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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 16:06

 

Nichant tel le coucou dans nos boîtes-aux-lettres à un rythme multi-annuel et sous des plumages à chaque fois renouvelés, Le cancanant canard de Menard se rappelle à nos souvenirs et nous adresse une nouvelle preuve de vie. Du “canard d’E&A”, au “canard de Chaponost” dans sa pénultième mouture qui remonte, si nos souvenirs sont bons, à février 2015, le palmipède change à nouveau d’oripaux pour revêtir ceux, plus littéraires, d’une épitre ouverte à la population.

 

Force est donc de constater, à l’instar de Robert Lamoureux, que le canard était toujours vivant !

A l’exception de son titre, la publication menardienne ne renouvelle en rien ses acides commentaires sur la politique menée par l’équipe municipale en place qui a, il y a trois ans, bouté avec pertes et fracas son champion hors l’hôtel de ville.

 

L’on se plaint toujours de l’insuffisante volonté d’accueillir de nouveaux habitants (si possible immigrés ?), de densifier le centre, d’autoriser de nouvelles constructions, y compris de grande hauteur ... etc...

 

On y ressasse même la vieille jérémiade d’il y a plus de deux ans quant à l’absence d’inauguration de la médiathèque !

 

Au reste, les propositions formulées par les branquignols de l’ancienne municipalité pour un P.L.U. “lisible et cohérent” fleurent bon l’idéologie écolo-solférinienne : Maintien des immeuble de grande hauteur, lutte contre les automobiles, prosélytisme en faveur d’une mixité sociale généralisée, et même la protection des arbres de la commune (mais qui-donc a massacré les arbres de la place Clémenceau ?). Bref, on prône tout bonnement un retour aux années noires de la menardie !

 

Peut être convendrait-il de rafraîchir la mémoire défaillante de ces amnésiques compulsifs et de leur rappeler la gigantesque branlée qu’ils ont subie en mars 2014, à l’issue de leur gestion, par 67 % contre 33 % ?

 

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 12:07

 

L’arrivée sur Chaponost par les zones d’activité proches de la gare s’est trouvée considérablement améliorée en termes d’image pour notre village avec l’implantation récente de l’immeuble LW1 en lieu et place de l’ancien entrepôt des transports Berger.

 

A l’évidence, cet immeuble, bien qu’implanté dans une zone d’activité, n’est pas conçu pour accueillir des ateliers industriels, à telle enseigne que le rez-de-chaussée abrite déjà une brasserie une cave à vins et un marchand de vélos électriques dans l’attente de l’affectation d’un autre local commercial.

 

Une jeune chaponoise, que nous appellerons Sophie, a développé récemment un projet de création d’entreprise dans le domaine du coaching physique, proposant à une clientèle exclusivement féminine un parcours de mise et de maintien en forme adapté à ses besoins spécifiques. L’implantation dans le LW1 lui est apparue particulièrement convenir à son projet et les premiers contacts avec la mairie l’autorisaient à envisager favorablement sa réalisation. Le Maire lui même avait validé la possibilité et l’intérêt d’y loger cette jeune entreprise. Encouragée par cet accueil bienveillant, Sophie engageait alors les investissements nécessaires au démarrage de son activité.

 

Las ! Après quelques dérobades, Madame Galera, ci-devant première adjointe à l’économie, au commerce, à l’artisanat et au tourisme, aussi jalouse de ses prérogatives que rebelle à la hiérarchie, notifiait à la malheureuse Sophie le rejet de son dossier d’implantation au motif qu’il s’agissait d’une activité commerciale ! Notre édile justifie sans doute sa décision par une application abracabrantesque voire ayatollesque mais dépourvue de tout raisonnement de la dictature technocratique des codes NAF.

