Ou plutôt, chacun son métier !
Que l’on ne se méprenne pas. Lorsqu’il commentait à sa manière le psychodrame du conseil municipal du 14 décembre, Scapin n’entendait en aucune façon prôner une
poursuite de la délégation du service public de restauration, qu’elle soit seulement scolaire ou élargie à d'autres domaines, à l‘Amicale laïque plutôt que la « municipalisation » dudit service.
Lorsque les chaponois ont porté Pierre Menard à la mairie, ils ont voulu élire un maire, pas un chef de cuisine, de même
qu’en 1981, nous avions élu un Président de la République, pas un PDG de banques, d’entreprises sidérurgiques
ou de multinationales de l’aluminium ou du pétrole. Nous savons du reste où cette confusion des genres nous a menés : un rude plan d’austérité à peine deux ans après le printemps de la rose et une considérable perte de compétitivité pour
les entreprises nationales mal gérées par les têtes d’œuf socialistes de la rue de Rivoli.
En toutes choses il convient de faire confiance au professionnalisme et aux compétences de ceux qui maitrisent leur
métier. De même qu’on ne demandera jamais à un directeur régional de la SODEXO d’animer une équipe de police
municipale ou d’instruire une demande de permis de construire, il serait ridicule de demander à un politicien
local n’ayant aucune compétence en la matière de conduire une brigade de chefs, de seconds et de commis de cuisine collective.
A vouloir tout faire, on fera tout mal ! Alors qu'il existe une troisième voie: le recours à une
procédure transparente et régulière d’appel d’offre au secteur privé qui nous assurerait, en tant que parents
comme en tant que contribuables, d’un service conforme au cahier des charges souhaité rendu au prix le mieux
disant ; A contrario, l’intégration décidée de la cuisine centrale dans la nébuleuse des services de la mairie sera de nature à favoriser l’opacité cultivée en tous domaines par
la bande à Menard. Ceci d’autant que l’élargissement souhaité de son domaine d’intervention constitue un
élément non négligeable de complexité accrue du métier exercé ; Nourrir des personnes âgées
pensionnaires de la Dimerie ou dépendantes à domicile n’est en effet pas du tout la même chose qu’assurer une diététique équilibrée à de jeunes écoliers.
Ainsi nous voici de retour en 1981, trente ans en ar
Non contents de l’humiliation publique infligée au vieux routier de la SFIO, Menard et sa bande s’empressèrent de porter
l’estocade finale en


Délivrée en franchise d’imposition de la plus-value, bouclier fiscal oblige, à Jean-Philippe Prost-Romand pour avoir, devant le conseil réuni en assemblée plénière, tenu un discours
surprenant pour justifier tout l’intérêt que présente pour les chaponois le projet de médiathèque/centre culturel.
village de l’Ouest de la ville où il faisait bon se promener et, à l’occasion, se délecter d’une grenadine ou d’une menthe à l’eau sous l’ombrage d’un tilleul abritant
la terrasse d’un accueillant estaminet.
boutiques drainant une grande partie de la
population de l’ouest lyonnais et toutes les nuisances y afférentes. Qu’en pensent les écullois qui goûtaient autrefois, sinon le luxe importé plus récemment, l’ordre, la beauté, le calme et la
volupté si chers à Charles Baudelaire dans son invitation au voyage ?
Prenons garde que nos dirigeants ne se laissent contaminer par la fièvre bâtisseuse toujours propice à imprimer une marque, fut-elle négative,
dans l’histoire d’une commune. Au moment où la presse locale(1) évoque la secrète et prétentieuse ambition de Pierre
Menard de gravir dès l’an prochain les marches
du palais Bourbon, méfions-nous des conséquences que pourrait avoir sur notre village une politique d’urbanisme ostentatoire, voire pharaonique, dictée par le seul souci qu’aurait notre maire de
se forger un destin national bien éloigné de nos préoccupations quotidiennes.
Déjà le ciel chaponois se hérisse de grues, traduisant les premiers symptômes du mal. Les immeubles sortent de terre et l’on nous annonce
l’ouverture prochaine de nouveaux chantiers sur la rue Chappard et d’autres projets de même veine. Le dernier numéro de Chap’Info consacre sa une et trois pages spéciales au projet fou de
restructuration de la place de l’église. L’


Derniers Commentaires