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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 15:56

 

Une fois n’est pas coutume, compte tenu des circonstances exceptionnelles, mon maître m’autorise à publier un mémo qui dépasse largement l’horizon politique local de notre village. Ce billet hors sujet habituel se veut l’expression d’un fourbe valet fort désorienté par une atmosphère délétère.

 

 

 

D’aussi loin qu’il me souvienne, la dernière fois que je me suis abstenu devant les urnes remonte au 10 mai 1981 ; et je crois bien que ce fut, jusqu’à demain, la seule fois de ma vie. J’en voulais alors au Président sortant d’avoir conduit une politique opposée à celle pour laquelle il avait été élu, tant il était obsédé par le rêve de rassembler “deux français sur trois” dans une illusoire social-démocratie à la française. Près de quarante ans plus tard je ne regrette pas ce choix pourtant villipendé par nombre de mes amis en politique, alors même que je m’étais fortement impliqué dans son soutien sept années plus tôt.

 

Je m’apprête à renouveler demain ce non-geste qui me vaudra encore, j’en suis convaincu, les véhémentes récriminations des chevau-légers d’un progressisme, pour ne pas dire socialisme, de bon aloi propagé depuis belle heurette par des journalistes tenants de la bien-pensance et de la pensée unique universelle. On nous en a rebattu les oreilles : s’abstenir ou voter blanc équivaudrait à donner son sufrage à la blonde succube qui menace la République ; Honte à celles et ceux qui n’assimileraient pas cette vérité et ne donneraient pas leur voix au jeune prêcheur mondialiste et européïste issu du monde de la finance internationale.

 

Il n’est pas jusqu’aux adversaires invétérés du jeune prodige qui, volant soudain au secours de la victoire, ne prônent auprès de leurs électeurs un massif retournement de veste au son de leur nouveau cri de ralliement : “A la soupe !!! “. Même leur champion d’il y a quelques semaines suscite un profond dégoût pour avoir, dans la seconde qui suivit l’annonce de sa défaite, humilié et trahi ceux qui lui avaient fait confiance en ralliant piteusement son vainqueur honni.

 

Le vainqueur de demain est un imposteur. D’accord avec tout un chacun durant sa campagne, il n’est engagé vis à vis de personne, d’un bord comme de l’autre. Il cache habilement sous des oripaux modernisés l’adn hérité de son vintage géniteur élyséen et s’apprête à poursuivre son oeuvre destructrice de la famille, de l’école, de la culture nationale et de la société.

 

Le réveil risque d’être douloureux pour tous ces idiots utiles qui se seront laissés leurrer par les chantres d’un péril extrême qui n’a pourtant aujourd'hui, chacun le sait mais feint de l’ignorer par crainte de passer pour un benêt, aucune chance d’accéder au pouvoir.

 

Nous sommes entrés, depuis que le locataire de l’Elysée a fait montre d’une rare incompérence, dans une phase que l’on pourrait qualifier de pré-révolutionnaire. Prenons garde que l’imposteur en marche ne conduise, par son arrogance naturelle à l’égard des petites gens, le pays sur des barricades.

 

 

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