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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 15:38

 

Dire qu’il aura fallu attendre l’assassinat de cent-trente personnes et le mitraillage de trois-cent-cinquante  autres pour que notre Président, roulant des mécaniques pour camper un chef de guerre crédible, accepte de tenter un début de commencement de prémices de révision d’une politique étrangère stupide menée depuis le début de la guerre civile en Syrie !

 

On rappellera que la France, suivant en cela aveuglément l’habituel fourvoiement américain, a choisi d’armer ceux que les serviles medias s’obstinent à désigner sous le gentil vocables de « rebelles » alors qu’il est de notoriété publique que, depuis la dislocation de l’Armée Syrienne Libre, cette rébellion est constituée des filiales locales d’al-Qaida, telles le Front al-Nostra, le Ahrar al-Cham ou les brigades Abdallah Azzam, qui combattent désormais avec des armements américains et français, aux côtés de l’Etat Islamique,  leur ennemi commun Bachar el-Assad.

 

Les américains avaient déjà commis cette faute grave dans les années 80 en armant les talibans contre les soviétiques. On sait ce qu’il en advint !

 

Nous devrions méditer l’adage selon lequel « les amis de nos ennemis sont nos ennemis». Vladimir Poutine ne s’y est quant à lui pas trompé.

 

Les catastrophes intervenues après les « printemps arabes » en Lybie, en Egypte et, dans une moindre mesure, en Tunisie auraient dû instruire nos dirigeants. Qu’on le veuille ou non,  on ne peut imposer la démocratie à des peuples qui n’ont pas acquis une maturité suffisante pour la respecter. Dans ces pays, la chute des dictateurs ne laisse place qu’au chaos et à la chienlit comme en Lybie et en Iraq, et là les USA et la France sont responsables, sauf retour salutaire comme en Egypte à un régime totalitaire.

 

N’est-il pas temps d’ouvrir enfin les yeux et d’entamer des discussions avec Bachar, voire d’opérer une inversion d’alliances et de rejoindre dans les combats l’armée syrienne et celle du Tzar de la Place Rouge dont on ne rappellera jamais assez qu’il est, lui aussi, potentiellement confronté au fondamentalisme islamique eu égard aux millions de musulmans qui composent la population de son pays et, par conséquent, fort justement impliqué dans le problème ?

 

Il conviendrait sans doute pour ce faire de changer le ministre des Affaires Etrangères qui, conformément à ses perpétuelles positions doctrinaires, nous a enlisés dans cette situation intenable, mais nous n’en sommes pas à un ministre socialiste incompétent près, nous avons l’habitude et, même sans lui, le reste du gouvernement ne sera pas en manque d’incompétences.

 

Méditons encore si vous le voulez bien :

 

Les ennemis de nos ennemis ne sont-ils pas … nos amis ?

 

 

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commentaires

Phénix 18/11/2015 18:08

Mr le Chaponois s'égare en visant Fabius. Sans doute est-il un émule de Jacques Myard, dit Gugusse par un ex président.

Il faudra un jour apprendre les leçons de l'Histoire; les démocraties (comme elles se prétendent) n'ont jamais gagné une quelconque guerre post coloniale. Elles n'ont fait qu'attiser les haines qui nourrissent les expéditions punitives de représailles (que l'on a connu au temps de la guerre d'Algérie) et sans cesse depuis qu'on est allé se mêler des affaires des autres.

Peu nous chaut qui conduit la politique étrangère de la France puisqu'il n'est pas à ce titre susceptible d'engager des troupes combattantes.

La vraie guerre est en France et pour la mener on n'a pas besoin de ministre des affaires étrangères. mais d'un ministre de la justice qui ne libère pas les terroristes pour aller faire un 18 trous - dans la peau de nos concitoyens.

M le chaponois usez de votre blog pour appeler notre président à présider un gouvernement d'union nationale aux fins de reconquérir nos territoires hexagonaux.

Première mesure et seule qui pourra prouver qu'on est enfin sur la bonne voie : éliminer Taubira !

Scapin 19/11/2015 09:02

Cher lecteur,

Une exception toutefois qui confirme votre analyse : la guerre des Falklands (avril / juin 1982) dont la victorieuse Maggie Thatcher ne peut en aucun cas se voir dénier la qualité de démocrate. nous aurions bien besoin d'un dirigeant de cette trempe.

je partage bien entendu votre opinion sur la priorité à accorder à la lutte contre l'ennemi intérieur. Il convient aussi toutefois d'éradiquer le mal à la racine, au moyen orient.

Quant aux moyens d'y parvenir, relisons Machiavel. Son traité, bien qu'écrit au XVIème siècle, est toujours d'une brulante actualité. Le prince n'a pas à se préoccuper de moralisme. Dans certains cas au contraire il lui peut lui être recommandé de recourir à des actions contraires aux bonnes moeurs.

C'est dans ce cadre que je situe une alliance de circonstance avec Bachar el-Assad.

Amicalement vôtre

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