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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 07:16

 

Qui ne connaît ce chef-d’œuvre qui rendit célèbre le grand maître de l’art moderne que fut Alberto Giacometti. De « l’homme qui marche » à « l’homme en marche », Il n’y a guère qu’un petit pas à franchir pour confier à Thomas Gassilloud, tombeur hier soir de Sophie Cruz, fausse barbe de Guilloteau, le message délivré par cette extraordinaire œuvre de bronze que mon maître eut l’occasion de contempler il y a quelques années au musée d’art moderne de Saint Etienne à l’occasion d’une expo consacrée au sculpteur helvète.

 

Analysons la symbolique de l’œuvre :

 

 

 

- Giacometti façonne un personnage nu et fragile qui représente l'homme : une peau fine et diaphane laisse deviner les os.

- La démarche semble assurée. Le buste légèrement incliné, les bras ballants, le regard droit, les jambes longues, tous éléments qui accentuent l'effet de marche.

- Mais les pieds sont comme englués dans la boue, collés au socle, et entravent cette marche.

- On distingue pourtant un regard pointé vers l'horizon : il scrute son avenir.

 

Quelle leçon tirer pour notre innocent député ? Il est certes très jeune, donc fragile, mais comme l’assurait déjà Corneille au XVIIème siècle par le truchement de Rodrigue, « aux âmes bien nées la valeur n’attend pas le nombre des années ». Son parcours de vie démontre par ailleurs une démarche volontaire et ambitieuse. Tout cela s’inscrit bien en conformité de l’attitude de la statue du grand Alberto.

 

Mais la figurine délivre aussi un message d’alerte, de vigilance, sinon de défiance : Pour avoir voulu assurer une victoire qui lui était pourtant quasi acquise, le candidat Gassilloud a mis les pieds dans un dangereux marigot en adoptant une étiquette hypocrite bien éloignée de ses convictions profondes. Il court le risque désormais, s’il n’y prend garde ou s’il y perd son âme, de se trouver englué dans la gadoue des alligators socialistes qui barbotent en hordes dans le même bayou et qui ne manqueront sans aucun scrupule de le piéger en abusant de sa naïveté.

 

L’ironie de cette situation veut que ce risque soit à point nommé illustré par les exactions passées d’un vieux crocodile mitterrandien, ténor du barreau de Paris et ancien Président du Conseil Constitutionnel, qui, pour s’être rendu complice, donc coupable, d’un sordide abus de confiance au détriment de la famille Giacometti lors du règlement de la succession de l’artiste dut rendre des comptes à la justice de son pays. Roland Dumas, puisqu’il s’agit de lui, fut ainsi condamné par un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de Cassation daté, clin d‘œil de l’histoire, d’un 10 mai, à une peine de douze mois de prison avec sursis, 150.000 € d’amende et à verser 850.000 € de dommages et intérêts à la fondation Giacometti, partie civile au procès.

 

Que Gassilloud scrute bien son avenir comme le fait le bronze de Giacometti, mais qu’il soit vigilant, qu’il se débourbe de la glue qui lui colle aux basques, au besoin en changeant ses baskets, et qu’il reste lui même sans trahir par opportunisme ses convictions qu’il a clairement affirmées conformes aux valeurs de la droite et du centre.

 

 

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Published by Scapin - dans Politique locale
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