De grâce, monsieur Gouttebarge, communiquez !
Nous savons bien que le torpillage, auquel, je vous l’accorde, vous êtes totalement étranger, de l’embryon d’une troisième liste vous a ouvert un boulevard vers l’hôtel de ville. Le soutien d’un député étiqueté UMP vous assure de surcroît l’appui d’une machine électorale riche et puissante. Si j’avais aujourd’hui quelques picaillons à engager sur un pari, je crois que je ne prendrais pas grand risque à les porter sur votre nom.
Cette confortable situation ne devrait toutefois pas vous dispenser de vous exprimer et de communiquer avec ceux dont vous sollicitez les suffrages. Cela relève du plus élémentaire respect. Il ne me souvient d’avoir reçu de vous que votre déclaration d’intention datée du 10 décembre 2007.
Votre blog créé par ailleurs à cette occasion ne fut depuis alimenté qu’à quatre reprises, respectant une parité parfaite : deux supporters, deux supportrices qui témoignèrent, cela va de soi, de leur attachement à notre village et abordèrent quelques grands thèmes généraux et « bateau » que l’on retrouve dans les discours de tout politicien de quelque bord qu’il soit : Environnement, urbanisme, transports, culture et, bien sûr, Développement durable, cette insipide bouillie que nous ressert la cantine de la rue de Grenelle. Plus un seul article depuis le 23 décembre ! Vingt jours de silence sont bien longs dans une campagne qui n’en compte qu’un peu moins d’une centaine !
Par respect pour vos potentiels électeurs, vous avez le devoir d’exposer le contenu de vos projets, votre façon de les mettre en œuvre et avec quelle équipe vous vous engagez. Le prétexte fallacieux du travail de préparation mené en commission et en interne à votre liste n’est pas acceptable. Par la même occasion, il ne vous est pas interdit de décrire la procédure à respecter pour proposer des commentaires sur votre site ; n’étant pas un professionnel de l’internet, je ne l’ai pas encore découverte.
Pas plus que vous Pierre Menard n’a encore publié la composition de sa liste, c’est regrettable, mais à tout le moins communique-t-il régulièrement par l’intermédiaire de son blog qui, bien qu’empreint de l’austère dogmatisme du peuple de gauche, assure un certain niveau d’information sur son futur programme.
Je vous supplie donc, mon cher Jacques, de mener une démarche de « bench marking », comme l’on dit de nos jours dans notre excellent français, et de vous inspirer, au minimum, de l’exemple de votre adversaire.
A vous lire.
Hello dear taxpayer !
ort longtemps allégence à monsieur de Beaumarchais au point de citer chaque jour cet illustre écrivain : "sans la
liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur".

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