 

Sans aucune approche analytique et de bon sens, Madame Galera s’arroge ainsi un droit de vie et de mort, en l’occurence de mort, sur un projet de création d’entreprise sur le sol de la commune par une de ses citoyenne. On sera bien fondé à s’en étonner alors même qu’ont été autorisées dans l’immeuble en cause les installations d’un cabinet d’infirmières libérales et d’un pédiatre et que s’installeront prochainement un médecin, un ophtalmologiste et un cabinet dentaire. Reconnaissons que l’activité condamnée par la trop puissante première adjointe est plus proche du domaine de la santé physique que du commerce des boutons de culotte, et parfaitement complémentaire aux autres métiers exercés dans le LW1.

 

Monsieur le Maire serait bien inspiré en l’espèce de faire preuve d’initiative, de bon sens et d’autorité en imposant à sa rebelle subordonnée une validation qu’il avait lui même engagée tantôt en tant que premier magistrat.

 

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 16:20

 

En pleine affaire Fillon, ne voilà-t-il pas que notre député et Président du conseil départemental, Christophe Guilloteau, se distingue lui aussi dans une combinazione destinée à lui conserver, via sa meuf interposée, le pouvoir, et les émoluments qui vont avec, tout en lui permettant de se plier en apparence aux exigences de la réglementation à venir sur le non-cumul des mandats sur laquelle le candidat élu de la droite et du centre a confirmé qu’il n’était pas question de revenir, malgré les fortes pressions de nombreux élus avides des fromages de la république. L’opinion ne le tolérerait pas.

 

Faisant fi de l’exécration unanime d’un népotisme généralisé dans les pratiques des politiques de tous bords et au risque d’alimenter davantage le sentiment de « tous pourris », Christophe tenterait de mettre à l’étrier de notre circonscription le pied, non pas de Pénélope Cruz, la muse d’Almodovar, mais de Sophie Cruz, sa charmante compagne, par ailleurs déjà conseillère régionale et son assistante parlementaire. Le couple, et donc le Président du Conseil départemental, chef d’un exécutif local interdit de députation, pourrait ainsi, selon notre confrère « la Tribune de Lyon », qui joue ici le rôle d’un canard totalement déchaîné, conserver en loucedé et en transgression de la règle éthique le bénéfice des confortables indemnités versées au député de la 10ème circonscription du Rhône, ainsi que des frais de mandat et du crédit de rémunération de ses collaborateurs.

 

L’affaire ferait dit-on grand bruit jusque dans la famille politique du colonel.

et comme disaient Pierre Dac et Francis Blanche à la fin de chaque épisode de "Signé Furax" :

 

" à suivreuuu ..." 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 16:31

La France avait eu son siècle, notre village n’eut, plus modestement, que son mandat. Au surplus, il pourrait paraître outrecuidant de comparer une période flamboyante où brillèrent des Voltaire, Diderot, d’Alembert, Montesquieu, Lavoisier et autres Condorcet à un triste épisode chaponois qui ne fit que très temporairement la part belle à des Pillard, Geron, Martel, Pauly, et autres Chevassus, dociles godillots d’un Menard despotique bien peu éclairé.

 

 

A propos d’éclairage public justement, on regrettera que l’un des hauts faits d’arme revendiqués par le couple infernal formé de Pierre Menard et de l’ayatollah écolo Olivier Martel consista, dans une démarche doctrinaire dont ils se voulaient les champions, à substituer aux réverbères préexistants qui remplissaient honorablement leur nocturne fonction et dispensaient une lumière propre à assurer la sécurité des personnes autant que celle des biens par de nouveaux flambeaux qui, pour être soi-disant plus écologiques et économes en énergie, n’en sont pas moins totalement inefficaces dans leur fonction première.

 

Les halos à peine lumineux diffusés par ces équipements insuffisants ne permettent pas aux honnêtes gens de circuler avec une vision claire de là où ils posent les pieds ; Bien au contraire, la généreuse pénombre entretenue constitue une aubaine, voire un encouragement, pour les brigands et monte-en-l’air de tous poils qui sévissent dès le crépuscule tombé.

 

Les habitants du domaine du Gilbertin ne contrediront pas ce constat qui virent tantôt quatre de leurs logis visités en vingt quatre heures, dont trois la même nuit, les malfaiteurs poussant même l’audace jusqu’à pénètrer jusque dans les chambres à coucher durant le sommeil de leurs occupants.

