Vendredi 3 juillet 2009



Franchi d'un pas de sénateur, au rythme de publication des comptes rendus du conseil sur le site de la mairie, par Pierre Menard, rédac'chef de la feuille de chou locale Chap'Info, lorsqu'il a le culot d'affirmer dans le numéro de juin que l'information ne s'arrête pas malgré la suspension de la parution en juillet et août puisque « le site internet prendra le relais » !

 

Deux mois de retard dans la mise en ligne comparés à deux mois de non-parution ? Curieux passage de témoin pour ce relais d'info ! Au royaume des faux-culs ....





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Jeudi 2 juillet 2009



Décernée avec gourmandise sous forme de médaille en chocolat à Gérard Robert qui lors de sa dernière permanence à la foire aux élus conseilla à mon maître, s'il voulait enfin produire quelque chose de « positif » (sic), de réaliser et publier une photographie des enfants qui s'ébattaient dans les arbres de la place du marché grâce à une animation d'accro branche gracieusement offerte à la jeunesse chaponoise.

 

Décidément, nos édiles cantonnent leurs ambitions à celles d'un comité des fêtes.

 

N'ont-ils été élus que pour cela ? Pouvons-nous leur conseiller en retour de s'accrocher aux branches s'ils souhaitent demeurer longtemps au pouvoir ?



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Mercredi 1 juillet 2009



Mon maître me tança récemment à plusieurs reprises pour ne l'avoir pas informé assez rapidement du contenu des débats animant les séances du conseil de nos échevins auxquelles ses occupations ne lui permettent pas, à son grand regret,  d'assister régulièrement. « Tu es suffisamment rusé, fieffé valet, arranges-toi », me disait-il accompagnant sa recommandation de quelques coups de baton sur mon pauvre fondement, « ils ont promis la transparence dans leur communication, tu n'as qu'à consulter leurs publications ! »

 

J'eus beau dire et faire appel à mon bon ami le CHAT...ponois et à ses compétences en matière de cybercommunication, je dus à la parfin attendre la mi-juin pour porter à mon maître le compte-rendu de la séance de mars, ce qui, convenons-en, ne caractérise pas une vélocité des plus performantes et me valut derechef une rossée dont se rappelle encore le bas de mon dos.

 

Meurtri par ces châtiments immérités, je décidai d'approfondir la question et, si cela était possible, de déterminer la ou les causes du retard inadmissible qu'apporte notre maire à la publication de documents indispensables au bon enseignement de nos concitoyens sur les actes publics de nos élus. Nous sommes en effet là dans le domaine de l'information officielle et non dans celui de la vile propagande véhiculée par la brochure Chap'Info qui, elle, est régulièrement et à bonne date déposée dans nos boites aux lettres.

 

Une première explication pouvait tenir dans le limogeage précipité du soldat Rémy qui comptait dans ses attributions la communication et le système d'information ; mais son passage dans notre administration locale fut si bref et tragique que l'on ne pouvait retenir ce point, la raison n'était donc pas là.

 

Le retard ne peut non plus être imputé aux délais qu'auraient engendrés l'examen du projet par une quelconque commission de vérification grammairienne et orthographique, à supposer qu'elle existât, si l'on en juge par le texte truffé de fautes et par la note honteuse qu'attribua notre correcteur à cette copie. L'on touche ici du doigt les résultats de décennies de laxisme manifesté par nos enseignants et en particulier les instituteurs embrigadés dans les troupes de la FEN dont chacun sait qu'elles sont intellectuellement et politiquement plus proches de Pierre-Joseph Proudhon que de Charles Maurras. Leurs représentants ont accédé à notre gouvernement local et illustrent dans leur écrits les carences consécutives aux manquements ci-dessus dénoncés. Il fallait encore chercher ailleurs !

 

A y regarder de plus près, mon enquête me conduisit à constater que le retard incriminé est probablement imputable à une certaine gène qu'auraient éprouvée nos élus à publier quelques informations financières tenant à la hausse des impôts, au racket des commerçants du marché ou à l'attribution de subventions à d'exotiques associations sans respect de procédures claires ni information des élus de l'opposition.

- L'on apprend en effet dans ce compte-rendu de mars que les taux locaux d'imposition, compte tenu de l'évolution des bases, augmenteront au final pour atteindre 15,78% pour la taxe d'habitation, 21,80% pour le foncier bâti et 52,13% pour le foncier non bâti, soit  un niveau supérieur aux maxima envisagés en avril 2008, même si nos élus ne manqueront pas de se targuer de ne pas avoir appliqué la limite haute des fourchettes fixées jadis ; la belle excuse !

- Par ailleurs, les redevances exigées des commerçants du marché dominical augmenteront de 22,22% en 2010 puis de 27,27% en 2011 ! Idem pour le marché du mercredi ! Pour peu, l'on se croirait en Corse, à acquitter l'impôt révolutionnaire !

