malades de la peste, crie « Haro sur le
beaudet »,
déplorant l'abandon ou la réduction de projets élaborés alors qu'Henri était aux affaireset Jacques son adjoint, oubliant que cette période fut aussi celle qui vit l'endettement de la
commune exploser de 428 à 820 €uros par habitant, sautant ainsi allègrement la barre de la moyenne des communes comparables.
On peut certes polémiquer et débattre de l'opportunité d'un changement de logo et de charte graphique et des dépenses qui l'accompagnent,
imputables à la nouvelle direction ; il n'en est pas moins vrai que l'on ne se situe pas sur la même échelle et que ces dépenses seront infiniment moins lourdes pour le budget que la
réalisation de projets coûteux et inutiles comme, par exemple, l'agrandissement de la mairie.
Ce n'est pas en s'obstinant à toujours voter contre ce qui est pour et pour ce qui est contre que l'on bâtira une stratégie de reconquête. Les vieux barbons de
l'ancienne équipe feraient bien de le méditer : rien de constructif ne naîtra
d'une opposition systématique aussi stupide que stérile.
Toujours en quête d'informations à commenter, mon maître me chargea tantôt de consulter le site officiel de la mairie afin de lui rédiger une
note synthétique sur l'actualité de notre village
Soucieux de lui plaire et de l'aider à préparer son billet hebdomadaire, je m'empressai donc ce matin, 27 juillet 2008, de me connecter sur
http://www.mairie-chaponost.fr/comptes-rendus-chaponost.aspx, convaincu que j'étais que les grands communicants qui
squattent notre maison commune depuis maintenant un tiers d'année attachaient un soin particulier à tenir leurrs administrés informés en ligne et en temps réel.
Je dus hélas réviser mon opinion sur le sujet. En effet,
- La prochaine réunion du conseil municipal est annoncée pour le 26 juin 2008 à 19h00
en salle du conseil !!!
Pour qui aime l'actualité, ce site dégage des relents de poisson pas frais !
Finalement, mon maître ne commet-il pas une erreur en critiquant le recrutement en cours d'un grand gourou en charge de la communication et du
système d'information ? Un tel investissement, dût-il coûter fort cher au contribuable chaponois, permettra peut être à nos édiles de pratiquer, en dehors des gadgets genre foire aux élus,
la cyber-transparence à laquelle ils se sont engagés et de nous assener enfin des nouvelles moins faisandées.
Voilà donc quatre mois que nos nouveaux élus connurent la divine surprise d’accéder au
gouvernement de notre village. Si j’en crois ma lecture assidue des trop peu fréquents billets que vous publiez dans votre gazette, il n’advint pas au cours de cette période d’évènement
extraordinaire qui méritât que vous multipliiez moult pamphlets et acides commentaires dont vous avez le secret.
A vrai dire, vous me rapportez qu’il ne se passe rien en Chaponois. A l’exception des
mensuelles gesticulations de nos échevins sur la place du marché, il semble que la léthargie que vous avez tantôt redoutée se soit à nouveau emparée de notre communauté. Il est vrai que les
touffeurs de juillet et les migrations annuelles vers des villégiatures estivales ne sont pas propices au travail, fût-il municipal.
J’observe toutefois que, comme l’on pouvait s’y attendre, Il ne fut pas longtemps avant
que l’on commençât à dilapider les deniers des villageois dans la réalisation d’une étude analytique des comptes de la cité et le recrutement d’un grand chambellan dont la mission sera d’assurer la notoriété et la gloire de notre nouveau magistrat. Il
est vrai que nos édiles décidèrent par la même occasion d’augmenter la taille et la gabelle que devront supporter nos concitoyens à partir de l’an prochain.
Plus surprenant venant d’élus issus de l’idéologie égalitariste, vous m’apprenez que
ceux-ci auraient importé sans scrupule de chez nos cousins des Amériques, dont ils ne sont naturellement pas d’inconditionnels admirateurs, le système des dépouilles pratiqué là bas lors de
chaque changement d’administration. De bons et loyaux serviteurs de notre commune, jusqu’à la régente des services, en firent les frais dont le seul péché fut d’avoir servi le vieil Henri et sa
clique.
Pour l’heure, il ne semble pas que le nouveau gouvernement local ait largement engagé la
réalisation concrète de ses promesses de campagne, ou du moins n’en voyons nous pas encore la réelle manifestation. Il faudra sans doute attendre l’automne pour en juger plus avant. Il me
souvient cependant que le mentor des tenants de l’utopie profita il y a maintenant plus de vingt cinq années de la période qui suivit immédiatement son accession au pouvoir suprême, qu’il
qualifia lui même d’ « état de grâce », pour jeter les bases de ses grandes réformes. Que voulez vous, n’est pas François qui veut.
Vous allez bientôt délaisser quelques temps votre rédaction pour un périple estival.
