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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 16:43

 

« C’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule ». L’impayable Audiard avait généreusement prêté cette délicieuse maxime au cinéaste Jacques Besnard pour titrer en 1975 l’une de ses comédies savoureusement interprétée par les désopilants Blier, Lefebvre et Serrault, sans oublier la dame pipi.

 

La bande à Menard ne brille pas par un pareil talent dans le remake qu’elle nous sert en troisième de couv. du dernier numéro de Chap’Info : trois petites lignes d'une navrante autosatisfaction suivies de quatre lignes de ridicule excuse pour tenter, si tant est que cela fût possible, de justifier un incompréhensible renoncement. Une page blanche n’a jamais favorisé la réflexion d'un lecteur.

 

Il est vrai qu’il aurait été particulièrement embarrassant pour les opposants de conclure négativement et avec leur habituelle mauvaise foi une publication consacrée à des projets en phase déjà avancée ou à des réalisations réelles et concrètes à mi-mandat : Nouvelle M.J.C. intégrée dans un ensemble comprenant des logements ; déménagement de l’espace jeunes dans des locaux enfin dignes de cette affectation ; achèvement de la transformation de la place Foch ; mise en valeur et équipement du parc du Boulard ; bilan positif de l’opération « Participation citoyenne » … Toutes réalisations comprises dans les engagements du candidat Combet. Nous sommes loin des masturbations intellectuelles chimériques et abstraites de l’époque précédente, à l’exception certes de la médiathèque si critiquée et des excès immobiliers si contestés.

 

Au lieu d’invoquer un joker trahissant plus un déni de communication que l'angoisse de la page blanche bien connue des écrivains, les menardiens auraient pu choisir de " faire appel à un ami ". Mon maître se serait fait un plaisir de leur mijoter un texte aux petits oignons.

 

En même temps, plutôt que dire des âneries, peut-être vaut-il mieux demeurer coi, car, comme le disait aussi l’inénarrable Michel Audiard, inépuisable source de pensée philosophique : « Les conneries, c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer ».

 

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Published by Scapin - dans Politique locale
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