- Enfin, l'on subventionne avec notre argent des associations exotiques, y compris pour l'alphabétisation des prisonniers maliens, certes pour des sommes minimes mais dans des conditions de transparence pour le moins douteuses.

 

Un moment de honte étant, comme chacun sait, vite passé, surtout en politique, nos élus ont très récemment repris la publication des comptes-rendus du conseil, joignant le même jour celui d'avril à celui de mars, en guise d'ultime rideau de fumée.



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Dimanche 14 juin 2009

 

Mon cher ami,

 

De toutes parts me parviennent d'alarmantes nouvelles quant à votre état d’âme et à votre pugnacité dans le combat que vous entamâtes il y a peu contre les échevins de notre village. D’aucuns me rapportent même que votre esprit se trouve contrarié au point de fomenter une sournoise mélancolie qui pourrait être imputée à l’absence de réactions de vos adversaires aux subtiles fourberies que vous avez, comme à votre habitude, l’audace de publier dans les colonnes de votre gazette.

 

Je vous en supplie, ne désarmez pas ! Je ne saurais que vous encourager et vous soutenir dans la poursuite des actions que vous menez depuis maintenant près de deux années. Le fait que vous ne rencontriez plus la moindre contestation  à l’encontre de vos publications de la part des suppôts de la gouvernance en place me semble constituer, bien au rebours de ce que vous semblez croire, le signe de la reddition de vos contempteurs  qui se trouvent désormais à court d’arguments pour vous apporter la contradiction. Je vous en conjure, ne désertez pas le combat que beaucoup, sans oser l’avouer et encore moins le proclamer, rêvent de mener à vos côtés.

 

Qu’importe que vous ne puissiez consulter depuis votre calculateur personnel les comptes-rendus des dernières séances du conseil des échevins, cela ne fait qu’établir que ces derniers d’une part craignent vos analyses de certaines aberrantes délibérations qu’ils avalisent, préférant ainsi les taire, et,  d’autre part et de surcroît, qu’ils n’en sont pas à un parjure près quant aux engagements de transparente information qu’ils prirent autrefois aux fins de réunir un maximum de suffrages pour accéder au pouvoir. Toutes ces promesses se sont envolées, sans doute emportées par les vents du monde.

 

A l’heure où la désignation des délégués aux états généraux de notre vieux continent a tourné à la pantalonnade tant pour les adeptes du conservatisme égalitaire et social que représente notre premier magistrat que pour les tenants du non-choix personnalisé par le petit élu béarnais aux oreilles de souris américaine, soutenu par Monsieur de la Pillardière qui doit s'en trouver fort marri, il convient que vous poursuiviez dans la voie que vous vous êtes tracée tantôt et dans laquelle vous brillez à bon escient.

 

L’on me dit notamment qu’un groupe d’opposants à l’équipe de nos actuels dirigeants serait en cours de formation et se serait réuni récemment pour la première fois avec pour objectif de proposer à nos concitoyens une alternative crédible lors des prochains choix qui seront soumis à leurs suffrages. Je vous engage vivement, mon cher ami, à vous intéresser à cet embryon de stratégie de reconquête et à me tenir informé de l’opinion que vous aurez de la qualité de cette initiative.

 

Comme vous le savez, la fin du printemps et le début de l’été me retiennent dans mon pays genevois, occupé que je suis par les travaux des champs. La fenaison touche à sa fin et cèdera tantôt la place aux moissons qui s’annoncent particulièrement favorables. Dès le grain et la paille rentrés, j’envisage de vous rendre visite afin de vous serrer contre mon cœur.

 

D'ici là, mon cher Scapin, je demeure

 

votre

 

François Marie.

 

 


 

 

 

 

 


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Dimanche 7 juin 2009






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Dimanche 17 mai 2009


Après les échecs de Disney-land Paris et des Mureaux en Yvelines, notre maire s'apprêterait-il à relever le défi et à intégrer dans sa vaste politique culturelle l'accueil du Grand Prix de France de Formule 1 sur un circuit  intra muros, à Chaponost comme à Monaco ?


On pourrait bien le croire à l'observation du splendide revêtement tout neuf du boulevard Reydellet, parfaitement lisse et surtout vierge de ligne médiane prohibant toute manœuvre de dépassement dangereux ! Il suffira, le jour J, de masquer le pauvre petit panneau de limitation de vitesse à cinquante kilomètres à l'heure pour autoriser les bolides monoplaces à laisser libre cours à leurs chevaux vapeur. Les bandes blanches espacées matérialisant aujourd'hui les voies cyclables indiqueront alors aux pilotes la proximité des bords de la piste.


En attendant, nous ne pouvons que vivement déconseiller aux cyclistes chaponois d'emprunter ces voies à eux généreusement réservées par Pierre Menard au risque sinon de se voir happer par les Fangio en herbe qui s'en donnent à coeur joie et s'entraînent impunément, puisque ce n'est pas interdit, à se doubler dans la perspective du  prochain Grand Prix.