Reposez vous bien et revenez nous animé d’une égale énergie pour nous tenir informés du quotidien de notre village.
Noussavons tous qui avons vécu dans nos entreprises la révolution informatique des
dernières décennies du vingtième siècle combien les grands chantiers de développement logiciel peuvent être sources de coûts élevés et imprévus tant en termes de délais que de dépassements de
budget. Qui en effet ne s'est vu annoncer par un prestataire une livraison pour tel mois, mais sans préciser de quelle année, facturée au final sur la base de l'enveloppe financière d'origine
affectée d'un coefficient multiplicateur deux, trois, voire quatre.
Conscients de diriger une municipalité à la hauteur de leur ambition, et peut être aussi pour justifier le poste du Directeur du système d'information que nous évoquions la semaine dernière, nos
nouveaux gouvernants engagent un vaste programme de mise en réseau de la dizaine de sites communaux distants qu'abrite notre village et de sauvegarde des données sur un serveur central. Cette
cyber-structure permettrait ainsi d'offrir des sites de repli à notrestaff dirigeant en cas d'incendie, de vol ou même d'attaque
localisée de hackers terroristes de droite. Le souci de sécurité informatique est louable mais ce projet à la limite de la paranoïa est-il bien raisonnable ? Par ailleurs, Ce serveur coordonnera et centralisera l'ensemble du système d'information municipal, ne serait-ce pas là le secret
dessein poursuivi ? Nous ne sommes pas loin d'un Big brother potentiel. Qui garantira la confidentialité du travail de nos
directeurs et professeursdes écoles, le secret des dossiers médicaux des pensionnaires de la Dimerie ...etc... ?
Ce type d'investissement étant déjà par nature difficilement contrôlable au plan
financier, il conviendra de surcroît que nos conseillers d'opposition exercent une particulière vigilance quant au respect des procédures d'appel d'offres définies par le code des marchés publics. Chacun sait qu'après les sociétés de conseil et autres cabinets
d'audit, les SSII ont succédé aux bureaux d'étude de BTP de la grande époque, genre URBA GRACO, dans la cohortedes pompes-à-fric
utilisées par les politiciens de tout poil. Oserons-nous espérer que ce projet sera traité avec davantage de transparence que la commande de l'audit de monsieur Klopfer ?
Monsieur Serant, nous remerciant de notre sollicitude quant à sa capacité à
avaler des couleuvres, nous a rassurés en affirmant dimanche dernier lors de la foire aux élus qu'il était doté d'un solide estomac. Il en aura sûrement besoin pour éviter les indigestions
qui atteignent parfois des sujets même en pleine santé.
Monsieur Serant, notre non-adjoint aux finances, nous avait brillamment exposé lors de la séance du conseil municipal du 11 avril
denier que, sous la contrainte des conclusions de l'audit de monsieur Klopfer, la
politique de la nouvelle équipe municipale allait s'attacher à augmenter les recettes de la commune tout en maitrisant de façon drastique la progression de ses dépenses. Daniel Serant ajouta même
deux jours plus tard dans un commentaireposté sur notre site que cette volonté de
maitrise incluait bien évidemment les charges de personnel dont le taux de progression devait être ramené de 8% à 3%.
Quelle n'est pas notre surprise d'apprendre, à l'issue de la dernière séance du conseil, qu'une des ardentes priorités de notre nouvelle
gouvernance est de lancer lerecrutement d'un DirCom de haut volque
mérite assurément une mairie aussi médiatique que la nôtre ! Ce nouveau cadre serait destiné à se substituer, ou peut être s'ajouter dans l'effectif municipal, à la personne
actuellement en charge de cette fonction dont il a été reconnu qu'elle n'a pas démérité et pourrait être affectée à d'autres tâches.
De deux choses l'une, ou bien il se substituera et icelle sera licenciée ce qui, reconnaissons le, ferait tache en début de mandat socialiste,
ou bien il s'ajoutera et cela augure mal de la réalisation des objectifs de maitrise des charges de notre bon financier. On peut de surcroît douter que la rémunération d'un Directeur de la
Communication se substitue sans écart à celle d'une collaboratrice municipale.
Les candidats « Ensemble et Autrement » nous avaient pourtant paru connaitre parfaitement les techniques de communication si l'on en
juge par le nombre de bulletins, réunions, forum et autre blog qu'ils manièrent avec une extrême dextérité durant la campagne. Madame Chevassus, notre première adjointe chargée, entre autre, de
la communication, exerce, rappelons le, les fonctions de responsable de la promotion à l'EM Lyon et maitrise donc parfaitement la discipline en cause. Avons-nous réellement besoin de ce
recrutement disproportionné pour un village de la taille de Chaponost ?
Il est vrai que, n'étant pas adjoint, Daniel Serant ne fait pas partie de l'exécutif municipal et n'est pas membre de droit du conseil d'adjoints. Il en résulte que le recrutement de
notre futur DirCom n'est que la première couleuvre qui se présente dans son assiette, il en avalera sûrement d'autres qui aggraveront encore les dérapages budgétaires.