 

Merci Monsieur Menard ! Il est vrai que les cibles de ces exactions n’étaient que de paisibles bourgeois honnis de vos camarades solfériniens et que vous auriez probablement, à l'instar de vos congénères , affectueusement qualifié les malandrins en question de “petits sauvageons”.

 

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 17:01

 

 

Mon cher ami,

 

Les temps changent, mon cousin, et pour la première fois de mémoire de villageois, nous dûmes hier franchir un poste de guet confié à la garde des sergents de ville avant d’accéder à la grande galerie des fêtes où notre bourgmestre nous avait conviés pour ses traditionnels vœux de nouvel an.

 

La barbarie que répandent les sicaires du prophète depuis plus de deux ans sur notre continent et plus précisément sur nos terres nationales en raison évidente de nos racines chrétiennes solides et anciennes de plus de quinze siècles était la cause d’une telle précaution sécuritaire à l’égard de nos concitoyens. Notre premier édile entama d’ailleurs sa harangue en rappelant l’état de belligérance dans lequel nous devons vivre, sous la menace permanente des Sarazins disciples du troisième Calife, et ce jusqu’à leur totale éradication. Il présenta aussi en notre nom un hommage collectif aux victimes des violences aveugles de ces égorgeurs, mercenaires de la Charia universelle.

 

Après une émouvante minute de silence en leur honneur, l’assemblée entonna d’une seule voix puis applaudit à tout rompre le chant de guerre de l’armée du Rhin si cher à nos consciences.

 

L’année qui vient sera, nous a-t-il été dit, placée sous le signe des progrès de la science dite de l’information et de la communication. Tout un chacun dans le village pourra désormais utiliser ces étranges appareils munis d’un panneau lumineux et d’un pupitre, parfois irréel, qui autorisent où que l’on se trouve et instantanément la consultation d’une multitude de données et l’accès à des applications en tous genres et domaines. Nous voici donc désormais plongés dans le bouleversement digital qui dominera ce siècle et permettra, souhaitons-le, de bâtir une société de la connaissance ! Quelle initiative intelligente de la part de nos élus !

 

Nous apprîmes également hier par notre premier magistrat qu’un certain nombre des projets qui lui valurent son élection triomphale il y a trois ans sont enfin mûrs pour entrer en phase de réalisation. Il en est ainsi :

  • - D’une attention particulière apportée aux jeunes de notre village par le transfert de l’espace-jeunes de la MJC au centre du village dans les locaux de l’ancienne médiathèque et par l’implantation d’une nouvelle MJC en un édifice et un lieu plus appropriés.
  • - De l'aménagement de logements sociaux "municipaux " dans les étages supérieurs du même bâtiment, ceux-ci s’ajoutant à quelques autres programmes mixtes autorisés, comme promis, à un rythme mesuré et maitrisé.
  • - De l’ouverture d’une mini-crèche dans un des locaux de la rue Chappard que l’ancienne municipalité destinait au commerce local sans voir qu’elle les avait conçus totalement inadaptés à cet usage.
  • - De l’implantation dans la zone de la gare de la Bibliothèque Départementale, d’une Maison du Rhône et du siège d’un important groupe d’entreprises, générant ainsi cent cinquante emplois nouveaux sur le site.
  • - De la poursuite du programme d’implantations d’appareils de surveillance visuelle des espaces publics destinés à lutter contre les effractions domiciliaires dont notre département est hélas un recordman, comme diraient nos cousins d’outre-manche. Nous avons bien besoin d’une sécurité améliorée si l’on en juge par le nombre de larcins de ce type enregistrés récemment.