D'aucuns auraient même assisté à un dépassement en troisième position ! Le bon docteur Reydellet doit se retourner dans sa tombe en constatant que le boulevard qui porte son nom est devenu encore plus dangereux que ne l'était le boulevard des fleurs. Puisse-t-il rappeler de l'au-delà à son troisième successeur qui l'oublie trop souvent qu'un maire est responsable de la sé curité sur le territoire de sa commune.



Mieux vaudrait tracer une ligne sur ce boulevard et y planter des fleurs plutôt que des silhouettes !






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Lundi 11 mai 2009




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Mardi 28 avril 2009

 

 

Pour peu l'on aurait pu se croire dimanche dernier sur la place du marché de Bergues, cette cité minière immortalisée par les chtis de Dany Boon. Là haut, « ch'est leu noôrd ». Même la darche était de la partie, grisaillant nos façades à la façon des corons, assombrissant notre terre à la couleur du charbon.

 

Malgré ce climat peu encourageant, nous eûmes le privilège, la surprise et le bonheur d'ouïr place Clemenceau un concert de carillon rare et original dans nos contées du sud, alors que coutumier « dans leu noôrd ». N'eût été la pauvreté du répertoire du carillonneur qui endormait en boucle Colas son petit frère, la plupart des passants se seraient régalés à l'écoute de l'étrange et mélodieux instrument. Ni mon maître ni moi-même, ni nombre de nos amis, pourtant chaponois de plus de vingt ans, n'avions en effet connaissance du trésor recélé par le beffroi de Saint Prix, tous furent subjugués.

Imaginons un instant un concert un soir d'été devant un parterre de spectateurs profitant de la fraîcheur vespérale après les touffeurs du jour, quel délice ce serait !

 

Nous devons bien rendre hommage à notre maire et lui délivrer enfin un de ces coups de cœur dont nous sommes d'ordinaire si avares à son endroit pour nous avoir révélé l'existence de ce carillon et nous avoir permis d'en profiter.

 

Et dire qu'il nous aura fallu attendre l'avènement de Pierre Menard et de son équipe pour découvrir que notre village pouvait être animé par une poignée de cloches !



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Lundi 27 avril 2009



Parmi les questions fondamentales qui alimenteront les débats dans un futur proche et qui ne manqueront assurément pas de diviser, selon un clivage pas forcément conforme aux traditions, les élus en place et ceux qui auront l'ambition de leur succéder à la direction des collectivités locales figurent les propositions de la commission Balladur de réorganiser les communes en grandes métropoles.


L'éventualité d'une adhésion de Chaponost au Grand Lyon, ex COURLY, a agité les esprits des candidats, qu'ils soient sortants ou prétendants, de tous les scrutins municipaux depuis plus de vingt ans. Le sujet étant tabou et surtout électoralement dangereux, chacun, de droite comme de gauche, se retranchait dans un prudent et assourdissant silence. Pour ou contre : « y penser toujours, n'en parler jamais » comme disait Gambetta à propos de l'Alsace-Lorraine.


La menace se faisant plus précise sous la pression d'Edouard le sage, et l'ogre lyonnais étant dirigé par les copains de Pierre Menard, il ne serait pas inintéressant que celui-ci nous éclaire, au moins au plan du principe, sur ses idées en la matière. Les électeurs de mars 2008 méritent de savoir à quelle sauce, notamment fiscale, ils seront mangés ou avec quelle vigueur leur indépendance sera défendue.


Un certain nombre de maires de communes de l'immédiate périphérie lyonnaise ont d'ores et déjà réagi et constitué un front de résistance (Le Parisien / Aujourd'hui en France daté du 25 avril 2009).


Notre maire aura-t-il le courage de prendre position plus clairement qu'il ne l'a fait  en noyant une nouvelle fois le poisson dans une abominable bouillie normande dans sa page de propagande du dernier Chap'Info ?



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Mardi 14 avril 2009




Et en plus, ils en sont fiers !

 


Légitimement désignés mais bisons bien peu futés, nos élus, tout de jaune vêtus, se pavanent en page 5 du dernier numéro de Chap'Info (n° 6 - avril 2009), et illustrent s'il en était besoin les troubles causés à la libre circulation que nous dénoncions tantôt dans ces colonnes ainsi que la gène et le retard occasionnés à nos concitoyens qui se rendaient tranquillement à leur travail, et tout cela pour de viles raisons de communication politicienne !

Alors que nos potentats s'auto congratulent de leur stupide initiative, la FCPE, pourtant peu suspecte d'antipathie pour les orientations du pouvoir en place, assistée de notre police municipale détournée pour l'occasion de sa mission essentielle pour la plus grande gloire de nos édiles, nous alerte en page 15 du même numéro sur les dangers de la rue et la nécessité de protéger nos enfants à proximité des écoles aux heures de trafic intense.

 
Décidément, Pierre Menard et sa rédaction ne sont pas à une palinodie près.




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