Peu à peu notre nouvelle équipe municipale entame la mise en œuvre de son programme. Rien de plus normal, elle a été élue
pour cela.
On nousavait promis un développement des modes de transport doux comportant notamment, écologie oblige, une multiplication
des pistes cyclables. Aussi, appliquant avec zèle et docilité les préceptes fondamentalistes kohlhaassiens, Alain Geron, notre adjoint en charge des travaux, de la voierie et des bâtiments,
exige-t-il expressément des promoteurs de projets d'investissements productifs, quand bien même leurs dossiers auraient-ils été antérieurement validés, la révision de leur copie afin d'intégrer
les susdites pistes cyclablesdans ...... les zones industrielles !
On imagine bien l'agrément qu'il y aurait à circuler à bicyclette sur des voies réservées traversant notre village et les
espaces de verdure qui l'entourent, mais de là à pédaler avec plaisir au milieu des usines dans l'intense et dangereux trafic des poids lourds en semaine, en zone désertée le week-end, il y a un
pas à franchir que seul peut expliquer l'intégrisme écolo. Sachant que la très grande majorité des salariés de nos zones industrielles n'habitent pas Chaponost, on peut en outre douter d'une utilisation intensive de leur part du vélo pour effectuer leur quotidien trajet domicile / travail.
Dans un contexte plus bucolique, monsieur Montand nous avait fait rêver à bicyclette, mais l'on peut craindre désormais que
François, Firmin, Francis et Sébastien n'éprouvent quelque difficulté à pédaler sur nos chemins,
Décernée gracieusement sans facturation d’honoraires à Pierre Ménard qui, abordant la question de l’audit financier, emploie dans son éditorial de « Chaponost Informations »le verbecommanditer.
Au risque d’agacer une nouvelle fois notre ami Tout-nouveau-tout-beau en rejouant « le coup du prof de lettres le plus assommant depuis Jules Ferry »,
Scapin ne résiste pas à préciser ci-dessous la signification et les synonymes de cette locution.
Commanditer : Aider, comme bailleur de fonds, une entreprise commerciale ou industrielle
sans prendre part à sa gestion.
Synonymes : Financer, sponsoriser.
Le code des marchés réglemente la commande publique, pas la commandite.
Pierre Ménard signe à la Une du dernier numéro de «Chaponost
Informations» un brillant éditorial qui nous promet de grandes nouveautés en matière de communication municipale. Les évolutions annoncées portent essentiellement sur une amélioration des
supports et surtout de la transparence et de la participation.
Au plan de la participation, le maire a entamé la mise en œuvre des promesses du candidat en associant l’opposition aux instances représentatives de la municipalité
non seulement à la CCVG mais également au sein des divers comités consultatifs thématiques et commissions mis en place lors de la dernière séance du conseil municipal. Nous lui donnerons ici acte
de la réalisation de ses engagements en la matière.
Au plan de la transparence, nos élus nous donnent rendez-vous Di
manche 27 avril pour une grande première, la représentation inaugurale des « rencontres mensuelles sur le marché » annoncées dans leur programme. Ils nous y informeront notammentdes résultats de l’audit financier qui suscita quelques questions au conseil et dans ces pages. Afin de dissiper tout
malentendu àpropos de cet audit et du manque detransparence qui présida à sa
commande, mais surtout pour permettre au vulgum civis de préparer un échange constructif lors decette importante manifestation, il nous semblerait souhaitable
que le rapport de monsieur Michel Klopfer soit d’ores et déjà mis à la disposition du public, par exemple en ligne sur le site de la mairie. Une publication sur la toile est peu coûteuse et très
réactive, nos élus nous ont au demeurant prouvé durant la campagne qu’ils maitrisent parfaitementcette technologie. Il va de soi que c’est le texte intégral
de ce rapport qui intéresse le citoyen, non tronqué de ses pages de conclusion contrairement aux pratiques obscurantistes de l’ère Fillonnesque qui ont été soulignées tantôt par nos conseillers en
la maison commune.
Rappelons que le contribuable chaponois a acquitté le prix de cette prestation pour 12.400,00 €uros, il serait équitable qu’il soit payé de retour en étant autorisé
à prendre connaissance du contenu de ce rapport d'audit.
Par la même occasion et en accompagnement du document précédent, la mise en ligne du fichier powerpoint très intéressant qui servit de support à l’excellente
prestation de Daniel Serant exposant au conseil du 11 avril la situation financière de la commune serait un élément d’information et de transparence supplémentaire appréciable dans une
communication qui tient tant à cœur à notre nouvelle gouvernance.
En raison des rsponsabilités encourues par le webmaster, tout commentaire comportant un lien hypertexte vers un site extérieur à ce blog sera retiré de la publication
Derniers Commentaires