 

Une ombre au tableau toutefois : Il semble qu’à mots à peine couverts on nous ait annoncé l’abandon du projet de contournement routier de notre village qui nous était annoncé depuis plus de trente années. Cette reculade est fort regrettable, d’autant que le discours évoquant la recherche de solutions alternatives permettant de dévier du centre bourg la circulation des véhicules automobiles est demeuré empreint d’une gène évidente et de la plus opaque nébulosité. L’abandon de cet espoir pourrait faire durablement tache dans le mandat de notre bourgmestre.

 

Que ce dernier regret, mon cousin, n’entame pas le soutien que vous apportez régulièrement à la nouvelle gouvernance de notre village. Le bilan à mi-mandat apparaît largement favorable à nos élus et l’on ne connaît pas, comme cela fut le cas dans un passé récent, de grogne et de mouvements de foule hostiles au maître de l’hôtel de ville et à ses conseillers tout dévoués au service de nos concitoyens.

 

Dans l’attente de vous lire à nouveau, je vous embrasse et demeure

 

Votre

 

François Marie

 

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 08:10

L'un, vieillissant et sous influence de son adhésion aveugle et historique au gaucho-centrisme orange du petit Béarnais aux grandes oreilles et aux dents longues, nous a il y a neuf ans sciemment et méchamment jetés dans les bras des tenants de l’égalitarisme bien-pensant. Il nous fallut alors durant six ans subir le joug d’un despotisme rose bien peu éclairé avant de nous débarrasser avec pertes et fracas des impétrants incompétents de l’équipe Menard.

 

 

L'autre, dans la pleine force de l’âge à l’aube de ses sixties, semble en passe de nous délivrer dans quelques mois de l’encore plus grave incompétence d’un pseudo-simili-président qui ne conquit l’Elysée il y a quatre ans et demi que par la grâce du rejet qu’inspirait alors son prédécesseur, desservi qu'il était par son hyper-agitation mimétique d’un Speedy Gonzalès plus parleur qu’acteur. Le résultat de la primaire d’hier confirme s'il en était besoin la persistance de ce désamour, fût-ce au sein de sa propre famille.

 

Gageons que Fillon –  le Sarthois, pas le Chaponois ! – se montrera plus sage et clairvoyant que son homonyme – le Chaponois, pas le Sarthois –  pour le plus grand bénéfice du peuple de France.

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:50

 

Nous savions depuis que nous avions découvert sa forfaiture à l’occasion du grand nettoyage des cadavres cachés dans les placards de la ménardie que l’ex avait conçu, par le biais d’une des magouilles dans lesquelles il était passé maître et d’un tour de passe-passe financier avec la coupable complicité de l’EPORA, le projet de bâtir sur la place du 8 mai 1945 un immeuble collectif de logements sociaux.

 

Deux ans plus tard, Damien Combet, assurément poussé par un accès (excès ?) de gentillesse et de reconnaissance du bien fondé de ce projet, montre sa grandeur d’âme à son prédécesseur en confirmant la vocation sociale du lieu.

 

Quoi de plus utile en effet à la communauté que l’édification d’un bâtiment public ouvert à tout un chacun, fût-ce pour s’y soulager d’un brusque flux de corps ? La proposition que nous faisions tantôt pour baptiser l’édifice se révèle par conséquent toujours d’actualité.

 

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 17:27

 

On dit que les Français sont les rois du système D. Pourquoi les Chaponois ne feraient-ils pas preuve de la même qualité en ces temps où la définition d’une identité nationale alimente chroniques et débats ?

 

Puisque les équipes du château Joffre en charge du plan de circulation se montrent bornées et sourdes à un point qu’il est difficile d’imaginer aux récriminations de leurs concitoyens dont mon maître s’est déjà fait à plusieurs reprises le métaphraste, notre rédaction est heureuse de proposer ci-dessous aux automobilistes chaponois qui souhaitent traverser le village du sud au nord sans perdre leur temps dans les bouchons causés par une stupide réglementation, un itinéraire bis qui leur permettra d’accéder à la place Clémenceau en mode prioritaire.

 

De nombreux véhicules l’empruntent déjà, et tant pis pour les pauvres piétons qui courront le risque de circuler sur les étroits trottoirs de la rue Jules Chausse ! Tant pis aussi pour les automobilistes venant du Nord et de l’ouest  par l’avenue Maréchal Joffre qui se verront bloqués encore davantage, si tant est que cela fût possible, par le flux prioritaire ainsi créé aux heures de pointe !

 

Nul ne doute des bonnes intentions de notre maire qui souhaite s’ériger en ange gardien de la sécurité dans notre village.

 

Nous lui rappellerons toutefois que Blaise Pascal a écrit, il y a plus de trois siècles : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. » (1)

 

 

 

 

(1) PASCAL, Pensées, 1669.

 

 

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 16:37

 

Il n’aura pas fallu moins de trois années de patience pour que les jérémiades de la baronne de Courtebiche(1) trouvassent en l’hôtel-de-ville oreilles suffisamment attentives et entreprenantes pour accueillir ses énergiques protestations et mettre enfin en œuvre la destruction de l’édicule ménardien qui déparait depuis 2013 l’entrée de la place du marché. Au demeurant, son édification avait en son temps fait couler quelques cartouches d’encre dans nos colonnes.

 

Car c’est bien un totem de la mégalomanie socialo-ménardienne qui disparaît aujourd’hui, et ce pour le plus grand bienfait esthétique et le confort olfactif de la future place centrale. Nous ne saurons probablement jamais combien il coûta tantôt, ni combien il pèse peut être encore sur le budget municipal au chapitre du remboursement de la dette, assurément fort cher ! Au moins serons-nous définitivement débarrassés de cette horrible verrue qui défigurait par trop un site dont la vocation d’agora n’aurait jamais dû être massacrée par une bande de pieds nickelés irresponsables.

 

La baronne Alphonsine de Courtebiche, mademoiselle Justine Putet et le curé Ponosse(1) peuvent désormais pavoiser. Jamais nous ne reverrons quidam pisser en cet endroit sauf, peut être dans quelques années un soir de libation immodérée, contre le tronc d’un des arbres de la place lorsqu’ils auront suffisamment grandi.

 

Aux chiottes les chiottes !

 

(1) in « Clochemerle » - Gabriel Chevallier

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 15:11

                     

 

Ecartant d’un revers de plume la dernière fashion wave avec le mépris dont il a toujours su faire preuve, Pierre Menard nous invite dans la dernière mouture de son billet municipal à fuir  le monde de réalité augmentée où s’agitent les Bulbizarre, Salamèche, Carapuce et autres Pikachu, ces étranges petits êtres qui peuplent l’univers Pokemon et enflamment la planète depuis deux mois.

 

Le monde où il nous convie est bien différent, beaucoup plus ringard mais tout aussi virtuel : celui des bisounours, apparu au début des années quatre-vingts en même temps que l’arrivée à la tête de l’Etat de Tonton et de ses copains de la rue de Solférino. Pierre Menard portait sans doute encore des culottes courtes et n’avait pas encore entamé le cursus ascensionnel qui l’a vu gravir un à un les échelons du PS.

 

Dans ce monde là, monsieur, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté, tel dans le monde idéal décrit en 1857 par Charles Baudelaire à sa bien-aimée(1). Dans ce monde de GJ s’expriment dans la plus parfaite utopie tous les standards de l’imaginaire socialiste dignes des presses d’Epinal : travaux collectifs, bénévolat, solidarité associative, promotion de la culture, service de l’intérêt général et même, le croirez-vous, développement d’un projet politique.

 

La réalité des temps actuels nous rappelle, parfois bien cruellement dans la période récente, que les bisounours n’existent pas. L’utopie socialiste est à ranger, aux côtés du trotkisme, du léninisme et du castrisme, au rayon des doctrines obsolètes. Menard, comme la plupart des apparatchiks solfériniens, ne l’a toujours pas compris. Plus dure sera la chute.

 

                                                 

 

(1) Charles Baudelaire, « L’invitation au voyage », in « Les Fleurs du mal », Première Section « Spleen et Idéal », numéro LIII.

 

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